‹ Manuel d'une mère chrétienne: ou, Nouvelles lectures chrétiennes en forme d'instructions (volume 2)Chapitre 39 sur 43 · POUR LE DIMANCHE DANS L'OCTAVE DE L'ASCENSION · texte numérisé non relu

POUR LE DIMANCHE DANS L'OCTAVE DE L'ASCENSION

ÉPITBE.

/• èp, de saint Pierre , ch. IV , v, 7.

AIbs tiès-chers frères , soyez tempërans et Tigilans à prier ; msiis , avant toat , ayez une ardente charité les uns pour le« autres; car la charité couvre beaucoup de péchés. Ezercei entre vous rhospitalité sans murmure. Employez Içs dons de Dieu pour vous enjtr'aider les uns les autres, selon qu'il lui a plu vous les départir, comme étant fidèles dispensateurs des différentes grâces de Dieu. Si quelqu'un parle , que ce soit comme Dieu parlant par sa bouche ; si quelqu'un sert dans quelque saint ministère > qu'il y serve comme n'agissant que par la vertu que Dieu donne, afin qu'en tout ce que vous fai« tes , Dieu soit glorifié par Jésus-Christ , auquel appartient la gloire et l'empire dans les siècles des siècles.

La vie chrétienne exclut tous les vices ; elle se compose de toutes les vertus. Qui dit chrétien , dit bon, juste, sage, serviable , ennemi du mal , parce qu'il déplait à Dieu ; ami du bien , parce que Dieu veut le bien , et que par là nous nous rendons agréables à ses yeux. C'est ce que nous fait entendre Tapôtre saint Pierre dans l'épitre qui est l'objet de ces réflexions. Il nous recommande d'être tempérans , c'est-à-dire modérés dans nos désirs , maîtres de nos passions, sobres dans Iç boire et

5ia iNSTBUcnons sub lbs epîtaks

dans le manger, raisonnables dans le plaisir, mesurés dans toutes nos actions.

Il veut que nous soyons vigilans dans la prière , c'est-à-dire que nous nous recueillions souvent pour penser à Dieu, que nous soyons fervens quand nous le prions , attentifs aux bons mouvemens dont il prévient notre âme , dociles aux saintes inspirations qu'il nous suggère. Mais la chose sur laquelle TApôtre insiste le plus , c'est la nécessité de la charité, et d'une charité persévérante , c'està-dire de l'amour de Dieu et du prochain , parce que, dit-il, la charité couvre les péchés, ce qui veut dire qu'elle les efface aux yeux de Dieu. Une femme pécheresse se présente à Jésus ; elle se )ette à ses pieds, elle les baigne de ses larmes 5 elle les essuie avec ses cheveux, elle les baise, et y répand des parfums. Tout en elle respire l'amour et le repentir. Malgré tous ses péchés, Jésus ne la rebute point ; au contraire , il recueille avec bienveillance ; il déclare que ses fautes lui sont remises. Et pourquoi si promptement f pourquoi sans aucun reproche , sans aucune épreuve ? C'est , dit Jésus, parce qu'elle a beaucoup aimé (1). Pouvoir admirable, effet toujours sûr de la charité I C'est ce qui faisait dire à saint Augustin : « Aimez Dieu , et faites ce que vous voudrez.» En effet, quand on aime véritablement Dieu , on peut faire tout ce qu'on veut ; car on ne peut vouloir que ce que Dieu veut, que ce qui lui plaît, que ce qu'il ordonne. Ainsi on est fidèle à ses commandemens, on évite le

(i) Luc, VU. 47.

