‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 576 sur 623 · SOUS-GENRE O^IBLE. - UMBLA · texte numérisé non relu

SOUS-GENRE O^IBLE. - UMBLA

Tête ; vomer denté sur le chevron seulement.

Ligne longitudinale composée de deux cents écailles au moins.

L'OMBLE-CHEVALIER. — UMBLA SALVELl^'US.

PoUs. France, t. III, p. o30, fig. 207, anim. N. vulg. : Ombre, Doubs, Jura.

Long. : 0,30 à 0,40, quelquefois 0,80.

La hauteur du tronc est contenue cinq fois et quart à six fois dans la longueur totale, et la longueur de la tête quatre fois et demie à cinq fois et quart ; les mâchoires sont égales, ou la l mâchoire supérieure est à peine plus avancée ; elles sont armées

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Tune et l'autre d'une rangée de dents astsez fortes, aiguës, crochues; les palatins ont une rangée de dents crochues; il y a quelques dents sur le chevron du vomer seulement ; la langue a de chaque côté une rangée de quatre à six dents fortes, parfois sur le bout elle en porte une petite. Le diamètre de Tceil est compris cinq fois et demie à six fois et deux tiers dans la longueur de la tète ; il fait à peu près la moitié de l'espace préorbitaire qui est sensiblement égal à l'espace interorbitaire, chez les sujets développés. — La ligne latérale est droite. Ec. l. long. 208 à 215; 1. transv. 54 à 68. — La caudale est échancrée.

Br. lOou 11. — D. |-Jàl5-0; A. 10 à 13; C. 19 ou 20: P. i:U 15; V. 9 à 11.

Le dos est gris verdâtre, le ventre d'un jaune orangé assez clair teinté de blanc ou de rose; des taches blanchâtres ou jaunâtres, parfois ocellées, ayant au centre un point rougeâtre,se montrent sur le dos et les côtés, principalement chez les jeunes individus; les taches, chez les sujets de grande taille, tendent à s'effacer et même disparaissent complètement. La première dorsale est pâle, rembrunie en avant; la caudale est pâle, à reflets d'un gris jaunâtre ; l'anale et les nageoires paires sont d'un orangé pâle, elles ont le premier rayon^ parfois le deuxième et le troisième d'un blanc laiteux.

Habitat. L'Onible-chevalier se trouve dans la Meurthe, dans les lacs des Vosges, dans le lac de Genève, le lac du Bourget, où il est assez commun ; assez rare dans l'Ain, le Doubs, le Rhône.

Depuis longtemps déjà on a tenté d'acclimater dans notre pays un certain nombre de Salmonidés étrangers, surtout des espèces américaines, Salmo irideus, S. fontinalis, Oncorhynchus quinnat; jusqu'à présent les succès ne sont pas brillants. ■— En 1878, Carbonier lâcha des alevins de Quinnat dans plusieurs cours d'eau, la Sarthe, la Vienne, l'Yonne, le Gave de Pau; depuis on a multiplié les expériences, on a mis du Quinnat un peu partout; on a même installé un établissement pour l'élevage de ce Poisson, dans l'Aude, à Quillan; on se flattait de peupler la Méditerranée d'une espèce nouvelle; un individu a été pris à Banyuls en 1890 ; on a fondé sur celte capture les plus grandes espérances, ^pendant plusieurs mois ce fut un enthousiasme délirant, puis le silence s'est fait. — M. P. Vincent, ancien fermier de l'étang des Settons (Nièvre), avait, en 1878, reçu

SALMOMbES. K88

2000 œufs de Quiiiiiat qui lui donnèrent environ loOO alevins, mesurant en novembre 1879 une quinzaine de centimètres; je ne sais ce qu'ils sont devenus. Assurément l'endroit était bien choisi pour obtenir d'excellents résultats; la Fera y avait pullulé d'une façon merveilleuse. — C'est dans ce remarquable bassin que le P''. Coste avait eu l'idée de créer une Saiimonpvie artifideUe ; la station est la meilleure qu'il soit possible d'imaginer; encore aujourd'hui on devrait l'utiliser pour y faire naître ou pour y conserver une masse de Saumoneaux, destinés au rempoissonnement de nos rivières, ce qui vaudrait beaucoup mieux que de les laisser détiuire sans profit à (louloux, et dans tout le cours de la Cure, de Montsauche à Gravant. — Contrairement à des assertions erronées, à des idées préconçues, j'ai démontré que le Saumon peut vivre dans la Méditerranée, qu'il y vit; j'ai rappelé (Suppl., p. 124-126) qu'en 1882, les 14, 17 et 18 mai, trois Saumoneaux ont été capturés par des pêcheurs de Cette ; a-t-on jamais pris autant de Quinnats dans ces eaux si fatales, affirme-t-on, à notre espèce indigène? Quant aux premiers essais tentés pour la propagation du Saumon commun dans la Méditerranée, il est évident qu'ils n'ont pas réussi, mais pouvait-on espérer un succès en se plaçant pour expérimenter dans les conditions les plus déplorables? Je l'ai dit, ce n'est pas dans les rivières du Midi qu'il faut mettre les alevins, mais dans les affluents supérieurs du Rhône, au-dessous de BcUegarde, bien entendu; l'Ain paraît tout indiqué; il en est beaucoup d'autres que je [n'ai pas à désigner. On pourrait avoir une énorme provision d'œufs fécondés ou d'alevins dans l'étang des Set- Ions; près de sa digue, le Saumon, malgré les barrages, remonte encore en grand nombre ; en 1882, un propriétaire de Cravant a pris d'un seul coup de filet 42 Saumons; en 1886 on constatait, dans l'Yonne, à Sens, la montée d'une grande quantité de Saumons.

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