‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 79 sur 316 · FIG · texte numérisé non relu

FIG

2i8 TliACTUS UVÉAL.

unie au stroma île la choroïde. La surface, qui est dirigée vers l'épithélium pigmentaire, est jusque vers l'ora serrata absolument lisse, tandis que l'externe, tournée vers la membrane chorio-capillaire, présente un aspect fibrillaire. Celte différence résulté de ce que la membrane vitreuse se compose de deux lamelles : l'une interne sans structure; l'autre externe, formée d'un réseau de fibres très ténues, courant parallèlement à la surface.

Dans la partie antérieure de la choroïde, dans le corps ciliaire, la membrane vitreuse perd son aspect lisse et forme des élevures microscopiques, qui s'anastomosent les unes avec les autres (réticulum du corps ciliaire). Ces élevures limitent des dépressions dans lesquelles se trouve imbriqué du pigment (fig. 147).

Lu partie de la membrane vitreuse du corps ciliaire, voisine de l'ora serrata, ne montre

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Fig. 148.

d'abord que des traces de plis méridionaux et équaloriaux [a, fig. 147). Plus en avant se forme un réseau de mailles, allongées dans le sens méridional (b). Enfin, la zone la plus antérieure comprend des mailles très étroites, arrondies ou polygonales (c). On peut poursuivre celte structure réticulaire jusqu'à l'iris.

2. La COUCHE CHOBIO-capillaire s'étend de l'entrée du nerf optique à l'ora serrata. Elle représente un réseau serré de forts vaisseaux capillaires. On rencontre dans leurs Unes parois, sans structure, des noyaux ovales. Les interstices des capillaires sont comblés par une masse finement granulée.

3. Après les capillaires, suit le stratum intervasculaire, décrit par Sattler. Il se coml" B .1 un reseau serre de fines fibres élastiques, formant des lamelles superposées et qui

sont séparées de la chorio-capillaris par une pellicule endothéliale. Cette couche intervasculaire se différencie de la couche suivante de la choroïde, par l'absence de cellules pigmentaires, sauf, très exceptionnellement, lorsqu'il s'agit d'yeux excessivement pigmentés. Le parcours des veines à travers cette couche intervasculaire est caractéristique. Les veines de la choroïde possèdent, à part leur enveloppe adventive, une gaine périvasculaire. Celle-ci, les veines ne la conservent que jusqu'à la pellicule endothéliale; quant à l'autre, elles l'ont déjà perdue auparavant, de manière que les veines pénètrent dans le stratum dépouillées de leurs enveloppes. Elles conservent seulement quelques traces de la couche adventive. A partir de Vora serrata, les cellules endothéliales de cette couche disparaissent progressivement. Le réseau se raréfie aussi, mais ^e maintient dans toute L'étendue du corps ciliaire. 11 pénétrerait même dans l'iris.

Le stratum intervasculaire représente l'analogue du tapetum (Sattler).

i. I.a couche suivante, couche des gros VAISSEAUX {stratum vasculosum), se trouve

Fie. 149. — Muscle ciliaire.

a, cornée; b, limbe cornéen; c, sclérotique; e, espace de Fontana; f, partie méridionale du muscle; g, partie radiale de celui-ci; h, muscle annulaire de Millier; i, tendon antérieur du muscle ciliaire; A', tendon poste'rieur de la partie méridionale du muscle ciliaire.

séparée de la précédente par une pellicule endothéliale. Elle se compose de vaisseaux et de lamelles d'un réseau formé de fines fibres élastiques. Les cellules pigmentaires étoilées se trouvent disséminées en nombre considérable dans cette couche. Elles sont toutes dirigées parallèlement à la surface des lamelles et font défaut, ou à peu près, dans les points correspondants aux vaisseaux, de façon que le parcours de ceux-ci se révèle par des stries non pigmentées.