■péehé péroe qiiHl lui déplaît ; on -aime son prochain parce que Died à fait de cet amour un précepte ; en un mot. on né s'écarte en rtén de ce que Dieu veut. Ne serait-ce point une dérision que de dire: J'aime Dieu , mais je véûxToflenser ; j'aime Dieu , mais je rpréfi^ ma >fAiitai«ié, à sa loi? Cela) qui aimo.^étttaMsi|ientyajg;ilpoiinjfc d^ c^tte maniiiie; il est tout entiâr à Tf^bj^t aimé; Umourraitplutôt» quo da riep fail^ q^]^ oroiraift.dfnroir lui ét«edé«a*

Jgpfiq;, d^Mila même épttrd^irApl^tro dwa recoom^aiide le 1>0|4 emploi d^idooSiifi>'il /« plu à Dieu d)B nous^j^épurlir;: de aotne fiirfuaf ,iA!il a

créàftf si nous, en .avons ^dek tatettâ à^itwd(»4Qnf il nous:» doMéo'SiKiial OfdA aLtrnous<«pasrélé .donné pM^: noms seufs ;4^est iiii.fcti&«ttf!iljiii'jBStp^tlliît detpnrasj^rinier «ÛDésiy uq ttmAsaBMaBiibiM.^^llînoiDu^ iaat ùàa» valeôf^ aoopaasoiileaiiMilàQjiHro profil^ mais au ppjfit des nëc eos i te iix j etiqui ne» .nous a été'confié ^e-]^oiiei«dei^*«e8;ljrèaMi*idA9s l^uvs besoins^ sotfiainl Botai pouvlôr et ims fai^allés,.

FI tr eè tompt-ll, f ëtdf dit 4 seiidbblpltt i Lonqiie le oesao* laleur , cet «ppiit de tF^rtU^vi ftj^Ctdç.^ jfèif , que fe yous enverrai de la part de n^^n père , ^»ef^ venai il rendra témoignoge de moi , et tou» en rendrez nussi témoignage, parce que vous êtes dès' le commencement avec moi. Je vous ai dit ces choses pour vous préserver des scandales et des chutest. Ik vo«s clîasaèront Uà Iëu^ aynagôgots; et le temps vaTeurquc

5i6 nrsmrcnon sn ixê Mnw

le trànt'd^ mai peraécuteur'; tnahi par un de ses fils 5 abandonné par ses sujets , outragé, chassé, il rentre dsoif sa capitale avec gloire (i). Mais, dirâ-tHOB , poilrcpioi Dieu nous afflige^Uil ? Saint Oyprien répond que c'est parce qu'il n'y a point de ▼icteire où il n'y a pas de combat, parce que ce n'est que dans la tempête que se reconnaît l'habileté du pilote, et dans la mêlée que les braves se font distinguer des lâches. La vertu s'affermit par Ifadversité , comme la force des membres s'accroît par l'exercice. Ne nous laissons point vaincre par la mauvaise fortune ; résistons-lui , chaque jour fia lutte deviendra moins pénible, et la victoire plus .'facile. Vais commençons par demander la force à ' We« ; car ^afis son aidé nous ne poufvons rien.

POUR LÉ iOOR DE LA PENTECOTE.

AetBê, ^ Dt ▼• I».

' Ooaud les foun àt la PentecÔlé furent at^eoimplîs , les discî- ' pies étant toib énsemblé^dams an tnkme<lieu) H4a%9wi^imém9 'Mpti$0 on entendit tout dVin.ooup un'gruid bauit, cb«Bme d'qn fe(it ▼ioleiit et impétueux %ui ^pmàf. du ciel « et qui remplit, toute la maison oji ils étaient assis; en môme temps ils Tirent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent , et qui s'arrêtèrent' sur chac^D d'eux. Aussitôt ils furent tous remplis dlt^aini-^prit Jet \U oomn^ncèrent à parler diverses langues « selon que le Saint-Esprit leur mettait les paroles ea la boucbe. 0£«.il y avait aloa dans Jérusalem des Juîls reli-

