‹ Manuel d'instruction laique [microform]Chapitre 2 sur 47 · DES COSMOGONIES OU ORIGINES DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

DES COSMOGONIES OU ORIGINES DE LA RELIGION

Q. — La science expérimentale était-elle connue des anciens?

R. — Non, la science expérimentale ne date que de ce siècle.

Q* — Qu'est-ce que la science expérimentale?

R. — La science expérimentale est celle qui est fondée sur l'expérience, sur l'observation des faits, et qui n'admet rien de ce qu'on ne peut prouver (1).

Q. — La philosophie ancienne était-elle très avancée

R. — Elle était portée au plus haut terme où la

(1) La science est ou des mots, ou des faits, ou des choses,

a dit Nicole. La science religieuse c'était des mots ; nous vou-

, Ions des faits et des choses, et c'est la science expérimentale.

raison humaine, livrée à elle-même, puisse atteindre. Q. - Cette raison humaine avait-elle fait découvrir une partie de notre domaine scientifique?

R — Oui. Les anciens avaient des notions de tout. Us possédaient notamment des systèmes astronomiques dont nous demeurons éblouis et qui servirent de base â la plupart des religions.

. ;q. Que savaient les Juifs par rapport à notre

planète? , ^ -, -r

R. On trouve dans la Kabbale (1) des Juifs :

« Dans l'ouvrage de Chamnouni-le-Vieux (que son saint nom soit béni), il est donné, par un enseignement étendu, la preuve que la Terre tourne sur ellemême en forme de cercle sphérique ; quelques habitants sont en haut tandis que d'autres sont en bas; ils changent d'aspect et de cieux suivant le mouvement de rotation et gardent toujours l'équilibre ; amsi telle contrée est éclairée : c'est le jour, pendant que les autres sont dans les ténèbres : c'est la nuit, et il y a des pays où la nuit est très courte. » Q. Que trouve-t-on à ce sujet dans le Thalmud? R, — Le Thalmud de Jérusalem (2) contient, « qu'Alexandre le Grand apprit, dans ses conquêtes, que la Terre était ronde; pour cela on le représente un

globe en main. »

Q. — Que dit Aristote?

R. — Aristote nous donne des renseignements sur les 'croyances des différentes écoles : « Tous ceux »

(1) La Kabbale est une doctrine secrète, philosophique et théologique à la fois, qui prit naissance chez les Juifs environ deux cents ans avant notre ère.

(2) Le Thalmud est une énorme compilation, faite par les rabbins, de toutes les traditions des Juifs. Il y a le Thalmud de Jérusalem et le Thalmud de Babylone.

dit-il « qui affirment avoir étudié le Ciel dans son ensemble prétendent que la Terre est au centre, mais les philosophes de l'école Italique, autrement appelés les Pythagoriciens, enseignent tout le contraire ; dans leur opinion, le centre est occupé par le Feu, et la Terre n'est qu'une étoile dont le mouvement circulaire autour de ce môme centre produit la nuit et le jour. »

Q. — Pythagore avait-il deviné ce système astronomique dont parle Aristote?

R. — Non, Pythagore (1) avait rapporté ces croyances .de ses voyages.

Q. — Que savez-vous des voyages de Pythagore?

R. — Pythagore, doué d'un esprit investigateur, n'avait pu se contenter de la science des grecs demeurant aux bords du Pénée. Il avait été à Babylone où il

(1) Pythagore, né dans Pile de Samos 569 av. notre ère, mort en 470. Le même temps a donc vu probablement se produire Khoung-Tseu, le Bouddha, Pythagore et Zoroastre.

Pythagore ouvrit à Crotone, puis à Sybaris, après la destruction de cette première ville par l'armée de Milon,une école où ses nombreux disciples furent initiés peu à peu à sa doctrine. Le culte qu'il institua se ressentait des religions de l'Orient. Le rite avait ses fêtes mensuelles, ses ablutions, ses sacrifices. Pythagore défend l'usage des viandes, il interdit les mollusques et les poissons dépourvus d'écaillés; il organise son culte comme Moïse organise le culte des Hébreux; à l'exemple des Égyptiens, qui regardaient la fleur de la fève noire et blanche comme la fleur du deuil, il défend Tusage des fèves.

