‹ Manuel d'instruction laique [microform]Chapitre 9 sur 47 · DU CÎÏRISTIANISMK. — LE NOUVEAU-TESTAMENT · texte numérisé non relu

DU CÎÏRISTIANISMK. — LE NOUVEAU-TESTAMENT

Q. — Qu'est-ce que le Nouveau-Testament? R. — L'ensemble des écrits sur lesquels repose la foi chrétienne, les Évangiles ou Nouvelle-Alliance.

tiare papale au-dessus de la croix, faire du pape l'objet d'un culte, le rendre le « cestuy Dieu en terre » selon Texcellente expression de Rabelais.

(1) Saint Jérôme, né vers 330, mort vers 420; il passa sa jeunesse dans l'étude, et se polit au contact des auteurs païens. Appelé à Rome en 362, par le pape Damase, il devint Tarbit^'e des questions de foi dans la chrétienté.

(2) Constantin en obtint par ce moyen douze mille en Tan 324. plus tard, Louis XIV devait se souvenir de ces procédés et les appuyer auprès des protestants par des dragonnades.

Q. — Est-ce Jésus qui a écrit le Nouveau-Testament?

R. — Non. Jésus n'a jamais rien écrit (1).

Q. — Les évangiles ont-ils été écrits sous sa dictée?

R. — Non, Jésus ne dicta rien.

Q. — Ont-ils au moins été écrits de son vivant?

R. — Non, rien de ce que contient la Nouvelle- Alliance ne fut écrit de son vivant.

Q. — Jésus ne se servit-il donc que de la parole vivante?

R. — Oui, Jésus ne se servit que de la parole vivante, et il se sépara de ses apôtres en leur disant d'aller annoncer Tévangile à toutes les nations.

Q. — Les apôtres obéirent-ils?

R. — Non, ils n'obéirent pas tous, si cette parole est vraiment de Jésus, puisque, ainsi que nous le savons, les missions partirent d'Antioche et que le caractère universaliste du christianisme est dû à saint Paul, ce qui rend assez improbable le commandement de Jésus par rapport à l'évangile, auquel il ne devait guère songer; mais, sous peine de rencontrer beaucoup de pages blanches, il nous faut accepter pour la discuter l'histoire telle qu'on l'a faite et entrer dans l'erreur quand l'erreur s'est accréditée comme une vérité. Le certain est que, pendant près de deux siècles, la parole vivante fut le seul mode de transmission du christianisme, et c'est dans ce sens que saint Paul appelle la religion chrétienne une tradition.

Q. — N'écrivit-on donc ce qui forme le Nouveau- Testament que deux siècles après la mort de Jésus?

(1)* Nous arrêtons sur ce point Pattention, car il y a encore aujourd'hui nombre de personnes qui croient que les Évangiles, s'ils n'ont pas été écrits par Jésus, ont au moins été écrits sous sa dictée.

R. — Non. Quelques-uns des apôtres, pendant qu'ils accomplissaient leur mission, envoyèrent aux t^glises qu'ils avaient quittées, en Palestine, des exhortations, des épîtres pleines de conseils, tandis que d'autres écrivaient, très probablement déjà, des histoires de la vie de Jésus (1). Plus tard, la parole écrite, l'évangile de l'apôtre, s'allia à la tradition, et Tune et l'autre furent déclarées avoir une autorité décisive en matière de foi.

Q. — Comment se formèrent les évangiles?

R. — Les apôtres étant simples et illettrés, ne parlant que le dialecte propre à leur pays, durent avoir recours à des interprètes. Ce fut le cas de Pierre qui eut d'abord saint Marc et, après Marc, Glaucia. Saint Marc (2) écrivit son évangile d'après ce qu'il avait entendu dire à saint Pierre et il le fit sans ordre et dans le grec vulgaire qui était la langue du commerce de tout l'Orient et qu'on parlait partout à Rome (3). On ne sait dans quel lieu cet évangile fut écrit parce qu'on ignore ce que devint saint Pierre. On est sûrseu-

(1) On doit penser en effet que les apôtres ne furent pas les seuls à relater les événements qui venaient de se dérouler sou« leurs yeux et qu'il dut se produire des narrations différentes de la vie du Christ qui ne furent point répandues dans la société, mais purent servir plus tard à d*autres narrateurs et disparurent ensuite.

