‹ Manuel d'un cours de calcul différentielChapitre 110 sur 145 · Coordonnées polaires · texte numérisé non relu

Coordonnées polaires

Cherchons l'équation polaire de la développée. Soit N(«,/3) les coordonnées polaires du cercle de courbure du point M (r, e) de la développante donnée r = f (e) . Joignons les points N et M , celte droite sera tangente à la développée et normale à la développante. Menons une tangente à la développante au point M , et abaissons du pôle une perpendiculaire sur chacune de ces tangentes. Soit P le pied de la perpendiculaire à la tangente de la développée , Q celui de la perpendiculaire à la tangente de la développante , et nommons p et q les longueurs respectives de ces perpendiculaires, on aura

q=»rsinfi = f(r), (I

fi est, comme toujours, Tangle OMQ, que le rayon vecteur au point M fait avec la tangente en ce point.

Soit y Tangle que la tangente au point N de la développée fait avec le rayon vecteur /3 de ce point , on aura pareillement

p = fisiny»

Mais on a y = 90--[« — e — fi] , donc p est une fonction de/? et de a, que je représenterai par

Mais on a évidemment

ç désignant le rayon de coubure M N == — .

Donc, en éliminant r et 9, entre les trois équations (1^ (2, (3 on aura une relation entre p et /3, et si pour p nous mettons sa valeur '/'(^?/3), on aura une relation entre a et fi , telle

qui sera Téquation cherchée.

Rem. On a qszrsinfi, et s\n fi==

donc

de-

Cette équation donne , par la différentiatîon

dq ^ * rfo^ do' -■ ^

on a donc

rdr

et par conséquent Féquation (3 peut s'écrire de celte manière

Donc les équations entre lesquelles il faut éliminer r et g, sont les suivantes :

^ ^ ^ dq (tq^

L'équation résullanle sera de la forme

Donc, en éliminant p entre celle-ci, et pss\p(af0), on aura lequation cherchée

Applicatif

1*' Exemple. Kéquation de la cycloïde ordinaire est

oc y = R •arc sin vers» — + r 2Rx — x^ , R

R est le rayon du cercle générateur. On en déduit

dy ^ .2R— X cPy R

dx X ' dx^ xJ/2Ra? — 0?

Donc, les formules

do? da?

deviennent :

a, = 4R — X, /3 = R*arc sin vers -5 — K2rx — x' .

Donc j en éliminant x entre ces équations , on obtient :

i3 = Rare sin vers i^tf. |/ j 2R(4R-«) — (4R— «)» j,

pour Téquation de la développée. Cette équation est celle d'une cycloïde égale à la proposée , comme on s'en assure facilement en transportant Torigine du sommet au point initial.

2'°'' Exenip. Soit y*ssspx l'équation de la parabole, il vient : dy l/p d^y ^ \/p dx 2j/x' dx' 4xK"x'

on a par conséquent

« = 1/7 4- Sx, = -.ifl^

En éliminant x, on trouve

3"' Exemp. L'ellipse a'y + 6'x' = a»6' donne dy bx cPy nb

1^~ a I/o»— a:'' f^** ~ (o*— a;')' On a donc

D'où : (a«)^ + (6/3)î = (o'-6«)JJ J+^|=(a.-6«/j

c'est l'équation de la développée de TEIlipse.

En changeant 6 en bV — \ , on aura celle de Phyperbole

ou (o«)f (6^)î= (a« + 6')'.

Si l'on fait a s» 6, dans la première de ces équations on trouve

«y-j./3^=0 ou «=:0,/3=0;

donc la développée du cercle se réduit à un point qui est son centre.

Pour l'hyperbole équilatère, où 6= a, la 2** des équations cidessus conduit à

i"*"" Exemp. Soit r^a^ l'équation de la Spirale logarithmique,

r on trouve q = " . q étant la perpendiculaire abaissée du

J^l-f-log'a

pôle sur la tangente en M(r,e). Car on a (I) 9 = rsin/ee,

sin/E£s=s — — j •— =o®»loga = rloga.

