OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT DANS L'ORBITE
venir que si, par suite des proportions énormes prises par la glande, il y avait menace d'étoulfement. Dans ce cas, on devrait préférer, à la trachéotomie, l'extirpation de la glande, qui a donné d'heureux résultats (Tillaux).
Lorsqu'une poussée d'exophthalmie devient un danger pour la cornée, c'est seulement par La tarsorrhaphie que l'on peut espérer le conjurer. Encore faut-il ne pas trop tarder d'exécuter cette opération, que de Graefe a le premier recommandée en pareil cas, pour ne pas voir échouer, par suite de l'excessive pression des globes oculaires contre les paupières, la réunion qu'on veut obtenir. Du reste, nous recommandons, chez tous les malades, la tarsorrhaphie partielle, avec simple avivement du bord intermarginal et conservation des cils, dès que l'exophthalmos, datant depuis un certain temps, ne cède pas aux médications usuelles et occasionne, surtout chez les femmes, une difformité choquante. Nous avons, en effet, la conviction que la compression, exercée par un rapetissement sensible de la fente, a une action favorable pour faire rétrograder la dilatation vasculaire du tissu rétro -bulbaire. 11 est bien entendu que les complications cornéennes réclameraient, à défaut de la tarsorrhaphie, un traitement antiseptique énergique, pour éviter l'extension des ulcères et leur perforation, toujours à craindre ici.
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