‹ Manuel d'hygiène dentaire à l'usage de toutes les classes et de toutes les professionsChapitre 2 sur 118 · XY1II · texte numérisé non relu

XY1II

Jusqu’à ce jour on a été sans guide d’hygiène dentaire, et je m’étonne que les savants praticiens qui ont écrit sur toutes les branches et ramifications de l’art du dentiste aient négligé une partie si importante; car il ne suffit pas de connaître soi-même les moyens de pallier le mal lorsqu’il existe, de guérir même les affections lorsqu’elles sont arrivées à leur dernier période, il faut encore prévenir les infirmités et les rendre aussi rares qu’il est possible de le faire, au point où en est la science buccale.

Çe guide dont tout le monde comprendra l’utilité, je le livre au public ; il obtiendra, je l’espère, de mes lecteurs et de mes clients un accueil aussi favorable que celui qu’on a fait à mon Encyclopédie du Dentiste. A vous donc, gens du monde, à vous, riches, puissants, heureux de la terre, je dédie ce liyre où vous trouverez facilement et sans travail aucun, des préceptes pour conserver vos dents et prévenir les atteintes auxquelles elles sont sujettes.

A vous, belles et nobles dames, je consacre ce fruit de mes études et de mes veilles ; à vous

qui m’honorez de votre haute confiance depuis plusieurs années. Plusieurs d’entre vous savent que j’ai fait des efforts inouïs pour perfectionner mon art. L’invention des osanores n’est-elle pas une révolution complète dans la prothèse? Des dames de vingt ans, privées de leurs dents par des accidents imprévus, par des maladies cruelles, n’ont-elles pas trouvé dans ce système une ressource assurée, un secours infaillible contre la perte du plus bel apanage de la beauté ? Je crois avoir rendu un service signalé à l’humanité souffrante, le jour où je découvris un moyen nouveau de réparer les désastres qui affligent notre pauvre nature : d’ailleurs, le prompt succès de mon système qui est généralement adopté, les honorables témoignages des personnes que j’ai soulagées, sont autant de preuves de son utilité incontestable.

A vous, savants, artistes de tout genre, littérateurs, hommes voués aux nobles travaux de l’intelligence, j’adresse aussi mon livre. Puissiez-vous vous astreindre à suivre des règles qui vous prémuniront contre les maux de dents,

contre la perte de ces organes à laquelle vous exposent vos occupations, vos travaux si pénibles.

Et vous enfin, artisans, travailleurs, hommes de peine, recevez aussi ce livre comme un témoignage des soins, de la sollicitude avec laquelle j’ai étudié l’hygiène dentaire, appropriée d’une manière toute spéciale à vos habitudes, à vos travaux, à votre genre de vie. Je serai trop heureux si mes veilles et mes recherches ont pour résultat d’alléger le poids des maux qui vous affligent si cruellement.

William BOGEBS,

Rue Saint-Honoré, 270-

Paris , 15 juillet 1845.

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