‹ Manuel d'instruction laique [microform]Chapitre 37 sur 47 · DU MAL · texte numérisé non relu

DU MAL

y. — Qu'est-ce que le mal?

R. — Le mal est tout ce qui peut contribuer à rendre l'homme inactif, méchant, égoïste, menteur.

ennemi de sa famille et de ses semblables, en un mot ce qui est contraire à sa véritable nature. - -

Q. — Le mal a-t-ileu une origine?

R. — Non, car ainsi que Ta écrit Considérant (t) : a Le seul terme Vorigine du, mal est une pétition de principe, car il suppose un état antérieur à l'origine du mal dans lequel le mal n'existait pas, et alors comment le bien seul et absolu aurait-il pu générer le mal? La cause potentielle, quelle qu'elle soit, qui, préexistant au mal, aurait généré le mal, aurait été déjà elle-même et nécessairement le mal. Le mal est, donc il a toujours été, il entre comme élément nécessaire- dans les institutions de Tordre universel. II n'a point d'origine. »

Q. — Les passions de Thomme peuvent-elles générer le mal par elles-mêmes ?

R. — Comme l'a écrit Fourier (â), nos passions sont toules bonnes et utiles, mais il faut savoir les maîtriser et les diriger; il faut savoir s'organiser des milieux qui s'harmonisent avec leur développement et permettent, sinon de toujours produire le bien, au moins d'éviter toujours le mal.

DU BIKN

Q. — Qu'est-ce que le bien?

R. — Le ùien est le développement des facultés de l'homme conformément à sa nature. « Le bien » dit Jean Reynaud (3) « est le seul principe dont noire

(1) Victor Considérant, ancien représentant du peuple, chef de rÉcole socialiste créée par Fourier, né à Salins (Jura), en 1808.

(2; Fourier, chef de TÉcole socialiste franç'iise,dite phalanstérienne, né à Besançon le 7 juin 1772, mort en 1837.

(3) Jean Reynaud, philosophe français, né en 1806, mort en 1863 *

nature ne se lasse pas^ et, tôt ou tard, le mal, avec les conséquences de toutes sortes qu'il engendre la fatigue et la rebute. »

Q. — Où découvre-t-on les principes du bien?

R. — Dans l'étude de la nature.

Q. — Quel est le bien donné à l'homme?

R. — Laromiguière (I) nous dit : « Plaisirs des sens, jilaisirs de l'esprit, plaisirs du cœur : voilà, si nous en savons user, les biens que la nature a répandus à l)rorusion sur le chemin de la vie (â). »

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