5. La dernière couche de la choroïde est la membrane supra-choroïdea. En détachant la sclérotique de la choroïde, il reste sur chacune de ces membranes un revêtement fibrillaire et pigmenté : du côté de la sclérotique, ce revêtement est la lamina fusca; du côté de la choroïde, il constitue la lamina supra-choroïdea. L'une et l'autre recouvrent la sclérotique et la choroïde, de l'insertion du muscle ciliaire au voisinage du nerf optique. La lame super-choroïdienne se compose de plusieurs lamelles superposées. Chaque lamelle est constituée par un réseau plus ou moins serré de fines fibres élastiques, entre lesquelles se rencontrent de très nombreuses cellules pigmentées, imbriquées dans une fine couche de ciment. Chaque lamelle est recouverte d'une pellicule endothéliale. La lamina fusca est constituée d'une façon analogue.

On peut diviser toutes les cellules de la choroïde en pigmentées et non pigmentées. Les

TRACTUS UVEAL.

premières se trouvent dans toutes les couches externes de la choroïde, jusqu'à la couche de SatUer. Les cellules non pigmentées se rencontrent dans toutes les couches sans exception.

Les cellules pigmentées de la choroïde se présentent sous les formes les plus variées : rondes sans aucun prolongement; aplaties, à forme irrégulière, montrant des prolongements épais; enfin, munies d'étroits prolongements à extrémités minces et ramifiées (fig. 148). Les noyaux, ronds ou ovales, dépourvus de pigment, sont très apparents. Les fibres du stroma

Fk,. 150.

Une des lamelles suivant lesquelles se trouve réduite l'extrémité postérieure et méridionale du muscle ciliaire.

a, faisceaux ongîtudinaux qui constituent la lamelle ; b, roseau musculaire postérieur, dans lequel se terminent la majeure partie de la portion méridionale et la totalité de la portion radiée du muscle ciliaire ; C, prolongements musculaires émanant du réseau musculaire postérieur et n'appartenant qu'à la partie méridionale du muscle ciliaire; d, renflements ou nœuds en forme d'étoile, placés aux points d'entrecroisement îles prolongements musculaires.

se répartissent parfois au-devant des cellules, et, dans ce cas, après les avoir détachées, leur parcours se dénote encore par des stries claires, se dessinant sur le fond foncé de la cellule (fig. 148,a).

Quant aux cellules non pigmentées, Sehwalbe a démontré qu'elles appartiennent à l'endothélium qui, sous forme de pellicule, recouvre toutes les lamelles de la choroïde. Un autre genre de cellules non pigmentées, qui ont cependant été rencontrées dans la choroïde,

sont les cellules rondes que Haase a étudiées. Le nombre de ces cellules, dont l'aspect ne diffère pas des corpuscules blancs du sang, est fort inconstant.

Des fibres de tissu connectif se rencontrent dans la partie antérieure de la choroïde, entre les divers faisceaux musculaires et entre le muscle ciliaire et la laine vitrée du corps ciliaire. Dans la partie postérieure, le tissu connectif ne s'observe que le long des vaisseaux.

Une partie fort importante de la choroïde est représentée par les fibres musculaires lisses que renferme cette membrane. Le gros de ces fibres occupe la moitié antérieure de

Fig. 151. — Terminaison d'un prolongement musculaire qui ne se perd pas dans les renflements étoiles.

a, le prolongement musculaire; b, fibres nerveuses; c, cellules ganglionnaires.

la choroïde, le corps ciliaire, et constitue le muscle ciliaire, qui a pour rôle l'accommodation. Il n'existe, dans la partie postérieure de la choroïde, que quelques minimes faisceaux de fibres qui accompagnent les vaisseaux.

Le muscle ciliaire (fig. l4'J) embrasse les procès ciliaires sous forme d'un anneau prismatique, dont la base se trouve dirigée en avant, l'arête en arrière, de manière que la surface interne et une partie de la surface antérieure du muscle sont garnies par les procès ciliaires. L'épaisseur du muscle est de 0mn',8; la longueur de 3 à 4 millimètres. Les faisceaux musculaires du corps ciliaire affectent trois directions différentes. La partie externe, la plus importante, est composée de fibres musculaires dirigées en sens méridional; dans la

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