La venue du Printemps est célébrée par Timmolatlon d'un agneau comme dans la Pàque des Juifs et des Chrétiens (la communion).

Pythagore procédait régulièrement, avec méthode, raisonnant toujours. Il avait indiqué des distances entre la Terre et le Soleil, le Soleil et la Lune, et les huit planètes, nombre deux fois quaternaire; il avait divisé le zodiaque en quatre cercles correspondants aux quatre saisons, composant l'année égyptienne de 365 jours 1/4.

avait conversé avec les mages (1) et il avait pu apprendre d'eux la position des planètes. Dans un voyage en Egypte, il avait été initié aux mystères par le prêtre Pérénitès, comme Orphée (2), avant lui, Tavait été par Ethimon, et on l'avait admis dans la partie secrète des temples où se donnaient ces grandes représentations cosmologiques consistant en certaines roues mystérieuses que Denys de Thrace (3) et, après lui, Clément d'Alexandrie -{4), nous dépeignent comme toujours en mouvement, et que Plutarque (5) nous dit représenter « le circuit des mondes célestes »; plus tard Pythagore retrouva dans les temples de Bel toute cette cour sidérale tournante, figurée, comme nous le dit Philostrate (6), par des globes couleur de saphir supportant les images dorées de leurs dieux recteurs et respectifs. Chez les Perses, il avait pu voir, àEcbatane, l'immense machine qui frappait de stupeur l'empereur

(1) Les mages sont les prêtres de Zoroastre. Ils s'occupaient, en dehors de leur ministère, de médecine, de divination et d'astrologie.

(2) On ne sait rien de précis sur Texistence d'Orphée ; il aurait vécu environ quinze siècles avant notre ère. Orphée n'est probablement qu'un mythe, comme Musée, qui réunit les muses ainsi que Panthée réunit les dieux.

(3) Denys de Thrace, grammairien grec qui 100 av. notre ère accomplit plusieurs voyages.

(4) Clément d'Alexandrie, né en 2ô0, mort en 317. l\ dirigea cette école d'Alexandrie dont la fondation est attribuée à saint Marc et qui a eu tant d'influence sur le christianisme. Élevé dans le paganisme, il se convertit, et loin de rejeter la philosophie, il s'en empara et la fit servir autant qu'il put à amener les hommes vers la foi chrétienne.

(5) Plutarque, poly graphe grec, vécut dans le siècle qui précéda notre ère.

(6) Philostrate, sophiste du II* siècle de notre ère.

Héraclius (1) et que Cédrénus (2) nous dit avoir été fabriquée par le roi Ghosroës (3) pour représenter toutes les conversions des astres, avec les anges qui y président (4). A la suite de ses voyages, Pythagore avait admis sept dieux principaux (5), planètes ou recteurs, que Mercure Trismégiste (6) et Jamblique (7) disaient associés au Verbe pour contenir le monde dans leur sept orbites. C'était là la grande doctrine d'Orphée, et Lucrèce dans son magnifique poème De la Nature des choses montra aussi Tinfinité des mondes (8). Q. — Ainsi les prêtres et les initiés avaient, dans Tanliquité, des notions assez exactes du système planétaire?

(1) Héraclius, empereur d'Orient, né en 575, mort en 641, se rencontra avec les mages dans sa guerre contre Chosroës. Il revint pour combattre l'invasion musulmane,

(2) Cédrénus, moine chroniqueur du Moyen âge qui a fait un long tableau de l'histoire d'Orient et a consigné les faits qui lui étaient parvenus par tradition.

