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PROCÉDÉ DE LEBRUN

du sommet de la cornée, mais avec cette différence que la pénétration et la sortie de la pointe du couteau devaient se trouver dans la sclérotique, à 2,5 millimètres de la partie transparente de la cornée. On obtenait ainsi une section d'une grande étendue (J2 millimètres), mais aussi très périphérique et exposant en conséquence, malgré une large excision de cette membrane, aux enclavements de l'iris dans le lissu trabéculaire péricornéen et, par suite, à l'ophtlialmie sympathique. On peut dire que, sous ce rapport, toute section qui ne tombe même que par ses extrémités dans la sclérotique doit être soigneusement bannie de la chirurgie oculaire.

Procédé de Liebreich.

Son auteur, pour échapper à la nécessité d'exciser l'iris, transporta (en 1872) la section de de Graefe dans la cornée même, en laissant les extrémités de la plaie dans la sclérotique à 1 millimètre du bord cornéen. La ponction et la contre-ponction sont situées de 1,5 à 2 millimètres au-dessous du diamètre horizontal de la cornée. Le tranchant du couteau de de Graefe est dirigé en bas, et, pour obtenir (tîg. 300) une section courbe, l'instrument forme pendant toute sa conduite un angle de i5 degrés. M. Galezowski a recommandé, en 1882, une section analogue, mais à base située à 2 millimètres au-dessus du diamètre horizontal et à sommet distant de 2 millimètres du bord cornéen supérieur, ce qui ne laisse au lambeau qu'une hauteur de 2 millimètres (regardez la section de Liebreich, figure 300 retournée).

Procédé de Lebrun.

M. Lebrun (1872) désigne sa méthode d'extraction sous le nom d'extraction à petit lambeau médian (tig. 301). Elle a, sur les procédés sus-décrits, le très grand avan-

Fig. 301.

tage que les extrémités de la plaie tombent non dans la sclérotique, mais dans la jonction scléro-cornéenne. Son emplacement en haut peut à la rigueur masquer un déplacement pupillaire, suite d'un enclavement accidentel. Tous ces lambeaux surbaissés tendent à se rapprocher de la linéarité, dont Kùchler a donné, en 1868, un échantillon d'une idéale pureté (fig. 302), mais ils pèchent par un défaut capital c'est de ne pas se prêter à l'entre-bàiliement que réclame un noyau quelque peu volumineux.

Suivant M. Warlomont, on introduit, pour faire cette section belge, comme il la dénomme, « le couteau au bord de la cornée (couteau de de Graefe de moyenne largeur), à 1 millimètre au-dessous de son diamètre transversal, le tranchant étant

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tourné en haut cl légèrement en avant, de manière que le plan de l'instrument fasse avec celui de l'iris un angle de 20 à 30 degrés. L'instrument est alors poussé horizontalement et doit sortir en un point correspondant. Cela fait, au moyen de quelques mouvements de scie imprimés au couteau, de façon à lui faire parcourir insensiblement un arc de cercle en avant, on achève la section en sortant à peu près perpendiculairement à la cornée, vers l'union du tiers supérieur avec le tiers moyen de cette membrane, ou un peu plus haut. »

Gomme nous l'avons dit, les sections peu élevées s'entre-bàillent à peine et ne sont applicables qu'aux cas où il s'agit d'une cataracte mollasse à noyau de petite dimension. Nous n'exécutons pareil procédé que chez des sujets de vingt à quarante ans, lorsque l'extraction linéaire simple ne peut plus trouver son application ; mais, pour la cataracte sénile à large noyau, cette section est absolument impropre, et cela d'autant plus qu'on ne peut guère, dans les cas à pression exagérée, obvier, par une excision quelque peu large de l'iris, aux pincements et à la contusion très accusés que l'iris subit au passage du cristallin, près des extrémités de la section.

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