\ / dr "^

Donc p-Kr'-?*=V'^___îl^4i^f ,v,.

l + lo8«a |/i+|og'a'

dr .^-r ■

-- = |/l+log'a.

On a de plus

( dr dr* ]

d'où: i^=. *

^ |/l+log'a

fi p = -- ; donc enfln /3 = a^ , « étant

|/l + log'o

Tangle que le rayon vecteur /3 fait avec Taxe fixe du pôle. L'on voit que la développée de la Spirale logarithme, est aussi une Spirale logarithmique égale à la Spirale donnée.

Contacts des divers ordres^ et osgulation.

Définitions et notations. Nous représenterons par y=^tx une courbe donnée y et par y = fx, une courbe inconnue, d'une espèce telle qu'elle exige , pour être connue , la détermination de n constantes, ou n points', par lesquelles elle est assujettie à passer. Prenons sur la 1" courbe n points M, M,, M,, Mj, ... M»-i, ayant pour abscisses respectivement

X, x + Ax, x + 2Ax, x-|- 3ax, ...x + n— 1 ax; les ordonnées correspondantes seront f(x), f(x+Ax), f(aî+2Ax), f(x+3Ax), ... f(x + iriÎAx).

Si la S**' courbe y = ?«, a avec la T* les n points M, Mi , M, , M,,-. Mn— 1 communs, les abscisses de ces points seront les mêmes que celles ci-dessus, et les ordonnées étant respectivement

?x, f{x + Ax)y y(x-h2AX), ?(x+3ax),... y(x-|-n — lAX), on aura évidemment les équations f X = î>x ,

f(x + Ax) =y(x+ AX) , 1

f(x+2Ax)=^(x + 2Ax), f

f(x+3Aa;) = y(x+3Ax), } ^^^

f(x+w— 1 Ax) = f (x-{-n — Iax). / Si les points M| , M, , .«• Mn-j s'approchent de plus en plus du

point M j ce qui arrivera^ quand ax diminuera de plus en plus, la courbe y=ifx, assujettie à passer toujours par ces points, changera bien dans ses dimensions » mais elle restera toujours de la même espèce, attendu que la nature de celte courbe dépend de n points, ou de n constantes.

1*" Supposons que les deux courbes aient deux points communs, savoir M et M|.

Pour exprimer que le point M| vient à coïncider avec le point M, il faut poser AXa=0; dans ce cas la courbe y=^fOs, déterminée par la condition unique qu'un de ses points M^ coïncide avec le point M de la courbe ymmfx, est dit avoir avec celle-ci un contact du l""' ordre.

Donc, les conditions analytiques du contact du i*' ordre sont :

f(a: + Aa:)==f{x + Ax), [ (2) Aar =» 0. )

^ Supposons que les deux courbes aient trois points communs , savoir M , M| , M, •

Pour exprimer que le point M, vient à coïncider avec le point M, il faut poser 2A^=0. Si alors ta courbe y^ssfx est dîéter* minée par la condition que seulement deux de ses points M^ et M, coïncident avec le point M de la courbe y=a{x, on dit qu'elle a un contact du 2** ordre avec celle-ci.

D'où il suit , que les conditions analytiques du contact du 2^

ordre sont :

f(x + Aa;) = y(a; + Ax),

Ax = 0, \ (3)

f(a;+2Aa;) = y(a;+2Aa?), 2ax=0.

11 suit de là, que les conditions d'un contact du o"** ordre seront :

f(x+Aa:) = f(a:+Ax),

Ax = 0, f(x+2Ax) = ^(x+2Ax), ) (*)

2ax = 0, f(x-|- 3 Ax)=^(x+ 3ax) ,

3ax=0.

Comme la courbe yss^x, exige n constantes pour être déterminée, et par conséquent n équations entre ces constantes , il est clair qu'aucun des systèmes d'équations (2), (3), (4)^ ... ne saurait déterminer ces n constantes^ quand le nombre des équations de chacun est inférieur à n. Mais Ton voit déjà que le second système déterminera plus de ces constantes que le !•% le 3"** plus que le 2^, et ainsi de suite. Donc, la courbe ymm^^x, déterminée par le V système I sera moins indéterminée que celle qui se rapporte au 1"*' système; celle déterminée par le 3°'* système sera également moins indéterminée , que quand la courbe n'est déterminée que parles systèmes précédents , et ainsi de suite. La courbe j^afâ? sera par conséquent d*autant mieux déterminée qu'elle aura un contact plus élevé avec la courbe donnée ys^tx.

