‹ Manuel d'un cours de calcul différentielChapitre 88 sur 145 · A>P»KM)>B · texte numérisé non relu

A>P»KM)>B

ou f(»)(«)>r«HM)>P«)(.3),

a ei fi étant les valeurs de M qui rendent f(*^HM] un maximum

et un minimum.

Il suit de là , qu'en négligeant le reste R» on commet une erreur comprise entre les deux limites

(x-a)(x-b)...(x-l) j,^,^^ ^^ (^-«)(^-6)-» l(fZ:^^,)(,3)^ 1.2...n l-2...n

On peut donc négliger le reste R, quand ces limites sont Irèsrapprochées , ou quand elles sont assez petites pour n'exercer aucune influence sur la valeur de f x , entre les limites de la précision désirée.

Équations numériques.

(a) Théorème de Fonrier.

Stebn , Jonm. de Crelle, t. x ejk zi.

Notations et définitions. Soit fx=0 une équation algébrique du degré iw, si Ion forme les m dérivées conséculives

f(«)x, fC'»-*)x....rx, fx, fx, (a)

et qu*on remplace , dans chacune, x par un nombre a, les résultats

seront des valeurs positives ou négatives, qui présenteront une succession de signes telle que

que nous désignerons, par [a].

Deux signes consécutifs égaux se nomment une permanence, et deux signes consécutifs inégaux donnent lieu à une variation de signes. Ainsi dans la série de signes

il y a trois permanences, savoir (++), ( ), ( ), et

trois variations, savoir ( {-) , (H — ), ( — |-).

Les démonstrations des propositions qui vont suivre reposent sur un principe déjà démontré ^ et que nous allons rappeler :

Principe. On peut concevoir h assez petit pour que le signe du binôme

f(a) + li.^(a), soit le même que celui de son T' Terme f(a).

i"' LEM^aE. Si dans les dérivées consécutives

f(«)x, f(«-*)x, l'x, fx

on remplace x successivement par — 5 et + 3, on obtiendra deux séries de signes que nous indiquerons par [ — 3] , [5] , or y je dis que la !'• Série ne sera composée que de variations et que la seconde ne renfermera que des permanences de signes.

Démonstration. Soit

fx=Ax«+ AiX«-i + A,ac«-«+ ..• + A„.ax'+A«-iar+A« = 0, on trouve :

f(~)a;=!.2...wA,

P~-^)x=2.3...wAa; + 1.2...(fn— 1)A,, fl«-2)x = 3-4...wAx« + 2.3.,.(m— 1)AiX + l«2...(in— 2)Aâ, etc., etc.

I 1*^ Posons xsm — ^, on aura la suite désignes

I f(»)(-i) = + , ft-^)(-è) , f(«-^H-è>=+i etc.,

ou

I [ — 5j = + ^— > +s etc.

C'est-à-dire , les signes de cette série seront alternalivement positifs et négatifs^ ce qui ne produira que des variations de signe.

2'' Posons x^ + ^y on aura la suite de signes

f(«)(i)= + , f-»){i) = + , f^'^Kh)^ + f etc.,done la série

ne se compose que de permanences.

Donc si a est un nombre réel , ec par conséquent compris entre — 3 et +5, et qull ne fasse évanouir aucun terme de la suite

f(«)a , ft— »a , fJ«-% , ... Va , (a , (1)

j la série de signe [a] sera ia même que la série [—5] , et n'offrira

que des variations»

Il n'en sera plus de même si a rend nul Fun des termes de la suite (i); comme nous le verrons par les lemmes suivants.

2"° Lemme. Si a est une racine de téquation fx=0, et que ton a far conséquent fa =0, je dis que Von pourra concevoir h assez petit, pour que la suite de signes [a-^b], ait une variation de moins que la $Hite [a — h].

Démonstration. On a par le théorème de Taylor : f(m)[a — h] = f^'^^a - A n^^'^ (a + eji) .

f(«-i){a —A) = f(«-i)c— AP«)(a+f,A) ,

{(a-h)^0-h[Pa^J^P^(a+sJi)].

Donc, en vertu du Principe ci-dessus ^ les signes de (t«)(a— A), f(«-*)(a — A), ... f(a-A) seront les mêmes que ceux de la suite

lt«)a, ft~-Oa,.,.ra,

désignons les signes de la suite ^"•^a, ... fa, par [a j .

L'on voit encore que f(a — A) sera positif ou négatif, selon que fa sera négatif ou positif, puisque le signe du binôme

dépend de celui de Ta.

