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LÉSIONS TRAUMATIQUES DU PAVILLON

Le pavillon peut être le siège de lésions telles que : piqûres, déchirures, sections, arrachements, plaies simples ou contuses. Les blessures légères guérissent rapidement dans la plupart des cas.

Lorsqu’une partie plus ou moins grande du pavillon a été arrachée ou coupée, comme on en cite des exemples, il est possible de réunir avec succès les parties sectionnées, par des points de suture, même assez longtemps après l’accident.

Les plaies contuses sont plus graves, car il peut subvenir une nécrose du cartilage, et par suite une déformation du pavillon.

. Je ne parle que pour mémoire des déchirures du lobule, par des pendants d’oreilles trop lourds.

PATHOLOGIE

Le traumatisme peut agir soit sur le conduit fibrocartilagineux, soit sur le conduit osseux, et parfois sur tous deux ensemble.

Les tentatives d’extraction brutale des corps étrangers avec des instruments, sont la cause fréquente de blessures qui portent le plus ordinairement sur la peau du conduit auditif, sans aller plus profondément.

Les lésions du conduit auditif osseux peuvent être dues à des causes directes ou indirectes.

Les fractures par action directe sont fort rares. Mais on rencontre plus fréquemment des lésions dues à une action indirecte telles que : coups, chutes sur la tête, etc. Les fractures sont alors souvent comminutives, avec fissures et esquilles.

D’après Politzer, la localisation de la blessure dépend du point atteint par le traumatisme. Le choc peut porter sur le sommet du crâne, sur l'occiput et sur la mâchoire. Les fissures se voient dans le 1 er cas, à la partie supérieure du conduit ; dans le 2 e cas, à la partie postérieure, et dans le 5 e cas à la partie antérieure, là où le condyle vient s’articuler dans la cavité glénoïde.

(Observation n° 21, résumée).

« Coup de bâton ayant porté sur la région gauche du crâne, produisant une fissure de la paroi supérieure du méat. La guérison vint, mais sans aucune altération, avec une dépression de l’os, tandis que par contre-coup , il y eut un ébranlement du labyrinthe avec dureté persistante de l’ouïe. »

J’ai eu l’occasion d’examiner un homme de 45 ans qui reçut un coup de marteau sur le sommet du crâne. Il y avait fracture de la voûte. La surdité existait des deux

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