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RÉTINITE NÉPHRÉTIQUE

toucher nous révèle plus ou moins clairement. Dans une autre série de cas, la réduite hémorrhagique doit être rapportée à une fragilité des parois vasculaires en général. Aussi, en examinant ces malades, on rencontre très fréquemment un athérome plus ou moins généralisé et souvent anticipé des gros troncs vasculaires (carotides, temporales, brachiales, fémorales). Cette dégénérescence concorde alors fréquemment avec une hypertrophie du ventricule gauche. Tandis que, dans la première forme, la reliai te hémorrhagique est le plus souvent unilatérale, dans la seconde, on peut fréquemment constater qu'elle envahit successivement les deux yeux. On a aussi accusé les troubles menstruels et la suppression du flux hémorrhoïdal. Ce qui, chez les femmes, doit toujours être le sujet d'une investigation, c'est si des troubles circulatoires ne peuvent pas être attribués à une rétroflexion ou à des hypertrophies et tumeurs de la matrice.

Le pronostic de la rélinite apoplectique est toujours sérieux, moins encore en raison de l'atteinte que cette maladie porte aux fonctions visuelles, que parce qu'elle est ordinairement le signal de troubles profonds dans la constitution du sujet, et qu'on l'observe si souvent simultanément avec des lésions du cœur et des altérations athéromateuses avancées et généralisées, états que l'on sait être fréquemment la source de maladies encéphaliques les plus graves.

Nous n'avons rien à ajouter au traitement exposé pour les apoplexies simples; il doit être rigoureusement approprié à l'état général de santé du sujet.

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La coïncidence de troubles visuels avec des états hydropiques et des changements dans l'excrétion rénale avait déjà été mentionnée, surtout chez les femmes enceintes et les convalescents de scarlatine, mais c'est Rright qui, en 1836, signala le premier ces troubles, comme un symptôme initial et des plus caractéristiques des complications cérébrales de la néphrite albuminurique. Rien qu'il s'agisse d'ordinaire d'altérations rétiniennes, notons ici que l'urémie peut aussi provoquer une amblyopie ou une amaurose avec intégrité apparente de la rétine.

Ce qui caractérise l'image ophthalmoscopique de la rétinite brighlique, c'est la prépondérance des foyers de dégénérescence sur le restant des altérations (Leber), et ce fait que ces divers foyers ont une tendance manifeste à se grouper en cercle autour de la papille et en étoile autour de la macula. Toutefois, cette image (voy. fig. 326) peut être très variée et, dans tous les cas, on n'observera pas avec une régularité parfaite les trois phases de congestion, de dégénérescence et de régression, que nous énumérerons pour donner le type clinique de cette affection.

1° La première phase, la phase de congestion, se caractérise par une rougeur de la papille avec tortuosité et élargissement des veines. En même temps la papille se gonfle et devient, ainsi que le proche voisinage de la rétine, le siège d'un œdème de couleur grisâtre. La couche des fibres nerveuses plus accentuée (comme on peut surtout le reconnaître, de même que le gonflement papillaire, à l'examen à l'image droite) présente çà et là de petites hémorrhagies en flammèches, qui montrent une tendance à s'encadrer de lignes blanchâtres marquant la dégénérescence. Enfin, la macula devient promptement le siège d'un pointillé, qui se range en lignes concentriques par rapport à la fossette, et un œdème périmaculaire fait ressortir parlicu-

librement ta coloration de la macula. Il est absolument exceptionnel que l'œdème rétinien soit développé à un tel point qu'il se forme un décollement partiel de la rétine.

2° La phase dégénérative se caractérise par une diminution de l'état congestif de la papille el l'apparition de nombreux foyers et plaques de dégénérescence, qui, au début, se présentent encore entremêlés avec des hémorrhagies et tranchent parleur reflet brillant ou jaunâtre. Ces plaques graisseuses longent les vaisseaux. Dans les cas plus anciens, on voit se former un anneau péripapillaire de plaques, d'une coloration tendineuse et mate, dues à des altérations des fibres nerveuses (hypertrophie variqueuse) et qui n'ont rien de commun avec les hémorrhagies. En général, ces

Fig. 326.

dernières plaques rayonna nies, simulant les fibres nerveuses à double contour, et les plaques arrondies se trouvant à quelque distance de la papille, se groupent autour d'elle, mais laissent l'anneau qu'elles forment ouvert du côté de la macula (Leber).

Sur la région de la macula (fig. 326) apparaissent ordinairement de très petites taches blanchâtres qui se groupent en lignes de longueur différente. Ces lignes convergent toutes vers la fossette, dont elles se tiennent à une certaine distance, et forment une étoile qui peut être complète ou simplement, ébauchée par places. Cette étoile est constituée par la dégénérescence graisseuse des fibres rayonnantes de Millier (Schweigger), dont les extrémités se groupent vers la fossette en lignes radiées. C'est donc la disposition anatomique de ces fibres qui implique l'étendue de l'étoile, qui ordinairement ne dépasse pas un diamètre papillaire et demi.

3° La phase régressive, lorsqu'on n'assiste pas, ainsi qu'on le voit dans des cas heureux, à un retour vers un état sensiblement normal, se caractérise par la

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