‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 31 sur 316 · SPASME DU MUSCLE ORB1CULAIRE (CLONIQUE ET TONIQUE · texte numérisé non relu

SPASME DU MUSCLE ORB1CULAIRE (CLONIQUE ET TONIQUE

Le spasme de l'orbiculaire s'observe sous la forme clonique ou tonique.

Dans la première, le muscle est pris de contractions produisant des clignements répétés, pendant lesquels le relâchement du muscle n'est généralement pas assez complet pour permettre aux paupières un écartement normal. Les contractions cloniques peuvent encore ne se produire que dans une portion de l'orbiculaire, et alors elles ont pour effet de mettre en mouvement, soit l'une des paupières, soit même une partie de ces voiles membraneux.

Les contractions cloniques qui occupent les deux paupières à la fois, de beaucoup les plus tenaces, résistent souvent au traitement, lorsqu'elles sont idiopathiques. Mais, dans nombre de cas, ce clignement résulte uniquement d'une action réflexe des nerfs sensitifs de la conjonctive irritée sur les filets de la septième paire, et il disparaît alors avec l'irritation de la muqueuse. Les contractions cloniques que provoquent dans l'orbiculaire certains troubles fonctionnels ayant leur siège dans la rétine (hyperesthésie), sont bien moins fréquentes qu'il ne semble au premier abord.

On observe assez fréquemment chez des enfants, lorsqu'ils commencent à fréquenter l'école, un spasme nictitant auquel participent aisément les fibres musculaires qutse rendent du muscle orbiculaire à la lèvre supérieure. Ce n'est souvent, chez ces petits malades anémiques, qu'une manifestation de la chorée mineure. Une attention particulière doit néamoins être portée ici sur l'état de réfraction de ces enfants, afin de leur éviter tout excès d'accommodation qui favorise siugulièrement la production de ce clignement.

On signale encore, chez des femmes anémiques, un spasme clonique unilatéral qui s'observe essentiellement après que des causes débilitantes ont affaibli ces malades, comme l'allaitement, les pertes, les maladies utérines, etc. Quelquefois ce spasme gagne, chez elles, d'autres régions de la face et du cou; il saute alors, après quelque temps, sur le côté opposé.

La seconde forme de blépharospasme, forme tonique, offre à l'observateur deux.

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