(t)n. desRsb, XIX. i5»

t^ux «t craignant Dieu , de toutes les natîoint^i sont sons le ciel. Après donc que ce bruit fut répandu 9 il s'en assembla un grand nombre, qui furent tout épouvantés de ce que chacun d'eux les entendait parler en sa langue; ils en étaient tout hors d'eux-mêmes» et dans cet étonnement îb s'entre^ disaient : Ces gens-là qui aoiis- parlent, ne sont-ib pas tons. Galiléens ? Comment donc les entendons^nous parler chacMn le langage de notre pays ? Parthes, Mèdes, Élamites, ceux d'entre nous qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Gappadoce, le Font, l'Asie, la Phrygie, la Pamphilie, l'Egypte et la Libye, qui est proche de Gyrène', èt'cèux qui soAt Tenus de Bome; Juifs ou prosélytes, Qrâois et Anbes, nous les entendons tous parler f icl^acun ea P9l^tt l^togae, des merveilles de Dieu.:,

La Pentecôte {*) était une ffete àeê hjûh, instituée en mémoire de la loi donnée par Dieu au peuple hébreu sur le mont Sinaï , cinquante jours après la sortie d^Égypte. Les pères ont remarqué, et il est .en effet bien remarquable, que-c^est aussi cinquante {ours après la résurrectiop^ du Sauveur que le Saint-Esprit est descendu sur letf apôtres, que la loi nouvelle a commencé à être promuU' guée, et qu'aussitôt après elle devait être préchéeet i^ëpandue dans Tunivers : de là la Pï^rUecâtt chrétienne.

Mais quels homme» laissait Jésus pour cette grande entreprise ? Un petit nombre d*ap4tres* et de disciples pris dans la classe du peuple, lesquels n'avaient reçu qu'une éducation commune, point fait d'études , qui élaici^t sans fortune , sans con-*

(*) Ce molP^nfec^fe «ignifie cin- Pâques. On y offrait 1m prémices quantaine , parce que la fêle se ce- des moissons* Idaarait ie oinquaniiéme iour de

sUénrtfon^ sai» p^itToir, «ans crédit > dëeoutagéfr même dans ce moment par la mort de leurmaltre^ intimidéis par les menaces des Jaifs, priant, H est vxai, avcïC'.fejrveujry.vmis liècrètfemcuit^ k/s poirtçs feMnëe6)!«i MBS omt se rnoote^..-

Qtri' ct\)iratt que de tds hiMttm«9'Vent changer la face du n^dnde 9 aboKr 163 coutumes des nations, le cultVde leurs dieux, et Caire recopnaiUe par U^Xit^ la terr^ .up Dieu^, mQitt ibim* un gibe^ : si de tels htMnnMsoétttnnoins «e^il paevenus à opérer ce êhëij^gjeMMtltNH^ifsiiyle^ qui pourra ne pas reconnaître la main toute-piiissanke dé Dieu dans c^e ^œ)if i\f tu^pr^axvte ? - , .

C'est aoudainemiçn^ q^t 4€s hommes si timides, sont changes e^i d^s bofomes d'un courage hé- TçS^yifi; quf) fces h^mmiG;^ ignoransise iroMvent en ^V4*Merpi'^er ^0 Écritures , et de dî^^ep: avec 1^8 d^^s^^r>9 le« ipl99 e^erc^ 4W9 la cqpnaiss^nce 4e;J^«loi ; et Cr'^9i f^T^c ^écl^t i|ue ciwimcwe leur mÂssfP^ ; éd^r^ par Je Sai^t-* Esprit ^c^Cfsnda sur. 0U3|. le joiy» x^fske de /i|a solop^A^ 9 Us sor^nt 4e llBUir ^«iraitej Us ee r^f^njt hardiment penni les groupes du peuple ; ils annoncent Jé^^s^Christ OTMoi/ià et ressuscitiez et ce^e (multitude .dtl^immes Mfmwide tous les papi^ parlaçi^t ebf^;un un idiome diffiérienit ,; les eiU^odent tow perler leur propice 'langue 9 el anjMaoer les merv^l^s de Jésus. . .

Cette descente du Saint-Esprit sur les apôtres el les disciples , eî ses effels merveilleux ne sont point un avantage qui leur ait été partieulier.

