LA TRUITE DE MER. - TRUTTA MARINA, Duham
Poiss. France, t. III, p. 537.
N. vulg. : Truite de mer, Truite de Dieppe, marché de Paris,
Long. : 0,40 à 0,80.
La hauteur du tronc est contenue cinq fois et demie à six fois et deux tiers dans la longueur totale, et la longueur de la tête cinq fois à cinq fois et demie; le museau est arrondi, la bouche largement ouverte; la mâchoire supérieure légèrement plus avancée que l'inférieure, ayant, Tune et l'autre, des dents assez fortes, un peu crochues, ainsi que les palatins; la langue est munie de deux séries longitudinales de trois à cinq dents crochues ; le vomer a le chevron triangulaire ou un peu trapézoïde, avec une rangée transversale de trois à cinq dents, le corps à carène plus ou moins saillante, souvent garnie de dents en série plus ou moins irrégulière, ordinairement en deux rangées chez les jeunes ; le maxillaire supérieur, sensiblement plus long que l'espace préorbitaire, dépasse en général le bord postérieur de l'orbite. Chez les sujets de grande taille, le diamètre de l'œil ne fait que le septième ou le huitième de la longueur de la tète; il ne mesure pas la moitié de l'espace préorbitaire. — L'opercule est gravé de stries bien marquées, dirigées les unes vers le bord postérieur, les autres vers le bord inférieur; il forme, avec le sous-opercule, une plaque dessinant en arrière une courbe allongée ; son angle inférieur et postérieur est plus éloigné de la commissure supérieure de la fente branchiale quç
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de l'angle intérieur et antérieur du sous-opercule. La distance du bord postérieur de l'orbite au bord postérieur du préopercule est à peu près égale à l'espace préorbitaire, parfois même un peu moindre. — La ligne latérale est un peu plus rapprochée du profil supérieur. Ec.,1. long. 120à 130 ; l.transv.46 à 56. — Chez les adultes, la première dorsale est trapézoïde, à peu près aussi haute que longue ; la caudale est carrée ou peu échancrée.
Br. 10 à 12.— D. 12à 15 — 0: A. 11 à 13; C. 18 à 20; P. 13 ou li; Y. 9 ou 10.
Le dos est gris verdâtre ; les cotés sont blanchâtres; le ventre est argenté; des taches noirâtres, irrégulières en X le plus généralement sont plus ou moins nombreuses au-dessus de la ligne latérale, plus rares au-dessous; souvent les pièces operculaires sont marquées de taches noires arrondies. La dorsale et la caudale sont d'un gris brunâtre; l'anale et les ventrales sont blanches ou d'un gris pâle.
Habitat. De la mer du Nord aux côtes de rOcéan ; elle est assez fréquente dans le Pas-de-Calais, dans la Seine-Inférieure aux environs de Dieppe; elle est rare au sud de la Loire.
Les spécimens adultes du Saumon et de la Truite de mer présenlent les caractères différentiels suivants :
1° Le maxillaire supérieur n'est pas plus grand que Fespace préorbitaire, il est toujours moins grand que l'espace interorbitaire chez le Saumon ; c'est le contraire chez la Truite de mer ;
2° L'espace préorbitaire est d'un septième plus long que l'espace compris entre le bord postérieur de l'orbite et le bord postérieur du préopercule, chez le Saumon ; il n'est pas plus long chez la Truite de mer;
3° L'angle postérieur et inférieur de Topercuie est généralement plus près de la commissure branchiale supérieure que de l'angle antérieur et inférieur du sous-opercule chez le Saumon; c'est le contraire chez la Truite de mer;
4° La dislance qui sépare le bord postérieur de l'occipital basilaire du trou carotidien ne fait pas le tiers de la longueur de là base du crâne, chez le Saumon; elle en mesure plus du tiers chez la Truite de mer;
5° Le vomer est souvent édenté, il a le chevron pentagonal ou légèrement hexagonal, et le corps à carène médiane peu prononcée et même nulle après la chute des dents, chez le Saumon; le vomer
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semble plus ou moins denté, avec le clieviou triangulaire, chez la Truite de mer; et le corps à carène médiane plus ou moins prononcée.
0° Suivant Giinther et Uay, il y a onze écailles dans une ligne oblique allant de la nageoire adipeuse à la ligne latérale, chez le Saumon; il y en a quatorze et plus chez les Truites. — Gijnther rapporte le Salmo argcnteus (Giinth., t. VI, p. 86), ayant 12 ou 13 écailles dans la ligne oblique, à Fario argentcus, Valenc, tandis que F"" Day le considère comme étant un Salmo salar; les autres caractères, mentionnés par Giinther, conviennent au Fario argenteus, Valenc, par conséquent le nombre des écailles dans la ligne indiquée est insuffisant pour établir une détermination spécifique.
Le nom de Truite saumonée est donné d'une façon abusive au Tacon, qui devenu Grilse, fait sa première montée en eau douce, à la Truite de mer et encore à la Truite commune dont la chair est