Donc» l"" si Va est positif » on aura

2* Si fa est négatif,, on aura

[a-A]=|aj, -, + .

On a ensuite

f(«)(a + 6) = P")a + Af «-^ *)(a+ «.A) , f{i»-4)(a+ A) = P— *)a + A f(«)(a + ç,A) ,

na + A) = ra + Ar(a+.«^,A),

f(a + A) = +A[r«+ Ar(a+,.A)].

Les termes f(~)(a4.A), f(«-«)(a + A)...F(a+A) , f (a+A) , ont donc les signes des termes correspondants

f(»)a, f(«*-Oa,...f'a, Ta.

Soit |«| la série des signes de la suite f^^îa, P«-%, ...Pa.

Si fa est positif, alors en vertu du principe cité ci-dessus, r(a-{-A) et f(a-f A) seront positifs, et si Va est négatif, ces mêmes termes seront pareillement négatifs. Donc 1*^ si Va est positif, on a

et 2** si Va est négatif, on a

[a+A] = jaj, —, — .

L'on voit donc que [a + A], a une variation de moins que [a-li\.

2'"* PABT. 34

S"* Lemme. Si a n'est pas racine de l'équation fx=sO, ei si X =s a , fait disparaître une ou plusieurs des dérivées

f«)x, ft~-%, ...Px,rx, je dis que [a+h] aura un nombre pair de variations de moins que [a — h].

Démonstration. Soit la suite

f("--^x,...rx,fx. fx,

dans laquelle les { dérivées

f[«)x, f»-^x, ... r»--'+*>x s'évanouissent pour x^=xa.

Les signes des fonctions

ft«)[a±A], f(— 0[a±A],etc. n'H"i)[a±A], f(*-0(a±A),... f'(adbA), f(adbA), sont les mêmes que ceux des fonctions

((")a, f«~-ï)a, ... n«^%, n»-^a, ... fa, fa; donc^ on n'a besoin que de considérer les signes des fonctions f^)[a±h), P— *)(a±A),...f(— ^*)(adbA).

A'ous désignerons par |a| les signes des fonctions ff"){a±A), f— *)(a±A>, ... f(«**)(a±A) , et par (a) ceux des fonctions

i(^\adzh), ... r(a±A), f(ad=A).

Cela posé, à cause de

f:»)a = 0, f(*-Oa = 0, ... f(— «+*)«— 0, le théorème de Taylor donne :

f(«+i)[a A] „ ft«+Oa— /ift«+î)(o — s.A) , f(«) [a — A] == — A [ft«+»)fl A fl»+«(o— e,ft)] ,

ft-» [a- A] .p^ [ f («Wa - 1 f(«+»)(a-«,A)] , / [d)

f(— «+2)[a A]«(— l)(^-0^!i [ n«+.)a-y ft«+»)(o - sj 2A) ] ,

f »-H-0[a— A] = {-ly -^ [f(»+i)a — -^ n»-«> {a-^£,,A) ] .

On a de même :

f(«+.) [o+A] = f(»+«)a + AH»») (o+e.A) ,

f(«-W)|;a 4. A] ___[f(«+.)a + -ft«+>)(a+e,3A)] ,

f«-Hi)[«4-A] « -JL[f(«t.,„+^^f(,+2)(„,.,,,A)].

Il nous faut maintenant distinguer deux cas 9 selon que / est pair ou impair«

1° l est pair, et ft'»+Oa>0,

alors les ternies de la série (d) auront les signes suivants :

et ceux de la série (/3) seront

+ , 4-, +, +, .... +, +,• on a donc

Si Ton avait f(«+Oa < , / étant pair , Ton voit aisément que Ton aurait

lù—K]^\n], ,+,, -f, ... +, ^ (a)

[a+A]={aj, ,,, , , , (a).

Donc [a-f A] a / variations de moins que [a — A]. 2° 1 est impair.

a) Soit fi»^-*)a>0 et f(«-^a>0, alors les polynômes (!) f(~+ï)(a— A), ft«Xa— A), ... f(«-0(a A) , f(«-2)(a— A) , .,.

f(7.-M.2)(a/i), f(«-Hi)(a A), ftn-0(a— A), auront respectivement les signes

tandis que les polynômes

(2) m%a + h), {^''Xa + h) .... f(»7^^.i*H« + A), t(^'%afh)

auront les signes

+ , +f +r +f - +> +. +, Il suit de là y que Ton aura les successions de signes

[«-/0=|«i, +-+-... + -+, (a-i), [a + A]=jaj, ++ + + ... + ++, (a-1).