»r X.E8 ÉVANGILES. SlQ

foui ié»lidà4es pumeÉittpisiTttelper À fâ même grâce; * €e âacremei^t est fâ tonfirmâtidif ly qui Tenoavellc' surcliacùii Ae nous, qu^hd uojus le recevons avec 1^ ^ispositioqs con YejQa))l,eys, , le ^lir^cle jqjui f'içs^, qpi^é 9Vir k»'ak^yp^B.M javr d« la Peniecéte. Si/ Dieu «y Joint' pas eii|oiird7èiiii> ooÉMne autwifoî^ 1<^ dmê èi!VS^ieiJti^ cÀlkHh^céHfî'Ai^'làn^e^Vlé^ pouvoîr de*^ guérir les Walàdes %f â'opërer dçs" prodiges, c'est que ces choses nécessaires aux apôtres pjptir fftifô rettonnaMlre la divi^ilè.de'leùr nÉ^aaion p« le«opi p»9 aciiaurd'lval , IfuèJa reHgSoii «t éUr liKe. U su£&t iicAç que aïoiis' reœvioÉis 1^ doos intérieurs, qm»ii6 sènkpaA m^niiâ ^^ciëux ; âburolr :^ K«fipnl de.flageêse et d'int^Uganise.qiM lions rgulde 4âiisj09 ittoiés, dlîrialut , et i^api^ iAe ^oroe 4«& B#u8ridobde Ip e^mib^eale oonfetscr .lésusrCinMl ; «il 1»] fliiat > lajpUnituds de la ^âce , .pséiérafale à

tout ée qiMS iê nsomâm «cpafenae 'de ti)éRbrs. ' *. . . :

xL*ir ce temps-U \ J^sus (l(t à ses discjples : Si quelqu'un m'altti^'^ il gardera ma parole ^et ttiàh j^ère t^aitnera , et dûIm viendrons à Ki», e| iiéds 4eroii# eii Iiii notre ^eMure. Gdai qui ne m'aima 4>e»at ne garàe poâ^t jmcs pardei; «k la pa-, vole que vo«a a^ez entendue n'eat point ma ^firole, ina\a celle de mpn pjbre qui m'a envoyé. Je vous al dit ceci demeurant encore avec voue; mais le /x>n8oIateur , qui est le Saint^sprits que mob père enverra en mon nom, vous apprendra toutes choses » et vous fera ressouvenir de tout ce que je voua

520 iHsniiJCTiÔKs stjâ LSft iptnrs

ai dît. 7e vous Uisic la paîi^ }e vous donne ma paâ ; {e ne voas la donne pa» cooMne le Afmde la donne. Qoe votre oœur ii« ae tfoable ni^a^ p%ponvM|ie point. Voua aresoalique je vona ai dît 2 Je m'en vaîa et je revient à vona. Si vow m'aimes , voua vonsrèioairez de ce qne \t vooa ai dît : Je m'en vaiaà mon père» parce que mon père est plos grand qne moi ; et je vous le dÎB nîaintenant, avant qne cela itrire, afin que vona le oroyei lorsqu'il sera arrir^. HésonLiatv {e ne voua parierai plus gnène ; ear le pmce^ da xiûade ,va venir, et il nTj a rien en Qoi qui iui ayy w ir t Myia. llaia^ afi^ giie le monde coanaifae^ qne j'aime mon pnte«, c'est pc^ cela que je faia qe qne oaon père m'a ordodoé.

« La parole Qe DSeu^ dé sont îles saintes Écriture^^ qne liii-mfiine a dictées à des serviteurs choifiis^ pour qu'elles fixent notre croyance sur ce qo*il est , et' sur lé cirite que nous lui deyona*

La>p£nrole de^Dies, ce sont ses cooimandem^s éestinés à dîri^ ùotre. conduite y ànêgldr -nos déToirs, neik-Beiileln6ntjdociB.2e; rapport de la^^religion ,'mai^ enc'are àùvk fiCluiidiL prochain et de la société 5 laquelle, noù^ procurant des.arantages, a aussi des droits à exercer sur nous.