C'est à la manière dont se forma le recueil des Évangiles et des Épîtres qu'on doit d'y voir introduits des éléments étrangers et apocryphes, tels que les épîtres de Paul à Timothée et à Tite.

(2) On a vu plus haut que Barnabe emmena saint Marc à Antioche et qu'ils partirent avec Paul.

(3) Papias, qui vivait vers l'an 163, à une époque rapprochée des apôtres, disait que l'évangile de Marc était écrit tel qu'il avait entendu Pierre raconter les actes du Sauveur.

lement que saint Pierre ne vint jamais à Rome (1). Paul, lui, vint à Rome et il y prit Tite pour interprète. Saint Luc écrivit son évangile à la suite de Paul, lorsque ce dernier voyageait en Achaïe et en Béotie, vers l'an 50, et il l'écrivit probablement aussi dans le grec vulgaire. Saint Matthieu, qui ne se résolut qu'avec peine à écrire son évangile en quittant les hébreux, le leur laissa pour suppléer à son absence. Il l'écrivit dans l'hébreu d'alors. L'évangile de Jean (2) ne fut pas écrit par apôtre, mais par des disciples, selon l'apparence dans le IP siècle, lorsqu'il fallut répondre aux gnostiques. Les évangiles ne sont donc que des histoires composées d'après des souvenirs, auxquelles on -doit accorder une foi attentive mais non complète.

Q. — La tradition rituelle n'a-t-elle pas influencé la rédaction des livres sacrés?

R. — Oui, mais elle n'a jamais joui d'une autorité absolue comme la tradition dogmatique (3).

(] ) Si Pierre fût venu à Rome, Marc y fût venu avec lui et non avec la mission partie d'Antioche. Aucune trace de la venue de Pierre à Rome ne se retrouve. On peut donc dire que la pierre sur laquelle repose la chronologie papale n'a jamais constitué une base sérieuse, non plus que l'abominable calembourg < tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » sur lequel le christianisme romain s'est assis.

(2) L'évangile de Jean n'est pas de Jean, fils de Zébédée, mais d'un Jean appartenant à la deuxième ou troisième génération après l'apôtre et qu'on croit être d'Ephèse ou qui appartint à l'école d'Ephèse.

(3) L'Église accorde que la tradition rituelle peut être regardée comme sujette à erreur, et elle suspecte, par elle-même, plusieurs passages du Nouveau-Testament. On doit apporter un grand esprit d'examen dans la tradition écrite et dans la tradition non écrite qui ne jouirent d'une autorité incontestée que chez les seuls premiers chrétiens. Au IV* siècle, lors de la controverse arienne, les pères orthodoxes ne trouvant pas dans la

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Q. Quelles sont les opinions des pères de TÉglise sur les livres saints?

H. — Saint Augustin, qui a exercé une influence si considérable sur la théologie de l'Église d'occident, examine la valeur de l'inspiration divine chez les écrivains sacrés dont il semble, dans certains endroits, admettre la passivité complète; mais ailleurs, il ne voit plus les évangélistes écrivant sous la dictée du Saint- Esprit, mais bien selon que la mémoire les sert, de sorte que l'intervention divine se borne à les préserver d'erreur. Cette dernière hypothèse qui est presque celle de la libre composition a des conséquences graves. En efl*et, si les livres sacrés ne sont que de vagues souvenirs des disciples de Jésus ou de leurs successeurs, et si le souffle divin laissé par Jésus, le Saint-Esprit, ne guide pas la plume des écrivains, on n'a plus sous les yeux qu'un document d'une importance contestable. Aussi ceux qui avancent l'opinion d'une libre composition, et saint Augustin le premier, se rétractent-ils. Théodore de Mopsueste (1) est le seul qui ose douter, sinon de Tinspiration qui présida à la rédaction des

