‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 106 sur 316 · ÉPANCHEMENTS SANGUINS · texte numérisé non relu

ÉPANCHEMENTS SANGUINS

dites, suite de traumatismes. Cette altération se montre bien moins dans les formes pures d'irido-choroïdites que dans les choroïdites suppuratives lentes, qui n'ont pas, après le traumatisme (surtout contondant), entraîné la perforation, mais où, peu à peu, le pus s'est condensé et où une phthisie partielle s'est développée.

L'ossification de la choroïde n'a d'intérêt pratique qu'à un seul point de vue, c'est que sur des yeux qui sont en voie d'ossification, et sur lesquels la section antérieure du globe oculaire a conservé encore une notable partie de ses nerfs et espaces lymphatiques, le moindre déplacement en avant des plaques osseuses dentelées, surtout lorsque celles-ci commencent à atteindre Yora serrata sous forme de pointes, peut donner lieu, en ouvrant un foyer de cocci enkystés, parfois après de nombreuses années de calme, à un ravivement inflammatoire, à des accès très douloureux et à des lymphangites qui, fusant le long du nerf optique, peuvent gagner l'autre œil, si on ne procède promptement à l'énucléation. Ce n'est nullement l'ossification elle-même qui dispose à ces accidents, car, lorsque la coque osseuse s'est arrondie en avant et ne présente plus des pointes blessantes à la moindre pression exercée sur le globe de l'œil, le danger est éliminé.

ARTICLE XIII

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