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KERAT0SC0P1E PAR LES IMAGES RÉFLÉCHIES. 9H

vite que le voisinage, se trouve située, par rapport à celui-ci, dans un plan plus antérieur. C'est ainsi que, dans une excavation glaucomateuse, le déplacement parallactique du bord de la papille est plus accusé que celui du fond, ce dernier donnant même l'illusion d'une marche en sens inverse. Dans un cas de soulèvement de la papille (papillite), ce sont, au contraire, les parties centrales de la papille qui se déplacent davantage. Si, dans un examen à l'image renversée, on rencontre, au fond de l'œil, une tache appartenant à un flocon du corps vitré, l'énorme excursion, que subira l'image de ce flocon au moindre déplacement latéral de la loupe, nous renseignera immédiatement sur la nature de cette tache. De même, c'est par le déplacement parallactique que nous jugerons, en un instant, des sinuosités que forme une rétine décollée.

KÉRATOSCOP1E l'A.R LES IMAGES RÉFLÉCHIES

L'étude des images réfléchies sur la cornée présente un grand intérêt, car elle nous permet de nous renseigner rapidement sur les altérations ou inégalités de courbure que peut présenter cette membrane. Dans l'astigmatisme régulier, la kératoscopie est particulièrement précieuse, attendu qu'elle circonscrit immédiatement la recherche des cylindres correcteurs entre un très petit nombre de verres et qu'elle abrège ainsi très notablement l'examen. Si l'on considère que toute détermination objective de l'astigmatisme doit constamment être contrôlée par un examen subjectif, le seul qui donne le résultat définitif sur lequel on se guide pour la prescription des verres, on conçoit qu'une précision presque absolue dans la mensuration de la cornée, telle que la fournit Pophthalmomètre si parfait de Javal et Schiôtz, ne soit pas indispensable dans la pratique, d'autant plus que la cornée n'est pas seule en cause dans l'astigmatisme et qu'une partie, statique ou dynamique, siège dans le cristallin, tantôt pour accroître, tantôt pour diminuer l'astigmatisme total de l'œil. En résumé, l'examen objectif n'étant que préliminaire et le dernier mot appartenant toujours à l'examen subjectif, nous pensons que la meilleure méthode d'exploration de la cornée, pratiquée dans l'unique but d'arriver à un choix de lunettes aussi parfait que possible, sera celle qui donnera rapidement et simplement une indication, sinon absolument exacte, du moins voisine de l'exactitude. Car à quoi nous servirait une précision mathématique dans la mensuration de la cornée, en admettant qu'elle puisse être atteinte, si les verres à prescrire doivent s'éloigner, parfois assez notablement, des chiffres trouvés objectivement ? A cet éo-ard, nous n'hésitons pas à affirmer que la simple kératoscopie, telle que nous l'indiquerons ci-dessous (et comme elle est du reste adoptée dans nombre de cliniques), répond à tous les besoins de la pratique.

Aux disques de Placido et de Javal, nous avons préféré une figure carrée, dont deux côtés opposés peuvent être rapprochés, en permettant, comme nous le verrons plus loin, de chiffrer l'astigmatisme. Tandis qu'une figure circulaire se réfléchit sur une cornée astigmate suivant une ellipse, un carré donne un reflet rectangulaire, lorsque ses côtés sont parallèles aux méridiens principaux. Le grand axe de l'ellipse et le <*rand côté du rectangle correspondent au méridien suivant lequel la cornée offre

son minimum de courbure (méridien le moins réfringent, d'ordinaire l'horizontal). Notre astbmomèlre, ou kératoscope enregistreur, consiste essentiellement en un

carré noir de 20 centimètres de côté, présentant sur ses bords une bandelette blanche de 15 millimètres, et dont le centre est percé d'un trou, pouvant recevoir, à volonté, une lunette propre à grossir l'image cornéenne (1). Sur deux côtés opposés du carré, les bandelettes peuvent, au moyen d'une vis droite et gauche, être rapprochées graduellement (lig. 574 et 575). La même vis met en mouvement un curseur qui se déplace sur une échelle graduée, dont les divisions représentent des dioptries. Enfin le carré peut exécuter, sur son manche, un mouvement de rotation, que mesure un cadran placé, comme l'échelle, derrière l'instrument (fig. 576). L'examen se pratique de la façon suivante : Le sujet doit être placé près d'une large fenêtre, à laquelle il tourne le dos.

Fig. 576.

Fie. 574.

L'astigmomètre, bien éclairé, est tenu verticalement, de façon que son plan soit parallèle à celui de la face du patient, dont le sépare une distance de 25 centimètres environ. En outre, il faut veiller à ce que, la tête étant bien droite, l'œil observé se trouve situé vis-à-vis du trou central de l'instrument qu'il doit fixer, et derrière lequel l'observateur place l'un de ses yeux. En procédant ainsi, on observe, dans un cas normal, que la bandelette blanche, qui borde le carré, se peint sur la cornée suivant un carré exact, et cela, quelque inclinaison que l'on donne au kératoscope; par contre, s'il existe un astigmatisme, l'image cornéenne deviendra un

(1) Nous avons ajouté à l'instrument un secteur de roue portant les verres convexes 1, 2 et 3, que l'observateur peut, à son gré, placer derrière l'ouverture centrale et substituer à la lunette.

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