DIT DE QVÀ8IM0D
ÉPITRB.
' /. ép, de saint Xeon, ch. V, t. 4.'
I^B« Uèn-ckcrs frèieft» too» ceux ^ui Aont né« de Dieu sont ▼ictorieux do monde ; et cette victoire par laquelle le monde est vaincu est l'effet de notre foi. Qui est celui qui est victorieux du monde 9 nnon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu F C'est ce mène Jésus-Cbrist qui e*t vequ avec f eaii et Avee It sang; nua-Midement avec l'eau» «Mis Jiye« l'ean et avec le sang. Ml c'est l'eapirit qui xend Xiwmf^9§^ que Jds^ -Christ est l.a vérité ; car il 7 en a trois qui rendent té« moiguage dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces trois sont une même chose. Bt il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre, l'esprit , l'eau et le sang; et eea troii sent une même chose. Si noua recevons le témoîgntgo des boiiimet, cejui ^e Dieu est plus gran4. Or, c^est DUfi m&me qiû a rendu témoignage de son fils. Celui qui croit a^ fils de Dieu a dans soi-miame le témoignage do I)icu.
Daits le sens de l'Écriture , le monde est le péché ou tout ce qui y porte '9 parce que dans le monde on s'occupe peu du salut , et qu'on y rencontre de fréquentes occasions- de péché 9 soî^ P^ ^^s màù^ vais exemples qui n'y sont que trop multipliés , soit par les tentations qui s'y présentent presqu'à chaque pas, soit enfin par les distractions que causent son fracas et le tumulte dans lequel on y vit. C'est pourquoi les mattres de la vie spirituelle
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disent, fuyez le mande i ce qui ne veut pas dire 9 fuyez ia société j puisque nous sommes obligés d'y vivre , et qu'elle a été établie par' Dieu; mais seulement : Garantissez-vous des mauvais exemples ; évitez le -péché ; quand vous vivez au milieu du monde , faites- vous une sorte de retraite au milieu de votre cœur, et rentrez-y souvent pour penser à Dieu. C'est pour ceux qui savent user de ce remède souverain un grand sujet de consolation et une grande ressource dans la vie que de savoir se trouver bien avec soi-même.
C'est dans 1^ même sens encore que TApôtre dit que ceux qui sont nés de Dieu sont victorieux du inonde, c'est-à-dire qu'ils surmontent les passions qui dominent dans les gens du monde , comme l'orgueil, l'avarice, l'envie; et l'Apôtre nous apprend que c'est par la foi qu'on en est victorieux, parce que la foi nous unit à Jésus-Christ , nous pénètre de sa doctrine , nous le fait regarder comme notre divin modèle , et nous donne la force nécessaire pour triompher du monde, c^est-à-dire des tentations et de toutes nos affections vicieuses. ;. Le premier objet d'instruction que nous offre cette épitre est donc de nous prévenir contre les dfingers qui menacent notre salut, et de nous donner les moyens de nous en préserver, dont l'un des premiers est la foi et notre attachement à la dootrine du Sauveur.
Une autre chose à remarquer .dans cette épître, c'est la manière dont le mystère de la sainte Trinité^ ce principal article de la croyance chrétienne ,
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y est établi. Il y en a trois 9 dit TApôtre, qui rendent témoignage dans le ciel, le Père , le Yerbe et le Saint-Esprit. Ces trois ne font qu^un. Le Père est la première personne delà sainte Trinité^le Sain t- Esprit en est la troisième. Enfin le Yerbe en est la seconde. Il reste à prouver par TÉcriture que le Yerbe et le Fils sont une même chose ; et si à cette preuve on peut encore ajouter celle que le Yerbe s^e8t incarné , on aura la preuve complète que le mystère de la Trinité et de Tlncarnation est établi l>ien clairement dans les saintes Écritures. Or révangile de saint Jean commence par ces mots : c Au commencement était le Yerbe , le Yerbe était Dieu , et il était en Dieu. » Le Yerbe est donc Dieu f et il est en Dieu; ce qui prouve une distinction de personne; et il s'est fait chair, comme il est dit dans le même évangile. Enfin TAp^tre dit que ces trois n'en font qu'un. Ces passages réunis nous apprennent donc qu'il y a trois personnes en Dieu ; le Père , le Yerbe ou le Fils , et le Saint- Esprit. Ils iious apprennent deuxièmement que le Yerbe s'est fait chair, et en troisième lieu que ces trois ne font qu'un, c'est-à-dire un seul Dieu. Ainsi c'est avec fondement , et appuyés sur l'Ecriture sainte, que nous reconnaissons, comme un des premier» articles de notre foi , qu'il y a trois personnes en Dieu qui ne font qu'un seul Dieu , et que la seconde de ces personnes s^est incarnée ; ce qui est le mystère de la sainte Trinité et de Tlncarnation.
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ÉVA1Ï61LE
SalMJean, c|i. X:(> v. ip.
