AMPUTATIONS DANS "LA CONTINUITÉ DU MEMBRE SUPÉRIEUR
Amputation des phalanges. — La dernière phalange présente des dimensions trop exiguës pour qu'on ne l'enlève pas complètement lorsqu'il y a lieu d'en retrancher une partie ; mais il n'en estpas de même pour la seconde et la première. La conservation d'une portion de doigt sur laquelle les tendons s'insèrent ou s'inséreront à la suite de la phlegmasie inséparable de l'amputation et qui, partant, doit présenter de la mobilité, n'est pas dépourvue d'une certaine importance.
La peau, les tendons extenseurs en arrière, en avant, les tendons fléchisseurs, une gaine fibro-séreuse, des artères placées sur les parties latérales, telles sont, avec les nerfs collatéraux dorsaux et palmaires, les parties que le bistouri doit diviser.
On peut employer ici soit la méthode circulaire, qui est difficile à pratiquer à cause des adhérences de la peau aux parties subjacentes, soit la méthode à lambeau, et l'on a le choix entre le procédé à deux lambeaux que l'on peut exécuter comme Ravaton, en faisant tomber deux incisions longitudinales sur une section circulaire transversale et celui à un seul lambeau que l'on forme du côté palmaire par transfixion ou que l'on taille de dehors en dedans.
On peut, au besoin, si l'on ne trouve de parties molles que sur la face dorsale ou sur le côté, se contenter d'un lambeau dorsal ou latéral.
Pour la section de l'os, il faut employer une scie à dents trèsfines, ce qui vaut mieux que les cisailles.
AMPUTATIONS DES MÉTACARPIENS.
11 y a un grand avantage, lorsque faire se peut, à conserver l'extrémité postérieure des métacarpiens, ce qui dispense d'où-
Planche XXV.
Position du chirurgien pour la manœuvre de la scie.