DE L’EDUCATION PHYSIQUE, EXERCICES, GYMNASTIQUE, MARCHE, DANSE, ETC
Les exercices du corps ne doivent pas être omis dans ce chapitre consacré aux principes fondamentaux et généraux d’hygiène dentaire ;
ils réagissent sur les dents comme sur toutes les autres parties delà machine humaine.
La marche, les sauts, la course, si on s’y livre immodérément, causent une grande fatigue qui réagit sur les dents d’une manière parfois alarmante.
La danse développe les forces et les agréments extérieurs, lorsqu’elle n’est qu’un délassement momentané ; mais nos dames s’y livrent avec excès, et tous les hivers je donne mes soins à plusieurs qui ont été atteintes d’odontaîgies en sortant des salles de bal. Il en est de la danse, comme de tous les autres exercices : elle ne doit être conseillée, qu’autant qu’elle n’est ni un travail, ni une fatigue, ni un plaisir trop prolongé.
L’exercice de la chasse est ordinairement trop violent pour qu’il n’occasionne pas de graves dérangements dans quelques-uns de nos organes. J’ai remarqué, en Angleterre surtout, en Allemagne et en France, que les chasseurs les plus renommés, les plus intrépides, perdent leurs dents de bonne heure. Cela tient, j’en suis persuadé, à ce que les chasseurs courant avec
précipitation, la tête transpire abondamment lorsqu’ils sont à l’abri du vent : puis en arrivant au sommet des collines, l’air les saisit, et de ce changement subit de température surviennent des odontalgies, des fluxions , des affections dentaires de toute espèce.
La natation est parfois funeste, parfois favorable aux dents : elle a tous les avantages et les inconvénients dont j’ai parlé au paragraphe des bains.
La lutte, le 'pugilat et autres exercices gymnastiques sont trop violents, pour que les organes dentaires n’en souffrent pas dans le plus grand nombre de cas. D’ailleurs ces exercices sont spéciaux à quelques personnes, et je ne dois m’occuper ici que des généralités.
L’hygiène médicale prescrit aux personnes occupées à des travaux intellectuels et qui vivent sédentaires, le chant, la lecture à haute voix, la déclamation. Ces exercices n’ont aucune influence funeste sur les dents; pourtant il ne faut pas s’y livrer avec excès, parce qu’ils entraîneraient les inconvénients que je signale-
rai dans le cours de ce livre en parlant des chanteurs et des artistes dramatiques.
Véquitation, les voyages en voiture n’ont d’autre inconvénient que le danger d’une chute qui peut dégarnir en un instant le râtelier le mieux pourvu des plus riches trésors de la nature.
Les promenades sur l’eau, les voyages maritimes sont très souvent nuisibles aux organes dentaires; je crois l’avoir démontré en parlant des habitations voisines des rivières et des maladies buccales des marins.