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CORPS ÉTRANGERS

accélèrent la guérison. A l'époque de la guérison, l'attention du médecin doit se porter sur un point essentiel: c'est de prévenir autant que possible la formation d'un symblépharon ou d'un ankyloblépharon. Pans ce but, on pourra faire porler une coque de verre transparent, interposée enlre le globe et les paupières, ou on appliquera des bandelettes de diachylon de façon à produire temporairement un ectropion.

Parmi les corps étrangers qui s'implantent dans la conjonctive et la sclérotique à la fois, et dont la force de propulsion n'a pas elé suffisante pour perforer ces membranes, il faut citer principalement les éclats de métaux et les grains de poudre. La conduite que doit tenir le praticien, en présence de ces lésions, sera différente suivant qu'il est appelé immédiatement, ou qu'il n'est consulté qu'un certain temps après l'accident, alors que la plaie conjonctivale se trouve déjà cicatrisée. Pans le premier cas, nous essayons autant que possible d'extraire les parcelles métalliques et les grains de poudre; au contraire, nous nous abstenons de toute intervention, si la qualité cbimique du fragment métallique rend son séjour inoffensif pour le blessé et si celui-ci n'accuse aucune gène. Pe même, l'abstention doit être la conduite à tenir pour des tatouages produits par des grains de poudre. Il est bien entendu qu'on procède à l'enlèvement de tout corps étranger simplement implanté dans la conjonctive.

Il est remarquable de voir comment de volumineux corps étrangers (fragment de bois, épi de blé, etc. (peuvent longtemps séjourner dans le cul-de-sac supérieur et ne manifester leur présence qu'en causant une irritation lente et chronique, traduite par un catarrhe ou une ophthalmie purulente chronique. En présence d'un pareil cas, on sera guidé, dans son diagnostic, par l'injection et l'hypertrophie partielles de la conjonctive du cul-de-sac, moins nettement dessinées, en général, sur le reste de la muqueuse malade. En écartant alors les plis de cette partie rouge et tuméfiée, on parviendra à extraire le corps étranger.

En général, l'introduction d'un corps étranger dans le sac conjonctival est suivie d'une injection de l'œil, de larmoiement et de blépharospasme avec douleurs, s'accusant à chaque mouvement des paupières. On enlèvera le corps étranger, après instillation de cocaïne, en renversant les paupières séparément et en conseillant au malade de regarder du côté opposé à la paupière qu'on veut examiner. Pour bien mettre à jour le cul-de-sac supérieur, il faut légèrement presser le tarse sur le globe et dire au malade de regarder en bas. Si l'on ne réussit pas à bien étaler le cul-de-sac supérieur, on explorera ses replis avec la curette de Paviel, qui servira également à saisir les corps étrangers qui, d'ordinaire, n'adhèrent que faiblement à la muqueuse.

Ce n'est que bien exceptionnellement que l'on peut rencontrer des œufs d'insectes ou des larves déposés dans le cul-de-sac conjonctival, où ils séjournent sans occasionner de désordres graves.

Los maladies de la sclérotique feront suite à celles de la choroïde.

TRACTUS UVÉAL

ANAT0M1E (l)

La tunica vasculosa, ou tunica uvea, constitue le revêtement interne de la sclérotique, en s'intercalant entre celle-ci et la rétine. A la distance de 1 millimètre du bord de la cornée, elle se replie perpendiculairement, par rapport à l'axe oculaire, pour s'adosser à la surface du cristallin et former la paroi postérieure de la chambre antérieure.

La partie postérieure de la T. vasculosa, qui revêt la sclérotique, est désignée sous le nom de membrane vasculaire ou choroïde; la partie antérieure, visible derrière la cornée transparente, et munie d'une ouverture, la pupille, s'appelle iris.

g 1er. — La choroïde représente une mince enveloppe très vasculaire (d'une épaisseur de 0,08-0,16 millimètre), qui se rattache plus particulièrement en deux endroits avec la sclérotique : en arrière, près de l'entrée du nerf optique, là où ses couches les plus internes se transforment en un anneau qui embrasse la masse du nerf optique à son émergence, anneau d'où partent quelques minces fibres pour pénétrer dans le nerf même ; en avant, à la jonction scléro-cornéenne en constituant le tendon annulaire du muscle ciliaire. En outre, ces deux membranes se trouvent attachées par les artères et les nerfs, qui perforent la sclérotique pour se rendre à la choroïde, ainsi que par les veines qui prennent le chemin inverse. La surface externe, dirigée vers la sclérotique et colorée en brun, est d'aspect fibrillaire; en avant, au point de jonction de la cornée et de la sclérotique, se voit un épaississement sous forme d'anneau grisâtre, de la largeur de 3-4 millimètres, qui contourne la partie antérieure de la membrane vasculaire, c'est le corps ciliaire.

La surface interne de la choroïde, dirigée vers la rétine, n'est jusqu'à Yora serrata que très faiblement attachée à cette membrane ; cependant elle y adhère encore de telle façon que, dans la plupart des cas, en voulant la détacher, toute la couche externe de la rétine (à savoir la couche d'épithélium pigmenté) reste fixée à la choroïde, ce qui a autrefois fait attribuer à celle-ci cette couche épithéliale. A partir de Yora serrata, ces membranes se rattachent plus intimement, à cause de l'accroissement de la couche épithéliale de la portion ciliaire de la rétine. Après avoir enlevé le pigment, la surface interne de la choroïde, de couleur grisâtre, se montre jusque vers Fora serrata absolument lisse. A partir de Yora serrata, cette surface interne devient rugueuse, présentant une série d'élevures en sens méridional, séparées les unes des autre par de profonds interstices. Ce sont ce qu'on appelle les procès ciliaires.

Les procès ciliaires, au nombre de soixante-dix à quatre-vingts, ont l'aspect d'une collerette régulièrement plissée ; en se soulevant progressivement, ils finissent par atteindra avec leurs replis le bord ciliaire de l'iris. La partie antérieure de la choroïde et Yora serrata portent, conjointement avec les procès ciliaires et le muscle, le nom de corpus ciliare, corps ciliaire.

La trame essentielle de la choroïde se trouve constituée par des vaisseaux. Des fibres musculaires lisses, que renferme en majeure partie le corps ciliaire, ne font pas défaut dans la partie postérieure de la choroïde. La membrane vasculaire est aussi très riche en nerfs. Enfin, tous ces éléments sont réunis par un stroma qui se caractérise par le très grand nombre de cellules pigmentaires étoilées qu'il renferme.

Couches de la CHOROÏDE. — Nous avons à distinguer dans la choroïde cinq couches :

1:1 la vitreuse, la membrane chorio-capillaire, le stratum intervasculaire, la couche

des gros vaisseaux, enfin la membrane supra-choroïdea.

(1) Résume u'iiprùs Iwauoff (Traité complet d'ophthalmologie, t. II, p. 241).

1. La lame yitkeuse (lame élastique, membrane basale) se présente, dans sa partie postérieure, comme une très mince enveloppe (0,0006-0,0008 millimètre), intimement

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