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Après de vains efforts, que font-ils ? Us montent leur malade sur le toit , ils percent la* couverture delà maison 9 et descendent le paralytique par Touverture quMls ont faite, il est présenté à Jésus 9 et bientôt après il est guéri. Si les obstacles qu'ils avaient rencontrés les eussent découragés , le paralytique serait demeuré sans guérison : il en arrive autant dans toutes les entreprises ; c*est le courage et la persévérance qui les amènent à une fin heureuse. Quiconque se rebute aux premières difficultés peut être assuré que rien ne lui réussira 9 ni dans les choses du salut , ni aiéme dans celles des choses de ce monde , dont la religion et la raison nous permettent de nous occuper ; mais» à l'égard de ces dernières » le risque n'est pas grand, puisqu'il ne s'agit que d'un intérêt temporel el périssable , au lieu qu'en ce qui concerne le salut, on ne peut rien négliger sans compromettre son bonheur éternel.
Cette même conduite des amis du paralytique est un modèle de la charité à l'égard du pi^chain.. La charité est active; rien ne l'arrête. S^ils se pré-, sente des empéchemens , elle les suraaonte. Aussi ingénieuse que courageuse , elle sait trouver des moyens où ils paraissent manqua* à ceux qui aiment moins ardemment ; elle en invente , elle ne cesse d'en chercher qu'après s'en être procurés. Ce que firent ces amis du paralytique pour lui faiee recouvrer la santé et l'usage de ses* membres , faisons-le pour les personnes qui nous sont chères : si par malheur il en est qui s'écartent de la
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toie dtt salot, ne soyons^ni moins généreux, ni moins penévérans q^ie ne le ftirent les amis du fjiavalyfiqiie ; ramenons aux pieds dti Sauvear ces âmes malades; employons tous les moyens qui sont eft Bolve pouvoir, Texemple, le raisaûnement , une douce contrainte, s*fl lé faut ; en un mot , tout ce que peut ayon^ une charité pure et éclairée.
^^nt à ce qui noi» regarde personoelleanent, si nous avons eu le malkeur de pécher , faisons ensorte que notre gHérison ne 9ouA« aucun délai; présentons-nous Sur-le*champ à ceux qui peuvent Aons guérir, lie délai a ses dangers , et si nous reelMiroho<ns les bon««8 grâces des grands de la ferre, à bien plus forte raâsom devons-nous souhaite* de tontrere n grâce bineo Diesk
Je trouve dans cet évangile une circonstance qsri me parait digne de remarque , et que je ne dois pas manquer de faire observer : c*est que ce »^ist pas seulement devant la multitude , ordinairement composée d'ignorans , que Jésus fait ses miracles ; nous voyons qne des docteurs et des pharisiens, qni sspiquaientdebieneimnaltt^ la loi et les prophéties , étaient présens à la guér Ison dà paridytique^ et à beauce>ap d*au très prodiges, opérés par le Sauveur. Dieu a voulu quMls en fussent témoins ; il a permis qu'ils les vissent même, avec un esprit de haine et d'envie ,qQi les leur eût fait contester, s*il y eût eu un moyen dVlever sur eux ié moindre doute. Usn^aimaient pas Jésus ; ifs cherchaient k le décréditer parmi le peuple. Que font-ils pour cela P
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Disent-ils q«'il n'est point vrai que Jëluli opère des gaérisofis miracttleuses ? Non, ils sont ciëHgés d^eii oonveair. Qne fent-lfo deoc ? tantèl ils d^nt que le Sauveur blasphèdie , parce qu'en guérissant il remet aussi les péckés. D'autres fois ils ne veulent pas reconnattiv que ees miracles viesnent de Dieu : ne pouvant néanmoins nier que ce ne soft des choses surnaturelles, et att-deisns èe la puissance de rèemme , ils les aOnribcrent -au démon. Aiasi l'iaiquiié se ment à elie-Métne (i) et se dévoile {Kir se» contralictflDne. Ils veulent don^ que ce soit TaiAevr du mal ^iii lasse le bien , qu'use pure et easnte doctrine soit pHêèMe par trn eqprit impur, et que le déinon délnrîse lui-même sa puîssaneeb <^eUe eowtrtfdiettoi I
rOtH iE SAMEDI DK LA PENTECÔTE.
ÉPiTRS.
SêùU FÉêM «Mst âMff. « c*. V, ▼. V.
Mfsfières, étant fustifiés par la foi, ayons la paix avec Bien pM* Jéimir-€bfiftt notre Seigneur, qaî nous a donné s«tffée pif là Cbi à cette griee «n taifoelle Hou» demeurons tous fermes , et boos noes glorifiaBs dMks respéraÉoe de la gloire des en fans de Dieu; et neo-sealcmeiit émm eeUeêêpé' raneôi mais nous nous glorifions encore dans les aiDictioos, sachsnt que raffliction produit la patience, la patience TëpreuTC, et répreuve l'espérance. Or, cette espérance n'est ponH troiftpeuse, parce que ramoor de Dieu a été répanda dans nos cosurs par le SsMt-fitprit qui nous a été donné.