3** Supposons enfin que les deux courbes aient n points communs, savoir M, M^, M,, ... M^-i, M»-!.

Pour exprimer que le point Mn^i de la courbe y^fx coïncide avec le point M de la courbe ycafx, il faut poser n--l AXaO. Si la courbe inconnue est déterminée par la condition que les n points dont sa détermination dépend^ savoir les points M,M|, M, , ... Mn^i coïncident avec le point M de l'autre courbe, on dit qu'elle a avec celle-ci un contact du n— 1 ordre. Donc les conditions analytiques de ce contact le plus élevé seront ;

f(x4. Ax) = f(a;+Aa?) ,

AX=rO,

fa?4-!2Aa?) = f(x + 2Ax),

2Aa:=0, f{x+3Ax) = y(x + 3A«), ^ ^ ^

3ax = ,

f (X + n— 1 Ax) = f (A +W — 1 AX) ,

n — lAa = 0.

Mais ce système contenant n équations entre les n constantes par lesquelles la courbe inconnue y-^fx est déterminée, on pourra résoudre ces équations par rapport à ces constantes , et les substituer. dans l'équation y*^fx, et l'on obtiendra une courbe y = fn^ix de celte espèce , parfaitement connue, que Ton nomme la courbe osculatrice de l'espèce ysifx^ au point M(x,2^) de la

courbe donnée yasfx. La courbe oseulatrice est donc une courbe de l'espèce j/b ^x, qui a, avec la courbe donnée y^tx, au point M(x,y) , le contact le plus élevé ou de l'ordre n — 1.

Si y = fiX, î/-=f,a?, y = f5aî,..- y = f»-i«;

sont les courbes de contact du 1*% 2"% ... n— 2 ordre, en tant qu'elles résultent des systèmes d'équations (2), (3) , (4) ... (n— 1), toutes ces courbes renfermeront encore des constantes indéterminées , mais, en général, chacune en renfermera une de moins que celle qui la précède à gauche; la courbe oseulatrice y^fnr-i^f sera seule complètement déterminée.

Bédaellon de» ^nations (2), (3), (4), etc., à lenr plu «Impie

expression*

1** Réduction des équations (2).

Pour le contact du 1*" ordre, on a les équations

fx = fa?,

f(x + AX)=f(x+Aa:), [

Ax=o. ;

La S'* de ces équations donne, par la formule de Taylor fx^PxàX'\- —-ff(x-^sàX) =. fa;+A*A^ +

En supprimant îx-im^x, puis en divisant par Ax, celte équa tion devient :

f^+ ^f"(«+*Ax)«/x+7^*"(* + VA«).

Mais puisqu'on a ax=0, il vient f'x-=f'x.

Les conditions (S) se réduisent par conséquent aux suivantes :

fx-,'x. ) ^^'

2* Réduction des équations (3).

Les conditions primitives du contact du 2^ ordre sont :

Aa; = 0, } (5)

f (x + 2Aa;) = y (x + 2 Ax) , 2ax=0;

qui p à cause de la réduction 1% peuvent être remplacées par les suivantes :

fx = yXy

f'x=/x, f(x4-2Ax) = ?{x-t-2Ax), 2ax=0, Développons les deux membres de la 3°''' équation ^ nous aurons :

Mais à cause de fxs=«:fx^ fx = /x> cette équation, après

l'avoir divisée par ^ J se réduit à ^ 1.2

Mais à cause de 2A«'='0 , celle-ci devient

Les conditions analytiques pour le contact du 2** ordre sont par conséquent

fx=s>x, X fxr^f'x, (3')

3* Réduction des éqcations (4).

Pour les conditions du contact du 3"* ordre, nous avons trouvé

f (X+ AX) = fX + f{x + àX),

Ax = 0, f(x-|-2Ax) = y(x-4-2Aa;), ) (*)

2Aa: =0, f(x + 3A«)=f(« + 3Ai),

3Aa: =0.

