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CAUTÉRISATION

CAUSTIQUES POTENTIELS

Procédé de Bégin. On fait avec de la charpie un gros tampon que Ton noue avec du fil de laiton, qui ne risque pas d'être brûlé par le fer rouge. Le tampon introduit dans le rectum, on recommande au malade de faire des efforts de défécation, et on tire sur les fils. Les hémorrhoïdes internes sortent alors, et on n'a qu'à cautériser. On se sert en général du cautère olivaire rougi à blanc. Lorsque les hémorrhoïdes sont saillantes à l'extérieur, on peut se dispenser du tampon préalablement introduit, ou le remplacer au besoin par une érigne à crochets. Pour éviter de brûler les parties voisines, il faut faire écarter fortement les fesses, et entourer en outre le paquet hémorrhoïdal d'un linge mouillé. Le chirurgien peut encore, pour plus de sûreté, tenir de la main gauche une mince lame de bois, un couteau à papier pour protéger les parties contiguës.

Procédé de Pdchet. Richet a combiné la cautérisation et le broiement, et il se sert à cet effet d'une forte pince en fer à mors plats et à manche en bois. Cette pince, chauffée au rouge blanc, mâche et broie les hémorrhoïdes en même temps qu'elle les cautérise. Ce chirurgien a soin de laisser des intervalles intacts entre les points saisis par l'instrument.

La cautérisation au fer rouge expose peu aux hémorrhagies et à l'infection purulente. Faite par le procédé de Bégin, elle peut entraîner un rétrécissement du rectum. Le procédé de Richet met à l'abri de ce danger.

Les modes opératoires que je viens de passer en revue jusqu'à présent sont très- douloureux et nécessitent l'emploi de l'anesthésie. Il n'en est plus de même de ceux qui suivent et qui se rattachent à la cautérisation par les caustiques. ,

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