‹ Manuel d'otologie cliniqueChapitre 49 sur 129 · EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES BOUGIES · texte numérisé non relu

EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES BOUGIES

J’ai indiqué plus haut (page 85) l’utilité des bougies pour l’exploration de la trompe. Comme effets thérapeutiques, elles ont suivant moi des avantages indiscutables. Cette manière devoir est loin d’être partagée par la majo rité des otôlogistes. Pour que le lecteur soit édifié à ce sujet, il n’a qu’à parcourir le compte rendu du quatrième Congrès otologique de Bâle, en 1884, où se trouve relatée la discussion à laquelle je pris part avec Politzer, Pritchard, Sapolini, Hewetson, Lœwenberg,Hartman, Guye et Roosa. Tous, à l’exception de Guye, de Lœwenberg et de moi, regardaient à celte époque les bougies comme dangereuses, et certains de nos collègues rappelaient les graves accidents observés à la clinique de Hinton, en Angleterre. Depuis, les opinions n’ont pas beaucoup changé, et je ne puis comprendre ce qui peut faire redouter une thérapeutique aussi rationnelle.

Lorsqu’il existe une affection de la trompe, même bénigne, est-il possible de la modifier uniquement par une ou plusieurs insufflations d’air? Oui, sans doute. Elles peuvent même, dans les. cas très simples, guérir rapidement. Mais, d’une façon générale, elles sont insuffisantes. Je puis donner l’assurance que dans ma pratique hospitalière ou civile, j’ai bien souvent guéri en cinq ou six séances, avec les bougies (servant de véhicule au médicament), des affections du canal tubaire vainement traitées pendant des semaines et des mois, par de simples insufflations d’air. Il n’est pas question ici, bien entendu, de rétrécissements.

Un médicament m’a donné des résultats de beaucoup supérieurs à tous les autres ; c’est la teinture d’iode, que je regarde presque comme un spécifique des affections

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