(3) Chosroës, roi de Perse, qui ravagea la Syrie, en 611, la Palestine, en 614, TÉgypte et TAsie Mineure, en 616; son fils s'empara de lui et le fit mourir de faim pour terminer la guerre avec Héraclius.

(4) Thaïes de Miletet les Phéniciens enseignaient à construire une sphère ou un gnomon.

(5) Le nombre des planètes les plus apparentes de notre système solaire, dont la huitième a été découverte récemment. Ces planètes sont : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. — Le Verbe est le Soleil. — Remarquons que Pythagore avait fixé à huit le nombre des planètes.

(6) Mercure Trismégiste, Hermès. On attribue à Hermès Trismégiste ou Mercure toute Tencyclopédie religieuse et scientifique conservée par les prêtres dans les temples, que les Égyptiens disaient monter à 35,525 livres d'enseignement sacré dont Jamblique déclare avoir vu 12,000.

(7) Jamblique, philosophe grec, qui vécut dans le ÏII» siècle, adopta les doctrines de Platon et de Pythagore.

(8) Lucrèce, poète romain, vécut 99 ans av. notre ère.

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R. — Oui, et l'absence du télescope ne permet d'attribuer ces connaissances qu'à la raison humaine.

Thaïes de Milet enseigne à construire une sphère.

Q. — A-t-on beaucoup de preuves de l'existence de ces connaissances?

R. — Oui. En dehors des auteurs que nous avons cités, on trouve dans presque tous les écrivains de l'antiquité des passages dictés par une véritable intuition du système du monde (1), et les zodiaques gravés sur les monuments égyptiens attesteront de leur granit à tous les âges la science du passé (2).

(1) On trouve dans le Phédon de Platon que la Terre « n'a besoin ni d'air, ni d'aucun appui pour ne pas tomber, elle se maintient par son propre équilibre dans le ciel, qui l'environne de toutes parts ». On pourrait citer mille autres exemples.

(2) Dupuis, dans son remarquable ouvrage de VOrigine des cultes, a démontré d'une manière irréfutable que les religions, particulièrement celles d'Egypte, et des figures de l'antiquité, oomme celle d'Hercule, ne constituaient, en réalité, que des cosmogonies. .

Q. — Ces cosmologies furent-elles ignorées dans les premiers temps du christianisme?

R. — Non, et ce fut pour détruire toute cette science contraire à leur foi que les chrétiens se ruèrent sur les monuments bâtis et écrits de la grande antiquité païenne.

Q. — Quelles preuves avez-vous des connaissances des premiers chrétiens dans la science astronomique des anciens?

R. — Nous voyons que Lactance (1) se récrie contre cette « erreur dont on trouve le germe chez les philosophes » que la Terre soit ronde et gravite autour du Soleil. Les pères de TÉglise déclarent que le nom de « donnée par Dieu », accordé à la doctrine d'Orphée leur paraît digne de ce beau titre. Saint Augustin (2)

(1) Lactance vivait dans le III* siècle de notre ère.

(2) Saint Augustin, évêque d'Hippone. Voici le portrait fidèle qu'en trace M. Villemain ;

< De tous les pères de l'Église latine, saint Augustin est celui qui porta le plus d'imagination dans la théologie, le plus d'éloquence et même de sensibilité dans la scolastique. Donnez-lui un autre siè -le, placez-le dans une meilleure civilisation, et jamais homme n'aura paru doué d'un génie plus vaste et plus facile. Métaphysique, histoire, antiquité, science et mœurs, Augustin avait tout embrassé. Il écrit sur la musique comme sur le libre-arbitre; il explique le phénomène intellectuel de la mémoire comme il raisonne sur la décadence de l'Empire romain. Son esprit subtil et vigoureux a souvent consumé dans des problèmes mystiques une force de sagacité qui suffirait aux plus sublimes conceptions.