simplicité primitive des règles de foi la solution des problèmes métaphysiques posés par les ariens, se rattachèrent de plus en plus à la tradition orale qui, plus élastique, se prêta à tout. On lui donna peu à peu la première place, et il se forma une exégèse traditionnelle que le chrétien doit accepter aujourd'hui, sous peine d'être hérétique. Ainsi, le Nouveau-Testament ne contient pas seulement des erreurs, mais il s'est trouvé modifié dans le sens qui a paru favorable pour mieux assurer l'existence de rÉglise.

'(1) Théodore de Mopsueste, auteur ecclésiastique, né à Antioche vers 350, mort en 429. Il étudia sous Libanius en compagnie de saint Jean Chrisostôme et fut élu évéque de Mopsueste, en Cilicie. Il s'éleva contre Topinion de saint Augustin sur le péché originel et commenta les psaumes et les pix)phètes.

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Écritures, au moins du caractère inspiré de quelques-uns des livres qu elles renferment. Léonce de •Byzance (1) qualifia cette opinion de Théodore d'incroyable audace, et le cinquième concile tenu en 553 anathématisa Taudacieux penseur. Cependant, la teneur des livres sacrés est telle que le fervent saint Augustin déclare qu'il n'y croirait pas si la tradition ne l'y obligeait, et que saint Chrysostôme (2) ne s'incline que devant la toute-puissance de cette tradition. C'est encore la tradition que les empereurs placent, dans leurs édits, à côté des Écritures.

Q. A quelle époque la parole écrite commence-t-

elle à circuler?

R. Vers 150 à 200 il commença à exister des

Bibles, et les Pères exhortent leurs adversaires à les lire. Irénée (3) nous apprend qu'il eh existait dans les églises des copies dont on pouvait demander communication aux prêtres. TerluUien compte la lecture de la Bible au nombre des occupations d'une femme, chrétienne, et Origène (4) repousse le reproche de

(1) Léonce de Byzance. On croit qu'il fut le continuateur anonyme de la Chronographie de Théophane.

(2) Saint Jean Bouche-d*Or, évéque de Constantinople, un de pères les plus grands de TÉ^lise chrétienne, naquit en 347 et mourut en 407. Il ne fut pas plutôt évéque qu'il vécut dans une grande simplicité, vendant la garde-robe et les meubles des évéques ses prédécesseurs, et même les vases sacrés qu'il trouvait trop luxueux. Il supprima les diaconesses qui, d'abord instituées pour donner aux femmes le baptême par immersion, ne servaient plus qu'aux débauches des prêtres. M. Villemain a dit de lui : « Il est par excellence le grec devenu chrétien. »

(3) Irénée, évéque de Lyon, né vers 145; il reçut les leçons de Polycarpe et de Papias et succéda sur le siège de Lyon à

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(4) Origène, né à Alexandrie en 186, mort en 2o3. Il suppléa saint Clément d'Alexandrie dans sa prédication et il attirait

Celse (1), qui se moquait du style vulgaire de la Bible, en lui répondant qu'elle est écrite dans le style familier afin d'être comprise des simples qui la lisent. La parole écrite exista donc de bonne heure, mais les manuscrits de la Bible devaient êlre rares encore à cette époque (2).

