V. — Corps étrangers de la glande lacrymale (dacryolithes
La science ne renferme presque pas d'observations authentiques de corps étrangers, logés dans la glande lacrymale ; ce qui s'explique, en partie, par la mobilité et l'élasticité de cet organe, qui peut ainsi fuir devant le corps vulnérant. Pourtant, Larrey, père, rapporte un cas où la moitié d'une balle, coupée en deux par l'angle externe du rebord orbitaire gauche, avait pénétré dans la glande. On aurait aussi rencontré, dans cet organe, une espèce de filaire (Allessi). Les concrétions calcaires, qui ont été observées dans le tissu de la glande ou dans ses conduits excréteurs, constituent, vu la faible proportion de parties solides que contient la sécrétion lacrymale, des faits exceptionnels. Leur présence détermine des phénomènes d'irritation assez accusés. L'analyse chimique de dacryolithes de la glande a démontré qu'ils étaient presque, exclusivement composés de phosphate de chaux.