RETENTISSEMENT SUR L’ENCÉPHALE
diathéoïque, les conditions sont particulièrement favorables pour 1’évolution des complications.
Parmi les causes occasionnelles déjà citées lors de l’étude des otites moyennes, je mettrai en première ligne la rétention du pus dans la caisse, avec ou sans perforation du tympan. Lorsque la membrane est perforée, te pus peut stagner, se concréter, et les polypes ou les fongosités gêner l’écoulement.
Symptomatologie. Types cliniques.— L’aSSOCialion des
diverses lésions encéphaliques ne permet pas une description séparée des différents symptômes. Il faut faire une étude d’ensemble ; on aura ainsi les éléments nécessaires pour la constitution de types cliniques distincts.
a. Forme latente. — Le plus souvent consécutive à l’otorrhée chronique, ou à la carie du rocher. Elle évolue suivant deux étapes dont l’une est dite prémonitoire. Celle-ci a une importance capitale puisque la thérapeutique, à ce moment, peut être d’une grande ressource. Elle est caractérisée par des manifestations transitoires sur l’encéphale, avec rémissions et alternatives plus ou moins longues.
Ces manifestations sont :
La céphalée, constante, intense, ordinairement unilatérale, se montrant parfois sous la forme névralgique.
Le vertige avec toutes ses variétés, accompagné de bruits subjectifs à types bruyants, de bourdonnements, de vomissements, etc.
Les troubles visuels et les attaques épileptiformes.
Les troubles intellectuels, manie, délire, hypocondrie, hallucinations auditives.
Les paralysies localisées, paralysie faciale, engourdissement, strabisme.
Au bout d’un temps variant de quelques semaines à
quelques mois, et plus, survient la deuxième étape caractérisée par les accidents aigus.
b. Formé foudroyante. — La forme foudroyante survient soüvent sans raisons apparentes, alors que rien ne peut la faire supposer. La mort arrive au milieu de phénomènes convulsifs et asphyxiques.
c. Forme rapide. — On observe tous les symptômes indiqués dans la forme lente, qui se rapprochent et s’exaspèrent. Elle présente trois variétés : la maladie revêt la forme méningitique avec céphalée, crises apoplectiformes et vertiges; la forme typhoïde où les symptômes généraux prédominent (vomissements, état typhoïde); enfin une troisième variété où les accidents septicémiques sont particulièrement prononcés.
Les tumeurs de l’appareil auditif ont une marche extensive; elles déterminent d’abord des phénomènes de compression, puis de la phlébite, des abcès du cerveau, etc.
De quelques troubles d’apparence fonctionnelle consécutifs aux lésions de l’appareil auditif et du roeber
Le vertige, dont il a été souvent question, joue un grand rôle dans l’expression clinique des diverses altérations de l’encéphale. J’ai décrit autre part les vertiges ainsi que le syndrome et la maladie de Ménière.
Le syndrome de Ménière figure cliniquement parmi les épiphénomènes antécédents des accidents cérébraux qui terminent les affections de l’oreille et du rocher. Il prend, dans l’étude qui nous occupe, une valeur diagnostique et pronostiqué considérable (A. Robin).
Je dois ajouter que le syndrome complet peut être d’origine cérébelleuse. Mais dans çe cas la surdité est