B) MAXIMUM ET MINIMUM DES FONCTIONS DE DEUX VARIABLES
A et A: étant des quantités quelconques pouvant décroître indéfiniment , on dit qu'une fonction
devient un maximum pour x=»ayy = b, lorsque pour ces valeurs de a; et de 2/ on a constamment
>{(x + h,y—k), >{{x-h,y + k), >f(x— A,î/ — A:); et devient un minimum, quand on a, en même temps
quelques petits que soient les accroissements /( et k. Donc , plus généralement :
z sera un maximum pour x=a,y = b , quand pour les valeurs de h et k aussi petites que l'on voudra , les inégalités suivantes :
Ç{x-{-h,y-k)-nx,y)
ont lieu ensemble. Si les premiers membres de ces mêmes inégalités sont constamment ]>0 j alors elles constituent les conditions du minimum de z. L'on voit par là que ces quatre quantités doivent être de même signe pour qu*un maximum ou un minimum soit possible.
Lemme 2. X désignant une valeur numérique ^ pour que l'on ait constamment, quelque soit x ,
Ax« + 2Bx+C>0, Aa:« — 2Bx + C>0, il faut que les coefficients A ; B , C , satisfassent à la relation B«— AC<0.
Car on a :
Ax2 + 2Bx+C = [KA.xH — L]2^c— ^,
Ax«-2Bx + C = [-|/T-x+^P+C-^'; ^ L V^A A
d'où l'on voit que les premiers membres de ces égalités seront toujours positifs quand on a
C— ^>0 ou B« — AC<0.
3""* Théor. Les valeurs de x et de y propres à rendre z = f(x,y) un maximum ou un minimum ^ sont celles que Von déduit des équations
, dz . ^ , dz .
Démonstration. En ne considérant que les termes du 1" ordre, le développement de z = f(x,y) est
nx+h,y+k)=f(x.y) + (^)h-\-(^)k +
1 j d'f(x+sh,y + sk) rPf(x+sh,y-\-Bk)
l-2( d{x-teh)' ' d[x+,h-)d[y-{-^k)'^
d{y+ekY ] '
k En faisant — ==«, on peut supposer « constant, car k et h
variant arbitrairement , on peut admettre que ces quantités varient de telle sorte que leur rapport ne change pas. Posons de plus , pour abréger
J^r (Pf(x + 6h,y+sk) d^f{x + Bh,y^ek)
^•2L rf(^^q:7Â)« "^ "^ d{x^sh)d[y+ek)^
d^f(x+sh,y+sk) n d{y+ekf J expression dans laquelle on a <^ f -< I , - on aura :
r(-+h,y+k)^Kx,y) ^ ^ ^^dr df
h '■^ dx ^ ' dy ' ■' '
trouvera de même f(x-\-h,y-k) — f(x,y) , r,df df ,. .„
f(x-h,y+k)^f(x,y) df. .d/x -, , .R h =~^^d^^-^d^^''^ + ^^^^
h ^^ dx^^^ dy^ ^^
Or, le maximum ou le minimum de z ^[(x^y) exigent que les premiers membres de ees quatre égalités soient constamment de même signe, il faut donc, qu'en vertu du 2°'*' Goroll. du Lemme 1, on ait :
Gomme » est indéterminé, cette relation ne pourra subsister que quand on aura en même temps
i"' Théor. La relaiimi
^ dxdy^ <^dx2^^dy«*^"^ étant remplie pour un couple de valeurs, correspondantes X B- a , y s= b , déduites des équations (t) , je dis que la fonc tion z=3 f(x,y) sera un maximum pour ces valeurs, quand l'une des relations suivantes
sera satisfaite ; tandis que z deviendra un minimum , quand on aura
Démonstratiofi. En n'ayant égard qu'aux termes des deux premiers ordres, le développement de z sssf(x,y), d'après la formule de Taylor, sera
1.2 pdx*' ^ ^dxdy' ^ ^ dy« ^ j ^ i i d^f{s-{.sh,y+,k) ^, ^.3^,^ d*f{x+sh,y+ek)
dz diZ
Mais en supposant que les relations ("7~)="0,(— )=■ 0,
soient satisfaites , puis en posant pour abréger
d{x-^sh)d{y-\-ee) d{y-\- sky ) '
l'égalité précédente deviendra :
On aura de même :
(di^>'j+^«'«'
f(x—h,y+k)—f{x,y) i i.d^z. cr ^^ s ,
Cela posé 1" en regardant (-7-7), (jr) conime poskifs , les deux trinômes