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LÉSIONS TRAUMATIQUES - DU TYMPAN

dinales, en forme de fente ou d’étoile. L’étendue dé la perte de substance diffère beaucoup aussi suivant les cas. (Voir fig.'100, 101, 102). Les épanchements sanguins dans la caisse ou le conduit sont généralement peu considérables. Dans les cas où il n’y a que blessure légère], on a observé entre les couchés du tympan, des extrava-

Fig. 100. — Déchirures irrégulières.

sations de sang dont la résorption se fait assez rapidement d’habitude.

symptômes. — Au moment de l’accident, le malade éprouve ordinairement une douleur très violente dans l’oreille blessée. Des bruits subjectifs, d’une durée et

Fig. 101. — Déchirure large. Fig. 102. — Déchirure double.

d’une intensité variables, sont toujours ressentis par le sujet. Il peut s’y joindre des vertiges en rapport avec le choc transmis à l’oreille interne. Les nausées et les vomissements se voient rarement. L’écoulement de sang est insignifiant, à moins qu’une artère un peu volumineuse ne soit lésée.

Dans les ruptures par contre-coup, cet écoulement peut être plus considérable. La surdité souvent très marquée au début, diminue rapidement, s’il n’y a pas de complications. A : .

PATHOLOGIE

Le signe pathognomonique de la perforation est le sifflement plus ou moins fort (suivant la lésion) produit par le passage de l’air à travers la déchirure. Pour observer ce sifflement il faut faire exécuter au malade le .procédé de Valsalva, ou se servir du calhétérisme ou du •procédé de Politzer. Mais ce signe n’est pas absolu, car, pour qu’il existe, il est nécessaire que la trompe soit perméable. L’examen direct a seul de la valeur.

Voici une observation de blessure du tympan par une branche d’arbre.

(Observation n° 23, résumée).

« M. X... ,en chassant, traverse une haie un peu fourrée. Une branche taîlléè en biseau pénètre brusquement dans l’oreille droite. Immédiatement il pousse un cri de douleur, entend comme une détonation dans l’greille, détonation à laquelle succède un bruit argentin semblable à celui que produirait une immense cloche de ■cristal mise en vibrations.

« A ce moment, un de ses amis tire une pièce de gibier de ses deux coups de fusil, tout auprès de lui, et il les perçoit comme deux petits jets de vapeur. On lui parle, il n’entend qu’un bruit confus. L’oreille non blessée n’entendait pas mieux que l’autre.

« Le malade se remit assez rapidement de son émotion, et quelques minutes après, l’audition redevenait normale dans l’oreille. M. X. vint me trouver quelques jours après l’accident. La perforation tympanique était large et occupait le quadrant postéro-inférieur.

« Je fis un pansement antiseptique que je renouvelai tous les deux jours. Aucune complication ne survint. Le Î4 e jour la cicatrisation était complète, et Je tympan tout à fait reformé. Audition normale; pas de bruits subjectifs ! »

Plusieurs parlicularités intéressantes sont à noter; d’abord la violence du traumatisme, puis la surdité immédiate de l’oreille non blessée, pendant quelques minutes.

Diagnostic. — Il est facile de se rendre compte de Ja lésion, en examinant le tympan. Le malade se présente d habitude peu de temps après l’accident, le raconte et

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