VIII AYANT-PROPOS
Donnons maintenant un aperçu des diverses définitions qu'ont donné les auteurs des différentielles dx et dy.
Méthode d*Euler.
Euler fait cfe=0, rfv = 0, ce qui est exacte, mais n'est pas suffisant, car dx et dy ont des valeurs quelconques.
Méthode DES Limites (de d'Alembert^ L'Huillier, Cauchy, etc.)
Dans cette méthode on a :
dy ^jjjj^. t(x-^Ax) — tx dx Aa?
=rlim[rx + Aa:-P]
Donc cette équation suppose aussi que Ton ait ^x=(fa; = 0, et parlant rfy=0.
Méthode infinitésimale (de Leibnitz^ etc.)
Leibnitz regarde dx comme un infiniment petit constant , dy comme un infiniment petit variable. Qu'est-ce qu'un infiniment petit? On ne le sait pas ; seulement on dit qu'il y a des infiniment petits de divers ordres ; et que les infiniment petits d'ordres supérieurs disparaissent vis-à-vis des infiniment petits d'ordres inférieurs. Dans ce
dv système on écrit-t^ = ra; + (fa:«P= fa:. Cette équation est absurde , puisque dx n'est pas nul , quoique infiniment petit. L'équation f'a;4-rf3c-P = fa:, n'est pas même vraie approximativement , car fx doit èire une valeur exacte.
Méthode des évanouissants.
Quelques auteurs considèrent dx et dy comme des quantités non nulles^ mais prises au moment où elles s'évanouissent. Cette Méthode ne diffère que de nom de la Méthode des infiniment petits^ et se prête aux mêmes objections.