/3) Soit fl»+Oa<0 cl f(«-«)a<0.

Les successions des suites (1) et (2) seront alors respectivement

En sorte que l'on aura :

[a+h]= joj, , (« — 1).

y) Soient r»+«)a>0, f("-Oa<0,

les suites des signes des termes des séries (1) et (2) seront :

et l'on aura :

[a-/i]= ja} + - 4- + , (a~l).

9) Soit enfin f(»+Oa<0, f<"-''a>0 , les suites (1) et (2) auront respectivement les signes suivants : — + — — + +,

-^ — — "TÎ

on a donc

la-h-] =={«[,-+- - + + (a-i) ,

Donc, si ft"+*^a et T'^-'îa ont le même signe, [a-j-A] aura Z+1 variations de moins que [a — A], et si f^**^'*î(a), P^-^U sont désigne contraire, alors [a+A] aura / — 1 variations de moins que [a— h].

4"" Lemme. Soit f X =r une équation du degré m , je dis que les suites [a], [^3], ne pourront différer que de m tmjialions au piu^.

en effet , en vertu du 1*" Lemme, la suite mx, ii'^^)x, ... fx, foc ne peut perdre que m variations lorsque pour x on substitue consécutivement les nombres compris entre les limites — 5, -I-5.

5"* Lemme. Jamais une variation perdue ne peut reparaître dans la suite des valeurs croissantes de x .

En effet, par le 2™' Lemme, les racines x=:a, 6,... de fx=0, feront disparaître les variations 1 à 1 ; et , en vertu du 5"" Lemme, les racines des équations l'a;=sO , Fx=«0, etc., font disparaître les variations 2 à 2; donc, jamais une variation perdue ne pourra reparaître.

Théorème de Fourier.

SiTéquation fx=0 a n racines réelles a, b.... entre x=«)X=s/3, je dis que la suite [fi] , aura au moins n variations de moins que la suite [a], on suppose /3>«.

Démonstration. Car, en vertu du 2"" Lemme, la suite [a-f-A],

h étant suflisnmmenl petit, aura^ au moins, une variation de moins que [a — AJ, de même [6-fA] aura au moins une variation de moins que [6— A] , etc.

Il suit de là

1® Si [jS] n'a pas moins de variations que [a], il n'y aura aucune racine entre ^t et ^.

Si [^J a n variations de moins que [a\ , il n'y aura que n racines possibles entre a et 0.

Mais on ne doit pas conclure de là que ces n racines existent nécessairement entre a et /S; car, d'après le 3"* Lemme, la perte des variations peut provenir également des racines des équations rx«=0, f"x=^0, etc.

2° Si n est impair, il y aura nécessairement une racine réelle entre a et fi. Car les racines des équations Cx^^Oy r'x«=0, etc.^ ne peuvent faire disparaître qu'un nombre pair de variations.

S* La suite f(**îx, f^"^*)x,... fx,fx perd autant de couples de variations que l'équation fx^O a de couples de racines imaginaires conjuguées. Car la perte d'une variation correspond toujours à une racine réelle. Donc si deux racines réelles manquent, c'està-dire si l'équation a deux racines imaginaires, alors, par la substitution d'une certaine valeur, deux variations doivent nécessairement disparaître à la fois.

Soit 2i le nombre des racines imaginaires de fx=aO,w — 2« celui des racines réelles, quand on fait passer x de — h^hf ^^^ ^ variations de [ — l] disparaîtront, et puisque les m — 2t racines réelles chassent les variations 1 à 1 , les 2 1 autres variations seront chassées 2 à 2 , ou par couples , en rendant nulles les dérivées fx, f 'x , etc. Donc, si Ton est certain qu'entre a et fi il n'y a pas de racines réelles , et si [i3] a 2 1 variations de moins que [a\ , alors l'équation fxa>0, a au moins jti racines imaginaires.

Exemple du Théorème de Fourier.

Soit fx=rx' + 9jf'3x + 2«0 ;

on a

r'^=*6, r'x==6x-h4, fx = ox« + 4x— 3,

Soit «= — 10, i3 = — 1 , on aura :

Il y a donc une racine entre — 10 et —1, Soit «=»0,/5 = l, on aura

Il y a donc deux racines entre et 1.

(b) Théorème de Stnnn.

KLuaELs, Math, wôrterb., sup. n.

On suppose que l'équation fx=0, du degré iw, est privée de racines égales, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de facteurs communs entre foc et fx.

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