Ces équations, à cause des formules (3') , se réduisent à

{X=fx,

Mais on a, à la place de la 4'°' des équations précédentes, la suivante *

I r SA I » C^AxY ,„ (SA»)» , (ôAa:)*

^ïv (a? + S'/a ^^) •

Or, à cause de fx = yx, fx — /x, Pa: = T"x, celle équation se réduit a

P'x. ^^^ + i^^^ f.Vx+ 5e, A*) = 1.2.3 ^1.2.5.4 *^^ -^ ^

* T:2T+ 1.2.3.4 '^ ^*'+^''«A^''- Divisons par ^-. -^ puis posons 3Aac ■« , nous aurons

~ 350 - Donc les conditions du contact du 3"* ordre sont : tx = ^x , %

Donc, en généralisant , on trouve , pour les conditions du con* tact de l'ordre n— 1 , les n équations :

fx = tpX ,

rx=f'^x, ) (^')

Ce sont les équations définitives qui serviront à déterminer les n constantes de l'équation yr^^^Xy et par conséquente construire l'équation y^^^fn-ix de la courbe osculalrice de l'espèce y^=^fXé

Corollaire. Si n = 2, ou si la courbe y^=^x est une droite , la courbe osculatrice y^fiX, sera la tangente au point M(x9y) de la courbe y ■= f x .

Si n = 3, ou si la courbe y^=fx est un cercle, la courbe osculatrice, déterminée par les trois équations

fXc=s f X,

I x = f ac, sera le cercle osculateur de la courbe y^îx y au point M(a;,y). Le cercle osculateur est le même que le cercle de courbure.

Pour démontrer ces deux propositions , soit

V ^a=:ûx+6 ou yB=aa; + 6.

Déterminons a et 6 par la condition que le contact soit le plus élevé, ou du 1*' ordre. On a f'aî»= a. On a donc les équations

fx = ax -}-fr>

Soit M(ar', y") le point de la courbe y *= frfc que l'on considère on aura

y' ax' -f 6 , fa;' = a; d'où: 6=y'— fx.«'.

donc y «0x4*6 devient y— y'ssfx'C» — «*)»

ce qui esl Téquation de la tangente.

Soit 2*, (y— ^)* + (x— «)*-«r«, Féquation d'un cercle renfermant les constantes inconnues «, />, r, qu*il faut déterminer par la condition que le cercle soit osculateur au point M(x\y*) de la courbe donnée y => fx •

Si nous différentions deux fois on a les trois équations

dans lesquelles il faut Taire

fx,

dfx' = dx •

dx*

d«fx* ■ dx'* '

on en tire.

par réiimioation

^^ dx' '

dfx'

et ^= X — -

d'fxdx»

dx'

^=fx•+■

d«fx* dx*

dfx« i

/iTr't ^

Comme autre application de cette théorie , cherchons les équa* tions des paraboles des divers ordres, osculatrices au point M(x,y) d une courbe donnée y^=»tx.

Soit Péquation

y» = A + A^x^ 4- A,!?!* + AgXi* + ... 4- A»a?4" , qui est celle d'une parabole de Tordre n, on aura» pour n^lf^fZy etc., respectivement les équations

yi = A'^A^x^, (1)

y, = A+A,x4+AjX,«, (2)

2/s = A + Aix, + AjXi* + A5X4» , (3) etc. , qui sont celles de paraboles du l**, 2"% 3"% etc. ordre', et Ton voit, en même temps, que la parabole du l*"' ordre est une ligne droite.

Parabole Osculatrice du l*' ordre.

Comme la droite (I) passe par le point M(x,y) de la courbe , son équation sera

yl—y=:^A^{x^—x)

Comme le contact est du !•' ordre, on a --^ a —- , donc

dx^ dx

réquation de la parabole osculatrice du 1*" ordre, est

c'est réquation de la tangente au point M(x,^) de la courbe y=fx.

Parabole Osculatrice du ^ ordre.

Diffërentions deux fois Féquation

on aura -^ = A4 + 2 AjXj ,

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