‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 260 sur 316 · FISTULES DE LA GLANDE LACRYMALE · texte numérisé non relu

FISTULES DE LA GLANDE LACRYMALE

de la glande lacrymale, lorsqu'ils se sont insinués dans l'épaisseur de cet organe, ou lorsqu'ils s'y sont si étroitement juxtaposés qu'ils en ont déterminé l'atrophie, en le comprimant. Si, dans un cas donné, on avait réellement affaire à un kyste englobé dans la glande, lacrymale, ce kyste pourrait se rapporter à la rétention du produit normalement sécrété par la glande, ou à ht présence d'un cysticerque ou d'un échinocoque, qu'il faudrait rechercher avec soin. Les hydatides de la glande lacrymale se seraient fait remarquer par un développement extrêmement rapide, la production d'un exorbitisme très considérable et des phénomènes de compression des plus alarmants.

Les symptômes des tumeurs de la glande lacrymale se différencient si peu de ceux des tumeurs de l'orbite en général, lorsqu'on les observe après leur entier développement, qu'on n'est ordinairement à même de poser le diagnostic qu'après leur extirpation. Au début, les signes caractéristiques sont * l'évolution prédominante de la tumeur vers le rebord supéro-externe et le déplacement du globe oculaire en bas et en dedans, avec abolition plus ou moins complète de la mobilité en haut et en dehors. Ces tumeurs, qui sont presque toutes très dures, à la palpation, et lobuleuses, surplombent le rebord orbitaire, soulèvent notablement la queue du sourcil et immobilisent les mouvements de relèvement de la paupière supérieure.

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