‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 43 sur 316 · ENTR0P10N · texte numérisé non relu

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comme dans le procédé de de Wecker, on combine la canthoplastie et l'emploi des sulures de Gaillard avec le dédoublement du bord ciliaire. Ajoutons qu'en procédant ainsi le but pourra être atteint sans une application aussi large des sutures, ce qui n'est pas sans avantage, attemlu que les cicatrices que laisse l'opération seront sensiblement atténuées. On procède comme il suit :

Après avoir élargi amplement la fente palpébrale et fixé la muqueuse par une seule suture à l'extrémité de l'incision cutanée, on procède au dégagement du champ d'implantation des cils. Pour cela, on saisit la paupière dans une pince à compression et l'on trace tout d'abord, avec un bistouri bien tranchant, la démarcation entre la ligne des cils et le bord ciliaire supportant les orifices glandulaires. Dans la rainure ainsi formée, on insinue un petit, couteau à double tranchant, de façon à dégager, dans une profondeur de 5 à 6 millimètres, les parties situées au-devant du tarse qui seront graduellement attirées en haut avec une pince. Après s'être assuré que la peau qui supporte les cils est bien mobile sur le tarse, et cela dans

Fig. 72.

toute l'étendue de la paupière, on applique, suivant les besoins, trois ou quatre sutures de Gaillard qui glisseront en partie sur le tarse dénudé.

Nous indiquerons encore, en terminant, bien qu'elles nous paraissent inutilement compliquées, les méthodes opératoires recommandées par de Graefe dans l'entropion spasmodique.

A la paupière inférieure (fig. 70), après avoir pratiqué à 3 millimètres du bord palpébral une incision cutanée, on excise un lambeau triangulaire de peau A et l'on réunit les lambeaux B et C préalablement dégagés, en remédiant ainsi au relâchement des parties orbitaires. On accroîtra l'effet en donnant au lambeau à exciser une forme en coupole (fig. 71).

Dans les cas d'entropion spasmodique de la paupière supérieure, où le tarse correspondant a subi un ratatinement sensible, on procède d'abord comme ci-dessus, puis, après avoir incisé et repoussé en haut l'orbiculaire, on excise dans le tarse un triangle B (fig. 72) à base tournée en sens inverse du triangle cutané préalablement enlevé. Les sutures doivent être placées de manière que la moyenne (A' A') comprenne à la fois la peau et les couches superficielles du tarse. Ordinairement cette opération, de même que la précédente, doit être combinée à celle du blépharophimosis (canthoplastie).

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