MYOPIE
recherche du verre sphérique fournissant la meilleure vision, ne donne pas toujours, en effet, un résultat satisfaisant, les réponses de l'opéré étant souvent incertaines, d'une part, à cause du degré élevé de l'astigmatisme, et, d'autre part, parce que la vision, à une époque encore rapprochée de l'opération, n'est habituellement pas assez parfaite pour que l'on puisse compter sur des indications précises.
A mesure qu'on s'éloigne de l'époque où l'opération a été pratiquée, l'astigmatisme opératoire, qui résulte d'un redressement du méridien vertical (extraction pratiquée en haut ou en bas) et d'un excès de courbure équivalent du méridien horizontal, tend à diminuer progressivement sans toutefois disparaître, du moins habituellement. Il sera donc nécessaire, après un certain temps (plusieurs mois), de réviser les lunettes des opérés de cataracte. On trouvera alors que, pour une réduction de deux dioptries d'astigmatisme, le verre sphérique devra être accru d'une dioptrie ; ce qui se comprend aisément si l'on songe que, sur ces deux dioptries d'astigmatisme, une dioptrie revenait au redressement du méridien vertical et une dioptrie à l'excès de courbure du méridien horizontal.
L'accommodation faisant nécessairement défaut dans l'aphakie, on devra, pour la vision rapprochée, prescrire des lunettes représentant la somme du verre qui corrige l'hypermétropie et d'un second verre d'un foyer égal à la dislance pour laquelle on veut adapter l'œil. Ainsi un verre -f- 10 donnant la meilleure acuité visuelle à dislance, il faudra, pour permettre l'adaptation de l'œil à 0m,25, faire usage de lunettes -f- 14, un foyer de 25 centimètres correspondant à une lentille de 4 dioptries.