‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 75 sur 316 · BLESSURES · texte numérisé non relu

BLESSURES

un obturateur plus résistant. Ainsi que le montre le dessin (fig. 145), on place une suture en bourse, on incise horizontalement, avec le couteau de de Graefe, le sta-

phylôme, en laissant au milieu un petit pont destiné à faire obstacle, pendant ce temps de l'opération, à la sortie du corps vitré. A l'aide de ciseaux courbes, on détache alors bien exactement suivant leur base les deux moitiés du staphylôme. On fait échapper le cristallin (si cet organe subsiste encore dans l'œil), en incisant la capsule, et on ferme la sature en s'efforçant d'éviter toute perte du corps vitré, car c'est à cette condition qu'on est assuré d'obtenir un moignon de volume sensiblement égal à un œil normal et donnant pour la prothèse, et quelquefois même pour le tatouage conjonctival, un résultat parfait. Le bandeau est maintenu une huitaine de jours.

Lorsque au staphylôme cornéen il s'est adjoint une distension du corps ciliaire, on sera exposé, en pratiquant l'opération précédente, à voir, sous l'influence de la forte pression intra-oculaire, le corps vitré s'échapper et une hémorrhagie plus ou moins abondante se produire. Dans ce cas, le plan opératoire sera transformé et on procédera immédiatement à l'évidement de l'œil, à moins que, tout d'abord, on n'ait préféré recourir aux sclérotomies équatoriales répétées.

La cornée ne devient guère primitivement le siège de tumeurs, mais se trouve simplement envahie par des néoplasies voisines. Les points d'où proviennent ces tumeurs sont, de préférence, l'entourage, le bord dans lequel la cornée se trouve enchâssée; bien rarement le revêtement épithélial, à proprement parler, est le point de départ d'une néoplasie, c'est-à-dire, tout à fait exceptionnellement, un épithélioma se développe à une certaine distance du limbe conjonctival.

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