JliH ce teaipt-lè» sur le soir du même jour, qui était le premier de lâ Mnaine » les portes du lieu où les ^dples étaîent •Isei^Ués de peur des Jnîfi étMH fermées, Jésus wiatette tint eu milieu d'eipL, et leur dit : Lf pai|( soit «Yeo ▼«■»• Ce qu'ayant dit , il leur montra ses oDiins et son côté. J^es disciples eurent donc une extrême joie de voir le Seigneur. Il leur dit une seconde fois : La paix soit arec yous. Comme mon père m'a enYoyd , fe tous envoie aussi de même. Ayant dît Q0S mats » il ««oila «or em» «t loir dît : Acceiea le Saint* Psprit. Les péchéf lieront cefais à ç;^n^ à fui^vçaf fes remet* trez ; Us seront reteiyis à oeu^ j^ qu^ yoiis les retiendrea. Mail Thomas , l'un des douze apôtres y appelé 0idyme , n'était pai avec euz lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : lions avons vu le Seigneur. 11 leur répondit : Si je ne vois dans ses mains la marque des doua, et que Je ne miette mon doigt dans le t9>u d«f «Ions , et 099 mf in çUas ^ ji^ de son côté , je ne le esoicai point. Huit jours apiès» les disciples étant encore dans le même lieu , et Thomas avec euz , Jésus vint les portes étant fermées , et se tint au milieu d'eux, et leur dit : La paix soit avec vous. Il dit ensuite à Thomas: flortea ici votne doigt, etceaundérea mes mains, et approches aussi votre iiaaiii, et Ip mettes dans jnpn côté , et ne soyevc pai îpcrédule, ipaab ^d^le. Thomas répondit et lui dit : pCofi Seigneur et mon Dieu. Jésus lui dit : Yous avez cru, Thomas, parce que vous m'avez vu ; heureux ceux qui croient sans avoir vu ! Jésus a fiiit plusieurs autres miracles à la vue de sei disciples , qui ne sont pas écrits dans ce livre ; mais ceux-ci y sont écrits, afin que vous croyiez que Jésus est le fils de Dieu, jet qu'en croyant vous aye» la vie en son noiin.
Ce ne fut pas légèrement que les disciples crurent à la résurrection du Sauveur, quoique avant
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de mourir, il la leur eût prédite. Quand Madeleine annonça aux disciples qu'elle avait yu Jésus , ils traitèrent ce récit de vision ; et on né voit pas que Pierre et Jean , qui avaient soigneusement visité le sépulcre, où Os n'avaient plus trouvé le corps, mais seulement les linceuls , aient plus ajouté foi à la résurrection que les autres disciples. La Providence sans douteménageait^ dans cette incrédulité des disciples, des moyens d*a8surer davantage la certitude d\in point si important de la croyance chrétienne , en permettant qu'ils ne crussent à la résurrection du Sauveur qu'après l'avoir bien vérifiée. C'est cette certitude que Jésus voulut établir par ses différentes apparitions. Il entre dans le lieu où ils sont assem* blés ; il y pénètre,quoique les portes soient fermées ; Il leur parle. Jésus, qu'ib avaient vu mourir, est donc vivant.
Pour les convaincre davantage^ il leur montre ses mains qui ont été pwcées, et son côté qui avait été ouvert par un coup de lance. Vn des apôtres se trouve absent; les autres lui racontent qu'ils ont fù, le Sauveur , et Dieu permet qu'il ne veuille point croire à cette apparition. Jésus revient huit jours après , lorsque Thomas était présent avec les autres disciples. Thomas voit le Sauveur, et lui parle; et malgré cela il ne veut point croire, à moins qu^il ne touche les plaies. Jésus daigne condescendre à son incrédulité ; il l'invite à introduire ses doigts dans les plaies des mains et des pieds , et sa main dans l'ouverture du côté. Thomas le fait ; et c'est alors que , pleinement con-
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Taincu, et ne pouvant plus douter que ce ne soit véritablement son divin mattre^ il s'écrie.:* Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu, i Jésus apparaît encore aux disciples dans d'autres circonstances ^ et un iour à plus de cinq cents frères. Enfin c'est en présence et à la vue de tous qu'il monte au ciel.
Remarquons néanmoins qu'en se prêtant à lever les doutes d'un de ses apôtresj Jésus ne manque pas de lui reprocher son incrédulité, et de lui en faire sentir les dangers, c Vous avez cru> lui dit-il^ parce que vous avez vu. Heureux ceux qui croiront sans avoir vu I » Non que Dieu exige de l'homme une foi aveugle , mais pour nous faire entendre qu*il n'est pas nécessaire de voir pour croire^ et qu'il est^ pour déterminer une croyance raisonnable , d'autres motifs que le témoignage de ses propres sens. Rien, par exemple ^ n'est plus raisonnable que de croire ce que Dieu a révélé ; rien ne serait plus déraisonnable et plus criminel que de s'y refuser. £t quant aux preuves par lesquelles on établit la vérité delà révélation , elles sont telles ^ que tout esprit sensié doit s'y soumettre. «
Malheur à qui élève des doutes sur la vérité de la religion, et ne cherche pas à les faire dissiper 1 Dans quelle anxiété ne doit-il pas se trouver, s'il y réfléchit ! Car, si la religion est véritable, quel risque ne court-il point en fa regardant comme une fietion humaine ! et en ne la pratiquant point, quelle consolation lui restera-t-il ? A qui s'adressera-t-il dans l'infortune ? Rien, n'est plus fait pour soutenir le courage-que la croyance d'un Dieu qui ré-
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compense et qui punit suivant qu'on mérite Tun ou Tautre; et ôter cette croyance, c'est ôter tout frein aux passions, tout encouragement au bien , tout soulagement au malheur ; c'est dégrader l'âme humaine, en ne lui laissant entrevoir dans l'avenir que la destruction et le néant.