LA TRUITE DE BAILLON. — TRUTTA BAILLONL
Poiss. France, L III, p. 338.
Long. : 0,30 à 0,40.
La Truite de Bâillon, écrit Valenciennes, ressemble beaucoup à un jeune Saumon ; la hauteur*du tronc mesure le cinquième environ de la longueur totale. — La longueur de la tête est comprise quatre fois et un tiers à quatre fois et demie dans la longueur totale ; les mâchoires sont égales, ou la mâchoire supérieure est à peine plus avancée ; elles sont garnies de dents fines, très aiguës ; le corps du vomer porte deux rangées de dents serrées, beaucoup plus petites que celles de la Truite commune ; les dents des palatins, de la langue sont assez peu
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développées : le maxillaire supérieur ne dépasse pas le bord postérieur de l'orbite ; le surmaxillaire est étroit, allongé ; sa longueur fait plus de quatre fois sa hauteur. Le diamètre de Toeil fait à peine le sixième de la longueur de la tête ; il est d'un tiers moins grand que l'espace préorbitaire, qui est un peu plus petit que l'espace interorbitaire. — La ligne latérale est droite. Ec, 1. long. 115 à 120, environ; 1. transv. 38 à 42. — La première dorsale est un peu plus haute que longue; la caudale est fort échancrée ou même un peu fourchue.
Br. 9. — D. 13 — 0; A. Il; C. 23; P. 12 à 14 ;V. 9 ou 10.
Le dos est plombé à reflets violacés, et couvert de taches assez grosses, empourprées (Valenc.) ; sur l'animal conservé, les taches sont devenues noirâtres Les cotés et le ventre sont argentés. La première dorsale est marquée de petites taches brunes ; la caudale est grisâtre, sans taches ; l'anale et les pectorales sont jaunâtres ; les ventrales blanches.
Habitat. Excessivement rare, Somme.
La Truite de Bâillon n'est en aucune façon une variété de Salmo ou Trutta fario, comme le suppose V. Fatio, t. V, p. 346. — Le nombre des rayons branchiostèges qui est de neuf seulement, a été retrouvé par Yalenciennes chez deux spécimens rapportés de Norwège par Noël de la Morinière.