beaucoup de monde. Il professa la philosophie et les lettres profanes. Échappé aux rigueurs de Septime-Sévère, il fonda à Césarée une école d'éloquence. 11- s'était nourri de la philosophie grecque et particulièrement de Platon. Ayant lu dans saint Matthieu ces paroles de Jésus : « Il y a des hommes qui se sont fait eunuques eux-mêmes en vue du royaume du ciel : que celui qui Tentend me comprenne; >» il se mutila lui-même. C'est pour cela qu'ayant été ordonné prêtre, un concile convoqué à Alexandrie par Démétrius le déposa et rexcoinmunia. Et de ce cas i) advint que, plus tard, le concile de Nicée édicta un canon spécial pour déclarer que Tintégrité sexuelle était nécessaire aux fonctions épiscopales. Origèue, le premier, essaya de préciser la valeur scientifique du christianisme et voulut l'ériger en système, aussi saint Jérôme convient-il que c'est celui des pères de l'Église qui eut les vues les plus vastes. Ses doctrines étaient pourtant fortement entachées de paganisme. Il exposait la préexistence des âmes incarnées « les anges changés en âmes humaines, la résurrection de la chair s'efïectaant de manière que les corps n'aient plus les mêmes membres, parce que, leurs fonctions cessant, ils seraient inutiles; la restitution finale, où toutes les âmes des païens, des juifs, des chrétiens acquièrent toutes la même condition et la même valeur ». Il a fait une exégèse de la Bible qui a été publiée par Huet.

(1) Celse, philosophe épicurien du II* siècle, fut le premier qui écrivit avec violence contre la religion chrétienne. Dans le Discours véritable, il tourne en ridicule l'Ancien et le Nouveau- Testament.

(2) A cette époque (II« siècle, à la fin, et lll*) on ne regardait encore comme véritablement saints que les livres juifs de l'Ancien-Testament, et il en existait des traductions en plusieurs langues. La Bible était alors interprétée et discutée différemment dan^ toutes les écoles, parmi lesquelles celle d'Alexandrie acquit une grande célébrité. Les Samaritains transportés en

Q. — S'occupa-t-on d'en multiplier les exemplaires?

R. — Oui, à partir du moment où le triomphe du christianisme fut assuré.

Q. — Tout le monde connut-il donc la Bible?

R. — Non, parce que Tignorance était généralement trop grande (1).

Q. — Cette ignorance ne servit-elle pas les vues dominatrices de TÉglise ?

R. — Oui, caries pratiques de TÉglise se trouvèrent,

Egypte par Ptolémée Lagus firent subir au judaïsme une transformation remarquable par l'interprétation allégorique. S'emparant de Pythagore et de Platon, Dieu devînt la Sagesse et les Anges des Idées, le Verbe ou Logos ne fut plus que la Sagesse par excellence, l'instruction sans bornes, le pain de l'âme. Les corps se purifiaient par la sagesse et passaient en un autre corps pour arriver dans un séjour fortuné où ils jouissaient d'une félicité parfaite. C'est surtout par l'école d'Alexandrie que les théories gréco-platoniciennes sur l'âme pénétrèrent dans le christianisme.

(1) « L'Écriture Sainte ne fut pas répandue dans [rÉglise des premiers siècles autant qu'elle aurait pu l'être. Plusieurs causes s'y opposèrent : la paresse d'esprit croissant avec l'ignorance, la cherté des manuscrits, le respect pour la tradition, les méfiances du clergé, et l'opinion assez répandue que Tétude de rÉcriture Sainte n'était pas nécessaire au salut. On peut donc admettre que, de tout temps, la grande, la très grande majorité des chrétiens n'a pas reçu d'autre instruction religieuse que l'enseignement oral des prêtres. Certes, il n'a jamais manqué parmi eux, jusqu'au milieu des ténèbres du Moyen-Age, de pieux prédicateurs pour les exhorter à lire assidûment le Livre Saint. Chrysostome, par exemple, ne cesse d'y inviter les fidèles de son église; il avait même la chose tant à cœur, qu'on Tendait affirmer, du haut de la chaire, que lire la Bible, fût-ce sans la comprendre, contribue à la sainteté. Mais ces effbrts, de plus en plus isolés, échouèrent contre les progrès de la barbarie, de sorte que la Bible était devenue lettre close pour le peuple, bien avant que le clergé songeât à lui en interdire la lecture. »

