‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 258 sur 316 · III. — Hypertrophie de la glande lacrymale · texte numérisé non relu

III. — Hypertrophie de la glande lacrymale

Consécutivement à des poussées inflammatoires multipliées, ou même en l'absence de semblables antécédents, on a vu la glande lacrymale s'accroître notablement et constituer une tumeur volumineuse, lobulée, tout à fait indolente, qu'on a dû rapporter à l'hyperlrophie du tissu propre de la glande. Dans la plupart des cas, cette hypertrophie a été observée sur de jeunes sujets, et l'évolution complète de la maladie, dont les débuts ont paru, quelquefois, remonter à la vie intra-utérine, a toujours mis plusieurs années à se faire. La glande lacrymale augmente de volume sans causer la moindre gène, jusqu'au moment où elle acquiert des dimensions telles qu'elle frappe les regards, entrave l'occlusion de l'œil et comprime le globe oculaire, au point de le dévier en bas et en dedans. Dans ces conditions, il se manifeste un ptosis de la paupière supérieure, sous l'influence directe de la compression que le

contenu de l'orbite a subie. Jusqu'à présent, d'ailleurs, on n'a pas observé que ces désordres aient été la cause d'un trouble appréciable dans la sécrétion des larmes. Quand la tumeur atteint un volume tel, qu'elle réclame une intervention urgente, l'extirpation est le seul traitement qui soit rationnellement indiqué; car on ne peut guère compter sur le succès d'une médication résolutive.

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