‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 254 sur 316 · WA · texte numérisé non relu

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Os clhmoid.

Fig. 534.

Coupe à travers le canal naso-lacrymal, dans sa partie supérieure (grossissement 2).

dépourvues de valvules, et c'est par une erreur d'interprétation qu'on a voulu voir une pareille disposition à l'entrée des canalicules dans le sac (valvule de Rosenmuller), au lieu d'union du sac lacrymal et du canal nasal (valvule de Beraud ou de Krause), enfin, à l'ouverture nasale du canal (valvule de Hasner). C'est tout à fait exceptionnellement que l'on a rencontré, en des points variés du canal, des plis obliques ou circulaires, ces derniers parfois perforés, et même des plis longitudinaux. Comme variété, il faut signaler la présence possible de deux ouvertures du canal nasal, séparées pur une petite lamelle osseuse.

Pour ce qui regarde le mode de fonctionnement de l'appareil lacrymal, il y a lieu, suivant le professeur Hencke, de distinguer, dans le transport des larmes, deux actes principaux : 1° la dispersion des larmes dans le sac conjonctival et l'accumulation de l'excès de cette sécrétion, au voisinage des points lacrymaux; 2° l'introduction des larmes dans le sac lacrymal et leur passage, dans le nez, au travers du canal nasal.

1° L'application du bord libre des paupières contre le globe de l'œil, sous l'action du muscle lacrymal postérieur, s'oppose à ce que les larmes s'écoulent en petits ruisseaux et a pour effet de les étaler à la surface de l'œil. L'accumulation des larmes, qui, lorsque l'œil est ouvert, lend à s'opérer dans le repli conjonctival, cesse, dès que survient le clignement et que le cul-de-sac conjonctival se trouve, alors, comprimé. A ce moment, la contraction du muscle lacrymal antérieur rapprochant de l'œil, dans tous les sens, la por-

tion cutanée des paupières, les larmes sont chassées vers le seul point où existe un espace libre, c'est-à-dire vers le lac lacrymal. C'est en cet endroit que, pendant le clignement, les larmes, comprimées de tous côtés, se mettent en rapport avec les embouchures des canalicules lacrymaux.

2° L'introduction des larmes dans les conduits et leur évacuation dans le sac sont aussi liées aux mouvements des paupières. Il faut admettre, en clfet, que lo sac est soumis à des mouvements alternatifs de dilatation et de resserrement, qui ont pour but de favoriser l'admission et l'expulsion des larmes. Actuellement, il ne saurait plus être question des anciennes théories, d'ordre purement physique, d'après lesquelles on assimilait l'appareil d'élimination des larmes à un siphon (J.-L. Petit), ou à un tube rigide, jouissant des propriétés d'aspiration dues à la capillarité (Molinelli, Janin). De même, la raréfaction de l'air dans les fosses nasales, pendant l'inspiration, ne peut être invoquée (Hunauld, Sédillot)

Lig\ pal p. med.

Ganalis lacr.

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Apert. inf. c. n.

Coucha inf.

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Fig. 535. — Coupe longitudinale à travers le canal naso-lacrymal ; ses rapports avec le sinus maxillaire et les cornets; direction, plis intérieurs et ouverture nasale.

pour expliquer l'appel des larmes, car, dans la plupart des cas, le mode de terminaison du canal nasal s'oppose à pareille aspiration.

Une action musculaire, s'exerçant sur le sac lacrymal, est donc aujourd'hui généralement adoptée. La plupart des auteurs (Richet, Bourjot Saint-Hilaire, Malgaigne, Hyrtl, Roser, A. Schmid, Hencke) pensent que, au moment où les paupières se ferment, lorsque les larmes sont pressées contre les parois du lac lacrymal, le sac se dilate et aspire les larmes; toutefois, pour quelques-uns (Alt, Moll et Weber), le sac éprouverait à ce moment une compression. Dans cette controverse, le moyen le plus simple pour dévoiler la vérité parait résider dans l'observation des mouvements qui se passent sur une gouttelette suspendue à l'orifice d'une fistule lacrymale, au moment où les paupières se ferment. Cette gouttelette est-elle attirée vers le sac ou chassée au dehors? Le plus grand nombre des observateurs se prononcent pour l'attraction, et, par suite, pour une dilatation du sac. L'expulsion de la gouttelette, qui a aussi été notée parfois, devrait être attribuée à la direction de la fistule et à la compression exercée par ses bords cutanés.

On peut regarder comme établi que la dilatation du sac et l'aspiration des larmes concordent avec l'occlusion des paupières; au contraire, l'ouverture de celles-ci entraîne le resserrement du sac et l'expulsion de son contenu. Le premier groupe de phénomènes est obtenu, grâce au muscle lacrymal antérieur, qui joue le principal rôle dans le clignement des paupières. Lorsque ce muscle se contracte et se tend sur la convexité du globe ocu-

APPAREIL LACRYMAL

laire, il attire, en même temps, en avant, le ligament palpébral interne, c'est-à-dire son origine mobile, et, avec lui, toute la paroi antérieure du sac lacrymal, attendu que son insertion fixe, la crête lacrymale antérieure, est située en avant du sac. Le vide qui tend alors à se faire, dans l'intérieur du sac, est comblé par l'afflux des larmes, au travers des conduits; car le repli muqueux valvulaire de l'extrémité du canal nasal s'oppose, de ce côté, à toute aspiration. Quant au resserrement du sac, ayant pour effet de chasser son contenu

Fig. 536. — Ouverture inférieure du canal nasal, dans lequel on a passé une sonde. La moitié antérieure du cornet inférieur est enlevée.

vers les fosses nasales, il est placé sous la dépendance du muscle lacrymal postérieur. Ce muscle ne peut concourir à la dilatation du sac et à l'occlusion des paupières, car, dans cet acte, ses fibres, comme celles du releveur, doivent subir un certain allongement; mais, dès que les paupières s'écartent, il commence à agir, en attirant le ligament palpébral interne vers son insertion fixe, la crête lacrymale postérieure. La paroi antérieure du dôme du sac revient, ainsi, vers l'excavation osseuse qui lui fait face et les larmes sont expulsées. Tandis que le muscle lacrymal postérieur accomplit cette évacuation, celles de ses fibres, qui engainent les conduits, les compriment, de manière à s'opposera un reflux du côté du lac lacrymal.

ARTICLE PREMIER

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