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ATROPHIE PAR COMPRESSION

tuent de grandes mailles losangiqiies, remplies par des vaisseaux et du tissu conjonctif.

Sur les coupes transversales, le contour de ces éléments ainsi modifiés, au lieu d'être net, précis, est indistinct, irrégulier, par suite de la disparition du sarcolemme. Leur champ de Cohnheim est plus marqué que normalement. Les fibrilles sont largement séparées les unes des autres par un sarcoplasma clair, trop abondant, que rien ne sépare plus des tissus voisins. Aussi, lorsque deux fibres ainsi privées (le leur enveloppe entrent en contact, elles fusionnent par leur sarcoplasma et il devient impossible d'établir leurs limites respectives. Les noyaux relativement peu multipliés siègent les uns à la surface, les autres dans l'épaisseur môme de la fibre.

Cette disparition du sarcolemme entraînant les phénomènes de fusionnement et {ïéiiarpillement ne paraît pas généralisé à toutes les libres de ces faisceaux, mais limitée seulement à quelques-unes il'entre elles. Lorsque cette gaine persiste, le fusionnement des fibres t'ait défaut, mais l'hyperplasie du sarcoplasma est marquée par une accentuation de la striation longitudinale et, sur les coupes transversales, par une exagération du champ de Cohnheim donnant aux sections des fibres un aspect granité très particulier.

î" En se rapprochant du néoplasme les altérations s'accusent davantage. Dans les faisceaux en atrophie marquée on rencontre des fibres atteintes de dégénérescences diverses, des fibres hypertrophiées et des fibres en atrophie simple.

a) Les fibres liypertrophices sont peu abondantes relativement à ce que l'on observe dans les autres atrophies musculaires, mais peuvent atteindre des dimensions assez considérables (180 [t.). Elles se montrent particulièrement lorsque l'hyperplasie conjonctive n'est pas très intense. Leur striation est généralement mal dessinée et leurs noyaux nombreux. On admet aujourd'hui qu'elles représentent le début de phénomènes atrophiques. Mais on peut se demander si elles dérivent d'une seule fibre dont le sarcoplasma s'hyperplasie, ou si quelquesunes d'entre elles, au moins, ne pourraient pas résulter de la confluence de plusieurs éléments après disparition partielle de l'enveloppe de sarcolemme ainsi que nous l'avons vu plus haut.

b) Les fibres atrophiées sont tantôt isolées, tantôt disposées en groupes et intimement entremêlées avec un plus ou moins grand nombre de fibres saines.

Elles sont en voie dJ atrophie simple. Amincies, souvent irrégulières dans leur contour, elles conservent leur striation intacte ou pré-

sentent un etfacement de cette striation par suite de l'état finement grenu de leur sarcoplasma (tuméfaction trouble). Ce protoplasma est, au. contraire, clair, transparent dans quelques éléments décolorés dont l'hémoglobine disparaît peu à peu.

Les noyaux sont le plus souvent fortement prolifères (Weber, Pick, Waldeyer, Sokoloff, Heidelberg, SchsefTer). Avant leur multiplication, ils augmentent de volume, s'allongent, puis se divisent par segmentation directe (Schaeffer) en noyaux plus petits, se colorant fortement, mais ne mesurant que 2 à 3 (^. au lieu de 7 à 10 (a qui est leur longueur normale. Chaque noyau primitif pourrait produire de deux à quarante noyaux de nouvelle formation (Schaeffer). Ces noyaux se disposent soit en chaînettes, soit en amas, aussi bien à la surface de la libre que dans son épaisseur. Celte multiplication est parfois si abondante que Schaîffer a pu en compter jusqu'à quarante-quatre sur la section transversale de certaines fibres.

Autour de ces noyaux le sarcoplasma tend à s'organiser et donne naissance à des cellules musculaires qui, les unes s'exfolient dans le tissu conjonctif (Krôsing), les autres restent incluses dans la gaine de sarcolemme ou tout au moins dans l'espace conjonctif qu'occupait l'ancienne fibre.

L'enveloppe de sarcolemme persiste sur un grand nombre de ces éléments; tantôt il en suit, au fur et à mesure, la diminution de volume, tantôt il demeure adhérent aux tissus voisins, de sorte qu'il se forme une cavité entre la substance contractile atrophiée et son enveloppe trop large (Cruveilhier, Rindfleisch). Toutefois, dans ces conditions, on peut se demander si l'on n'a pas confondu avec le sarcolemme proprement dit ou membrane propre sécrétée par le sarcoplasma à la surface de la fibre, les éléments les plus voisins du tissu conjonctif qui constituent en quelque sorte une mince enveloppe adventice différente de la précédente.

L'atrophie ne s'effectue pas régulièrement sur toute la longueur des fibres. Elle ne se produit qu'au niveau des points comprimés: audessus et au-dessous les fibres reprennent leurs dimensions normales. Au niveau de la compression, certains éléments conservent plus longtemps que d'autres des dimensions presque normales, et sur une même fibre, certains segments sont plus atrophiés que d'autres, d'où la formation de points renflés et de points rétrécis, donnant parfois à l'élément, dans son ensemble, un aspect irrégulièrement moniliforme.

Sur plusieurs fibres en voie d'atrophie par compression nous avons constaté des phénomènes de division et de subdivision longitudinales

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