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BLESSURES DES PAROIS ORBITAIRES

tissu osseux ambiant, suivant l'intensité du choc vulnérant. Une antisepsie minutieuse sera, ici, de rigueur. Sous le jet de l'irrigation désinfectante, la plaie sera réunie, après l'avoir régularisée, s'il y a lieu, et l'on appliquera le bandeau compressif, afin de garantir le plus possible la plaie du contact de l'air.

A l'occasion des fractures de l'orbite, nous dirons comment doit être interprétée la prétendue malignité des lésions des parties molles, au voisinage du nerf susorbitaire; on verra que l'amaurose supra-orbitaire résulte, non d'une action réflexe, mais de lésions concomitantes du fond de l'orbite, principalement du canal optique.

Les lésions osseuses, que peut présenter le rebord orbitaire, sont fort rares, car on ne les rencontre guère isolées et sans que les parties osseuses de l'orbite y participent. Pour que pareilles lésions circonscrites se produisent, il faut qu'il y ait eu, en quelque sorte, une cause vulnérante qui, tout en atteignant le bord osseux, n'ait fait qu'effleurer ce rebord, sans entraîner un ébranlement trop marqué de la paroi orbitaire correspondante. Ainsi, l'on a observé que, par suite d'un coup de pierre, un petit fragment du prolongement nasal du maxillaire supérieur a été détaché. Ce fragment, se butant contre le nerf infra-orbitaire, aurait déterminé un tétanos suivi de mort (Biermeyer). Berlin a rapporté un cas où, à la suite d'un coup de rapière, un fragment de la moitié externe du rebord orbitaire supérieur avait été détaché. Des lésions analogues, produites par armes à feu, se rencontreront moins rarement, et de Wecker a vu, ainsi, un fragment du rebord de l'orbite s'enfoncer vers le sac lacrymal et boucher entièrement l'entrée du canal nasal.

Le redressement, ou l'extraction, d'un fragment du rebord orbitaire, une fois la plaie cutanée guérie, ne sera indiqué que lorsqu'il s'agit de remédier à un déplacement des paupières, ou à la compression de nerfs sensitifs, avec névralgies rebelles ou menace de tétanos.

Une véritable disjonction suturale du rebord inférieur, compliquée ou non de fractures osseuses, a été observée, lorsque la face a porté violemment sur un sol dur (sur la glace). Cette disjonction se caractérise par une véritable dislocation des os. La joue s'affaisse d'un côté, ainsi que le rebord orbitaire inférieur. Constamment, on rencontre ici la déchirure du nerf infra-orbitaire, avec troubles de la sensibilité.

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