‹ Manuel d'hygiène dentaire à l'usage de toutes les classes et de toutes les professionsChapitre 84 sur 118 · NAISSANCE · texte numérisé non relu

NAISSANCE

J’ai étudié l’homme dans les diverses classes et professions; j’ai démontré les influences des climats, des habitations, des eaux, de l’air, de la lumière, du calorique, de l'électricité , des vêtements des aliments , des habitudes, des passions; il me reste maintenant à indiquer les soins que l’homme réclame de l’hygiène dentaire, aux différents âges de la vie, depuis la naissance jusqu’à la mort.

L’enfant qui vient au monde, pousse des cris de douleur aussitôt que le fluide atmosphérique frappe et saisit ses membres encore si frêles., si délicats. De tous les êtres appelés à jouir des bienfaits de la vie^, l’enfant doit être considéré comme le plus débile, le plus exposé à toutes les souffrances, à toutes les maladies. Je laisse aux médecins le soin d’exposer quelles sont les tendres précautions dont une mère doit environner son nouveau-né : les premiers moments de l’existence ne peuvent guère influer sur l’organisation dentaire, et il faut que l’enfant vive encore quelque temps pour qu’il entre dans le domaine de l’art du dentiste. Cependant les sages-femmes et surtout les mères, doivent prendre garde à ce que les nouveau-nés n’aient pas la tête serrée ni surchargée de linges, parce que la boîte crânière n’ayant encore aucune consistance, ces premières impressions nuisent beaucoup à son développement, et par suite à celui des organes de la bouche.

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