La parole de Dieu etifrû \ c'est renseignement de rÉglise , de laquelle Jésus* Christ a dit : c Celui qui vous écoute,. m'écou(e(j), et dont il est écrit , que celui qui n'^cç|u.^€^.^point l'^U^e soit regardé comme un païen et uo pubUcain (^). >

Ainsi d'abord, ahnef^'Diéu , c'est crpire avec une soumission filiale et t'espectueuse tout ce qu'il lui a plu de révéler; c'est regarder les saintes Écritures comme la source de tout ce.qi^i le^t vrai 9 et

(0 Liic , X. >6. (9) MaUb. , XYUI. i;.

Et LtS éVÀNeiLtfi. 5ll

de tout ce qui est bon 9 parce que Dieu, qui nous les a données, est la vérité et la bonté même ; d'où il suit qu'on ne peut pas assurer qu'on aime Dieu quand on n'a pas la foi. - • •

Aimer Dieu , c'est aussi observer ses commandémens; car, dit saint Jean (1) : C'est mentir que de dire qu'on aime Dieu et qu'on Icconnaît^ quand on viole ses préceptes. Ainsi celui-là seul aime ]>ieu et le connaît, qui fait tput'Ce qu'il ordonne, qui évite toutice)quUl défend; oeiui-là aime Dieu, qui aime son prochain comme. soirmème^, qui lui fait du bien quand il peut , qui le'console dans ses peines , qui le soulage dans ses* misères. Celui-là,aime Dieu , qui remplit fidèlement tous ses devoirs, qui obéit à son prince, qui est respectueux envers cieux qui sont au-dessus de lui, affable avec ses égaux, bon et^miséricordieux envers ses inférieurs. En un mot , l'amour de DieuL se compose de toutes les vertu» et dé toutes les bonnes œuvres.

Puisque, «elou TApôtre, airmr Dieu, ù'm gat-- . c(er sa parole , nous jurons encore qu'aimer Dieu, c'est se rendre docile à l'enseignement. de l'Église, et révérer ceux qui sont chargés de son gouvernement, parce que c'est elle que Dieu a reiiîlu dépositaire de la vrfiîç doctrine; parce quja ce'sont eux à qui il a imposé l'obligation de nous instruire , qu'il a constitués pasteurs de son troupeau , et qu'il a établis comme autant de sentinelles pour veiUer à notre salut.

Si nous sommes dans ces dispositions, soyons sis*

(0 I» ^P> de3* Jean, II. 4« . , ^

Z2ik iiiSTaucnoHS svn its ÉrtiBES

Mirés que opu» aimons l>ieu véritahlemeat, el que nous garéûDf ia paaraie. NoMs nouéritecons aioi^ que J^tois-Christ nous dise^xomiue il Ifiilit- aux apôtres dans Tévangile de ce jour : J& voué dûnnesna paix 'y je vous iaUse tna paix. C'est eu efiet dans raccomplissement de tous les devoirs ^ et ce n'est que là qu'où trouve la véritable paix 9 ceUe du cœur et de la oonsciencé; cette paix que rien ne peut troubler • parce que qùai[id on est bien avec Dieu , on est bien avec soi-même ^^et qu^il n'est pas au pouvoir dès hommes^de nous ôter la satisfaction qui en résulte. C'est en Dieu ^eid qu'on peut trouver le véritable repos. Tous les autres biens, ou prétendus tels, affament plus qu'ils ne satisfont. Avons-nous jami^is vu un avare qui eût assez d'or; un ambitieux que la fortune ait élevé si faau^ qu'il n'eût plus rien à désirer ; un voluptueux qui n'ait point trouvé de vide au sein de la jouissance , ou pour qui elle n'ait pas été suivie de la satiété ? On a beau faire , rien ici-bas ne satisfait l'âme, et sans la crainte et l'amour de Dieu, il n'est sur l^*terre ni paix ni bonheur.

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