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RETENTISSEMENT SUR L’ENCÉPHALE

secondaire, lente à se produire, et le vertige est d’habitude permanent. Marie et Walton ont décrit un vertige tabétique, qu’ils ont rencontré assez fréquemment.

Ce que je viens de dire des vertiges et des phénomènes qui les accompagnent s’applique aussi bien aux troubles intellectuels (hallucination, attaques épileptiformes) qui peüvént être produits encore par les maladies de l’oreille et du rocher.

Diagnostic.— Je ne puis que résumer les do'nnéës servant à établir le diagnostic. Les questions à résoudre sont fort complexes, et le cadre de cet ouvrage ne permet pas d’entrer dans de grands détails.

Il faut rechercher tout d’abord si l’un quelconque des symptômes de la période prémonitoire dépend ou~ne dépend pas d’une affection auriculaire, et si cette dernière existe, de quelle nature elle est. Puis enfin reconnaître si ce trouble cérébral est simplement fonctionnel, ou bien l’indice d’un retentissement cérébral.

Lorsque la maladie est entrée dans sa phase aiguë, on doit chercher à la séparer des affections avec lesquelles on pourrait la confondre. Nous avons donné les caractères distinctifs.

Le diagnostic différentiel entre les diverses lésions est difficile, et parfois impossible, comme par exemple dans le cas où il existe une otorrhée chronique en même temps qu’une tumeur cérébrale. On en cite des observations.

Lorsqu’une affection inflammatoire de l’oreille ou du rocher a été constatée, il est plus facile de rapporter à cette cause les symptômes cérébraux qui ont été observés; Je ne puis que mentionner le diagnostic différentiel avec la fièvre typhoïde, la fièvre intermittente, l’insolatiohy le rhumatisme cérébral, la septicémie, là méningite rhumatismale, etc.

PATHOLOGIE

Le diagnostic de la nature des lésions est parfois pins obscur encore, car ces lésions sont associées le plus souvent dans des proportions fort variables. Les auteurs émettent à ce sujet des opinions diverses. D’après Wreden, le symptôme le plus important est la iempérature qui s’élève à 39 et 40 degrés dans l’encéphalite suppurée. Dans la méningite diffuse, cette élévation n'arriverait à son maximum qu’au bout de 2 ou 3 jours et s’accompagnerait de frissons violents. Mais ce signe est loin d’àvoir une valeur absolue, car il est des cas où la température n’atteint pas cette hauteur dans la méningite suppurée, alors qu’elle y arrive au contraire d’emhlée dans la phlébite où, d’habitude, elle est moindre.

Pronostic. — Le pronostic est des plus graves. Tout symptôme .cérébral, réflexe ou autre, a une importance capitale, qui est encore plus considérable quand le malade est tuberculeux ou scrofuleux.

On a dit depuis longtemps que toute suppuration aiguë ou chronique de l’oreille pouvait être mortelle par ses complications. On ne saurait trop le redire, afin d’appeler l’attention des médecins sur ces otites qu’on traite vraiment avec trop de légèreté.

Traitement. — Il faudrait répéter ici les indications thérapeutiques déjà données à propos des différents traitements des otites. On ne peut qu’insister sur la médication antiseptique pratiquée avec le plus grand soin.

Alors même que Certains symptômes de la période prémonitoire se sont montrés, on peut encore modifier l’état local et enrayer les accidents cérébraux. L’inflammation des cellules mastoïdiennes a déjà été étudiée en détail, ainsi que les indications de la trépanation de l’apophyse, qui faite à temps donne d’excellents résultats.

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