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IV. — INFARCTUS EMBOLIQUE

Grâce à la richesse du réseau vasculaire qui irrigue le muscle, les infarctus emboliques, c'est-à-dire les altérations consécutives à l'oblitération d'une artériole, sont exceptionnels. M. Cornil, cependant, en a observé deux cas consécutifs à des embolies par endocardite et endartérlte. Ces infarctus avaient, à l'œil nu, l'apparence de masses blanchâtres, légèrement opaques, en forme de cônes, qui tranchaient de la manière la plus nette sur le reste du muscle demeuré rouge et translucide. Histologiquement, les faisceaux de ces parties malades avaient conservé leur striation et ne contenaient pas de granulations graisseuses, mais renfermaient des granulations pigmenlaires formées aux dépens de l'hémoglobine musculaire et analogues à celles que l'on rencontre dans les fibres striées des fœtus macérés.

Pour ce qui concerne les altérations des artères, des veines et du tissu conjonctif, elles seront décrites au chapitre « Vaisseaux », auquel nous renvoyons le lecteur.

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