« Son éloquence, entachée d'affectation et de barbarie, est souvent neuve et simple; sa morale austère déplaisait aux casuistes que Pascal a flétris (les jésuites) ; ses ouvrages, immense répertoire où puisait cette science théologique qui a tant agité l'Europe, sont la plus vive image de la société chrétienne à la tin du 1V« siècle. »

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condamne formellement la croyance aux antipodes comme incompatible avec les fondements de la foi chrétienne. Avant Pascal (1), le cardinal Nicolas de Cusa {2\ écrivait : « Le monde est une machine ayant son centre partout et sa circonférence nulle part » , et il ajoutait : « La Terre n'étant pas centre, ne peut être immobile » (3).

(1) Biaise Pascal, français, né en 1623. Adonné d'abord aux sciences mathémathiques et physiques, sa nature maladive le jeta dans la superstition et après avoir lu le discours sur la ré formation de l*homme, de Jansénius, il se voua à la polémique, condensa ses pensées dans des formules précises et écrasa les Jésuites sous le poids des Provinciales.

(2) Le cardinal Nicolas de Cusa vivait un demi-siècle avant Galilée.

La même idée se retrouve dans Rabelais, si toutefois le cinquième livre de Pantagruel est de lui entièrement. En tout cas, ceci se trouve formulé avant Pascal : « Allez, amis, en protection de cette sphère intellectuelle, de laquelle en tous lieux est le centre, et n'a en lieu aucun sa circonférence. »

(3) Anaxagore de Clazomène, de l'école naturaliste d'Ionie, disait que les astres qui remplissaient le ciel n'étaient que des pierres, le Soleil une matière minérale incandescente et la Lune une terre.

Aristarque de Samos, qui vivait 280 av. J., écrivit un livre sur les grandeurs et les distances du Soleil et de la Lune, le mouvement de la Terre, etc., dans lequel il déclare que la Terre est ronde, que le foyer de l'Univers est toujours en mouvement; il mesure la distance de la Lune au Soleil et explique très nettement la cause des phases lunaires.

Archimède rapporte : qu'il réfutait cette opinion des astrologues de croire que le monde est tout petit et la Terre immobile. Il suppose que le Soleil et les étoiles sont flxes par rapport à eux-mêmes et que la Terre tourne autour du Soleil dans la circonférence d'un cercle.

Plutarque dit que ce qu' Aristarque enseignait comme une hypothèse fut établi dogmatiquement par Séleucus.

Il est bon de remarquer' ici que, au commencement du

Q. — Le christianisme en détruisant la science antique et en s'implantant dans le monde constituat-il un épouvantable recul pour l'humanité?

R. — Certainement. Le christianisme détruisit tout ce que les âges passés avaient amassé pour mettre en la place la nuit et la barbarie du Moyen âge, et il fît qu'il s'était écoulé vingt-un siècles depuis Pythagore quand apparurent Copernic (1) et Galilée (2).

christianisme, les traditions astronomiques étaient conservées par Posidonius et quelques autres à Alexandrie, Rhodes et Pergame.

(1) Copernic, chanoine de l'église de Frauenbourg, dans le Uiocèse d'Ermeland, demeura trente-trois ans dans la solitude,

et fit paraître, en 1543, son fameux ouvrage sur les routes parcourues par les corps célestes.

(2) Galilée î On se demandera, sans doute, pourquoi tant de gloire autour de ces deux noms, Copernic et Galilée, après les exemples que nous avons donnés et ceux qui prouveraient encore que l'antiquité, deux mille ans avant eux, dix mille, cent mille ans peut-être (car qui saurait préciser les dates de cette antiquité que la science fait reculer formidablement de jour en jour), avait pensé plus qu'eux?

C'est que Galilée a été persécuté par les prêtres et (que son nom soit béni toujours) qu'il a fait revivre, par son propre génie, la science que les chrétiens avaient fait disparaître, c'est qu'il eut l'honneur insigne de découvrir, ou à peu près, les lois du pendule,

risochronisme, de répéter, du ^"^ * î^'^""*^ la lunette, le télescope, l'é- , ' ^ ' quatonal , et roa a acquis la certitude

haut de la tour de Plse, les que les.étoiles étaient des mondes.

