‹ Manuel d'hygiène dentaire à l'usage de toutes les classes et de toutes les professionsChapitre 115 sur 118 · DSS DOIS DS D’HYGIÈNE LORSQU’ON A PERDU UNE OU PLUSIEURS DENTS · texte numérisé non relu

DSS DOIS DS D’HYGIÈNE LORSQU’ON A PERDU UNE OU PLUSIEURS DENTS

Il est incontestable qu’en se conformant aux règles hygiéniques dont j’ai développé et fait apprécier les avantages, on conservera ses dents très longtemps.

Jusque dans les limites les plus avancées de l’âge, les dents présenteront cette beauté de l’émail, cet éclat, ce brillant, celte fraîcheur qui fait le charme de la bouche. Mais est-ce à dire pour cela que l’hygiène a des moyens infaillibles pour empêcher la chute des dentsj? eh I mon Dieul non... De même que la médecine qui combat puissamment quelques maladies, ne peut préserver de la mort, de même la science dentaire ne. peut perpétuer la conservation des dents qui dépérissent comme toutes les autres parties de notre corps. Il est tant de maladies, tant d’accidents imprévus, qu’il y aurait folie à

croire que l’art du dentiste puisse se perfectionner au point de maintenir les!organes dentaires dans toute la force., dans toute la beauté de la jeunesse 5 les dents sont périssables, sujettes aux atteintes morbides, et portent en elles-mêmes leurs germes de destruction et de mort.

Il faut donc recourir à la prothèse lorsque par des accidents, des maladies, par l’effet de l’âge, il manque à la bouche une ou plusieurs dents$ un interstice laissé au milieu des dents naturelles, outre qu’il serait désagréable à la vue> exposerait à désaffections plus ou moins graves. Les dents servent de barrière à l’air extérieur, et ce n’est qu’après s’être préalablement réchauffé qu’il doit être introduit dans les poumons. S’il était laissé un vide quelconque dans la barrière dentaire, l’air froid qui s’introduirait tout-à-coup porterait l’irritation dans le larynx et l’on serait continuellement exposé aux odontalgies aigües, aux fluxions et aux plus graves affections de la bouche.

Les dents voisines mal assujetties ne manqueraient pas de se déchausser et de s’ébranler, la carie en serait la suite inévitable et bientôt l’on verrait dépérir une à une la totalité des dents.

rien de plus urgent donc que de recourir à des dents artificielles: la convenance, le soin de sa santé, le besoin de triturer les aliments, tout concourt pour en faire un devoir des plus impérieux; car, comme le dit le chansonnier Désaugiers :

Une bouche est indispensable Pour manger sa part d’un repas;

Mais mâcher est un préalable,

Quand les morceaux ne fondent pas.

Le nez respire et la main touche De Cornus les dons succulents;

Mais à quoi bon ouvrir la bouche Si, par malheur, elle est sans dents?

DE L’HEUREUSE ET FAVORABLE INFLUENCE DES RATELIERS OSANORES, OU DENTS A SUCCION, SUR LA SANTÉ EN GÉNÉRAL ET SUR LES ORGANES DENTAIRES EN PARTICULIER.

En quoi les Osanoees sont-elles supérieures à tous les autres systèmes de prothèse dentaire?

Lorsque je me vouai à la profession que j’exerce depuis plusieurs années, la science dentaire était encore à peu près dans le même état qu’au siècle dernier 5 pendant vingt-cinq ans l’odontotechnie n’avait fait presque aucun progrès, à moins qu’on ne donne ce nom aux essais infructueux qu’on a tentés vainement à plusieurs reprises : tout était donc à faire -, car on suivait aveuglément les lois de la routine, cette éter-

nellc ennemie de toute innovation. Cependant lorsque j’eus acquis les premières notions de science dentaire et de prothèse, je vis clairement que l’art du dentiste demandait de sérieuses modifications, ou bien mieux une révolution complète. Il y avait audace et témérité pour moi à m’ériger en réformateur ; aussi hésitai-je longtemps, et ce ne fut qu’après de longues méditations, que je pris la ferme résolution de suivre une voie non encore tracée. J’ai dit dans mon Encyclopédie du Dentiste quand et comment j’inventai les Osanokes, de quelle manière j’ai perfectionné peu à peu le système dont je suis ’inventeur. Il est inutile de le répéter ici: je dois me borner à montrer et à prouver que mes râteliers à succion ont sur tous les autres une supériorité incontestable.

Cette supériorité, aujourd’hui admise et reconnue par les plus habiles praticiens, consiste :

1° Dans le choix et la préparation de la matière 5

2° Dans la manière de poser les dentiers qui

s’adaptent aux mâchoires, sans douleur, sans efforts.

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