à un moment donné, tellement en désaccord avec l'esprit de la Bible que la caste sacerdotale en prohiba la lecture. Lorsqu'en sortant des ténèbres du Moyen-Age on osa discuter, la Bible en main, malgré les censures ecclésiastiques et les bûchers, le christianisme romain assis sur le trône à côté duquel les empereurs l'avaient placé, le christianisme fut ébranlé (1). Il fallut prendre des mesures de préservation et on les prit contre le Christ et les apôtres. En 1229, le concile de Toulouse défendit aux laïques de posséder l'Ancien et le Nouveau- Testament, et, en 1634, le concile de Taragone ordonna de brûler tous les exemplaires de la Bible qu'on trouverait (2).

Q. — Peut-on aujourd'hui avoir une Bible ?

R. — Oui, le texte latin sévèrement expurgé, la Vulgate, autorisée par le concile de Trente, ou sa traduction littérale (3), mais encore ne doit-on la posséder qu'avec l'assentiment de son directeur spirituel.

(1) Ce furent Éri^ène, Abailard, Roscelin, qui commencèren ce beau mouvement de liberté d'examen qui devait aboutir à ia Réforme. Il n y avait rien d'étonnant à ce qu'on condamnât la Bible, elle était en désaccord avec les mœurs du clergé et la liturgie romaine. Avant la Réforme on croyait que la Bible n'avait jamais varié et beaucoup de fidèles le croient encore aujourd'hui. Savoir comment les textes s'étaient formés dépréciait leur valeur, les connaître c'était condamner la religion. On arrangea donc, autant que faire se put, les textes primitifs et on créa la Vulgate en mauvais latin. Aujourd'hui ceci est de peu d'im portance. Ce qu'il est utile de ne pas oublier, c'est que ce fut en dehors de l'action de Jésus que se formèrent les livres saints et que tout y est œuvre humaine, même pour ceux qui croient à la divinité du Christ.

(2) Pie VII s'éleva avec une grande violence contre ^es sociétés bibliques. Pie IX les a également condamnées.

(3) Ou, à défaut de traduction littérale, une traduction anprouvée pour sa conformité avec les doctrines romaines

Q. — Le Nouveau-Testament fut-il placé de bonne heure au nombre des écrits canoniques?

R. — Seulement vers le IIP et le IV' siècles.

Mais ce ne fut qu'en 1545 que le concile de Trente fixa définilivement le canon de la Bible, en expurgeant soigneusement les textes et en excluant la prière de Manassé, le IV et le lIIMivred'Esdra, lelir et le IV* livre des Mactabées. Le concile attribua à la Vulgate une autorité sans opposition (1).

Q^ gj^ somme d'à- '^^^^ (l«'fendii do lire la Bible sans la perniis-

. ' , sion de son confessodr.

près 1 opmion des Pères

eux-mêmes, l'autorité des livres saints est fort contestable?

R. — Oui, et le contexte de ces livres est suffisamment contraire au christianisme (2) moderne pour

(1) Luther et Calvin n'admirent aussi la Bible qu'avec de notables restrictions. Le protestantisme a, de plus, éliminé les actes des papes et ceux des conciles postérieurs au IV" siècle.

(2) Nous entendons surtout le christianisme catholique, que nous visons spécialement dans ce livre, mais sans pour cela mettre la religion catholique au-dessous des autres, car en fait de religion, bien osé qui de notre temps en trouve une meilleure que Tautre.

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qu'on défende autant que possible d'en prendre connaissance. N

Q. — Le Nouveau-Testament est donc de peu de crédit?

R. — On doit accorder aux livres chrétiens, au Nouveau-Testament, moins de créance encore qu'aux livres juifs, à TAncien-Testament. La valeur des Écritures est presque nulle historiquement et elle est toujours discutable en matière de foi (1).

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