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condamne formellement la croyance aux antipodes comme incompatible avec les fondements de la foi chrétienne. Avant Pascal (1), le cardinal Nicolas de Cusa (2) écrivait : « Le monde est une machine ayant son centre partout et sa circonférence nulle part », et il ajoutait : w La Terre n'étant pas centre, ne peut être immobile » (3).

(1) Biaise Pascal, français, né en 1623. Adonné d'abord aux sciences mathémathiques et physiques, sa nature maladive le jeta dans la superstition et après avoir lu le discours sur la ré formation de l'homme^ de Jansénius, il se voua à la polémique, condensa ses pensées dans des formules précises et écrasa les Jésuites sous le poids des Provinciales.

(2) Le cardinal Nicolas de Cusa vivait un demi-siècle avant Galilée.

La même idée se retrouve dans Rabelais, si toutefois le cinquième livre de Pantagruel est de lui entièrement. En tout cas, ceci se trouve formulé avant Pascal : « Allez, amis, en protection de cette sphère intellectuelle, de laquelle en tous lieux est le centre, et n'a en lieu aucun sa circonférence. »

(3) Anaxagore de Clazomène, de l'école naturaliste d'Ionie, disait que les astres qui remplissaient le ciel n'étaient que des pierres, le Soleil une matière minérale incandescente et la Lune une terre.

Aristarque deSamos, qui vivait 280 av. J., écrivit un livre sur les grandeurs et les distances du Soleil et de la Lune, le mouvement de la Terre, etc., dans lequel il déclare que la Terre est ronde, que le foyer de l'Univers est toujours en mouvement; il mesure la distance de la Lune au Soleil et explique très nettement la cause des phases lunaires.

Archimède rapporte : qu'il réfutait cette opinion des astrologues de croire que le monde est tout petit et la Terre immobile. Il suppose que le Soleil et les étoiles sont fixes par rapport à eux-mêmes et que la Terre tourne autour du Soleil dans la circonférence d'un cercle.

Plutarque dit que ce qu' Aristarque enseignait comme une hypothèse fut établi dogmatiquement par Séleucus.

Il est bon de remarquer* ici que, au commencement du

Q. — Le christianisme en détruisant la science antique et en s'implantant dans le monde constituat-il un épouvantable recul pour l'humanité?

R. — Certainement. Le christianisme détruisit tout ce que les âges passés avaient amassé pour mettre en la place la nuit et la barbarie du Moyen âge, et il fît qu'il s'était écoulé vingt-un siècles depuis Pythagore quand apparurent Copernic (1) et Galilée (2).

christianisme, les traditions astronomiques étaient conservées par Posidonius et quelques autres à Alexandrie, Rhodes et Pergame.

(1) Copernic, chanoine de l'église de Frauen bourg, dans le diocèse d'Ermeland, demeura trente-trois ans dans la solitude, et fit paraître, en 1543, son fameux ouvrage sur les routes parcourues par les corps célestes.

(2) Galilée I On se demandera, sans doute, pourquoi tant de gloire autour de ces deux noms, Copernic et Galilée, après les exemples que nous avons donnés et ceux qui prouveraient encore que l'antiquité, deux mille ans avant eux, dix mille, cent mille ans peut-être (car qui saurait préciser les dates de cette antiquité que la science fait reculer formidablement dejour en jour), avait pensé plus qu'eux?

C'est que Galilée a été persécuté par les prêtres et (que son nom soit béni toujours) qu'il a fait revivre, par son propre génie, la science que les chrétiens avaient fait disparaître, c'est qu'il eut l'honneur insigne de découvrir, ou à peu près, les lois du pendule, nsochronisme, de répéter, du ^'^ * î^^'"*^ la lunette, le télescope ré- , i. 1 1 X J V». quatonal, et Ioq a acquis la cerlitade haut de la tour de Plse, les que les.étoiles étaient des mondes.

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