‹ Manuel d'une mère chrétienne: ou, Nouvelles lectures chrétiennes en forme d'instructions (volume 2)Chapitre 6 sur 43 · A LA MESSE DE HISOIT* ÉPITRE · texte numérisé non relu

A LA MESSE DE HISOIT* ÉPITRE

Saint Paul « Tife, ch, II, v. ii.

Aloii trèB'«her frère, la grâce dé Dîea, notre SauTeur, • l»Ri à tous les hômnieB $ et elle nous a appris que , reaonçàiit 4 llmpwté et aux pasaîoiis moudainea, noua devonia vÎTre dans le siècle présent arec tempérance , avec justice et avec piété , étant toujours dans Tattente de la béatitude que nous espérons , et de l'avénement glorieux du grand Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ , qui s'est livré lui*même pour nous afin de nous racheter de toute iniquité» et de nous purifier» pour se faire uif peuj^le particuliëiiement consacré A son service , et fervent dans les bonnes œuvres.

G*B8T avec raison qu'au moment de la naissance du Christ^ l'Apôtre, écrivant à Tite , soii disciple , lui dit que la grâce de Dieu , notre Sauveur, a paru à toq^ lea honunes. La grâce est un don surnaturel du ciel) au moyen duquel. npus aimons et nous pratiquons le bieai. La grâce est encosre cet état saint dans lequel nous nous trouvons , lorsque p Réconciliés avec Dieu » nous sommes devenus ses amis 9 ses véritaUes en&ns f les observateurs de sa loi, des adorateurs en esprit et^ep vérité. Enfin JésuB-Glirist est lui«mème la grâce pfnr «excellence , parce qu'il, est Fauleur de. toute grâce» et que ses mérites et' sa passion en- sont la source. L'Apteé appelle la gnâce dont il parle» la grâce de 1. ^ a

36 ncsTKDCiioTO sua t.E9 épItees

Dieu, noire Sauveur, pour la distinguer de la grAce de la création , et de celle dont Dieu avait doué l'homme dans l'état d'innocence. 'Cette première grâceaétémisérableméntperdne ,quand l'homme, en désobéissant à Dieu, s'est vu dépouillé de toutes les prérogatives dont il avait été favorisé.

A cette grâce en a succédé une seconde par l'offi© qu'a faite le Bls^le Dieu de ^tis&ire à la justice divine.; et l'homme en a joui dans toute»» plénitude lorsque IVeuvre de notre rMemptlon a été consommée parle sacrifice de la croix. E'homme acquiert cette gràce.par le baptême ; mais û peut la perdre comme la première s'est perdue ; c'està-dire en désobéissant à Dieu, «ten vielanl ses comraandemens , et wialbettreusement 11 la j»eri trop souvent; mais teUe a été la bUntë de Dieu , qu'a a voulu que l'homme pût encore réparer cette perte au moyen du sacrtment établi pour la ré- .oonoiliation. Ainsi lag»âce du Sâwr^restun trésor Inépuisable de «alut toujours wavei* à liiomimi, Iquawd il veutyavoifreooui». €râ«c>ée rtdeBDlption , patcé que, ne pouvant i pas satiBfsiire par aoiuemêmes, il a fellu que d'abor* nous fassiOBS ra- •chetés ; grâce de réparation ,pa«se que, ©e rachat ne nous préservant pas d'autres chwtes , il était Tïécessaire que l-homme eût des "'•y«»J»'^ relever; grâte deguérison , pan» qu'eUe fienne les -nlaiés des pé<*é8; et enfin grâceidc fer», parce qu'elle nous soutient ,»«nime ootreteouiàge eJtmns fortifie conttrel'enneitli de noIfteWlW- ' • ie proprede lats^ce db Saù^jeu», sawpnt l?ilp^

ET 128 KTiUGIUMi '%ff

tre, est de nw^B appteadre à renonocr à Tiinpiélé^ aux passions mondaines , et à vivre dans leslècie présent avec tempérance y justice et piété. Ce renouvellement est nécessaire, si nous voulons efficacement travailler à Qotre salut. On ne peut servir deux Boiaitres (i)., paroe que .Leurs volpntés sourt contraires. Que veut fiieu , «t que demandent^il de neus ? Il veut que boim PniÂiotts , que nous 1« servions 5 que nous sachions modérer nos désirs et les contenir dans de justes bornes. Il veut que nous fassions le bien, et que.nouç évitions le nisJL Que veulent au contoiire les passions ? Que nous leur -lâchions la bride, que nous satisfassions nos sens, que nous suivions les mouvcmens de notre orgueil. Les passions et Dieu veulent donc de» choses contraires. Il faut .opter; et , pour u^e àme raisonnable , ie choÎK ne peut être douteux. Mais quel résultat dditon attendre de Tun et l'autre choix? En servant Dieu nous acquérons la paix intérieure, le repos de notre conscience , et nous nous assurons Teffet des promesses. En nous laissant dcHuiner par nos désirs , npus nous assujettis*- «ons à des maîtres durs et exigeans ) nous laissons à nos passions un empire sur nous, qu*elles exercent bientôt avec une extrême violence. C^est comme an coursier fougueux qui a brisé son frein, et qu'on ne peut plus retenir. A mesure qu'elles deviennent plus puissantes , notre résistance devient plus faible 9 et jmus âinssons par en être les esclaves. Fuyons doue ce- joug heotenic; donneoifts-neus à

(1) WMb. yi 14. .

28 IHSTftVGTlOVS IVE ISS iptTEES

JDiea ; c^est là seulement que se trouvent .bien et mpos.

ÉVANGILE

Saint Lue, ch. II, t. i.

Jbiir ce temps-là , on publia un ëdit de César Auguste pour kaire un dënombremeot des habitant de la terre. Ce fut le premier dénombrement qui se fit , Quirinus étant gouvemeiir de Syrie; et chaenn allant se faire enregistrer dans k TÎUe dont il était 9 Joseph partit aussi de la ville de Nazareth ^ <|ui est en Galilée , et vint en Judée, à la ville de David, appelée Bethlébem , parce qu'il était de la maison et de la famille de

David 4 pour se faire enregistrer avec Marie, son épouse, qui était grosse. Pendant qu'il était en ce lien , il arriva que le temps auquel elle devait accoucher s'accomplit $ et elle enfanta son fils premier-né; et l'ayant emmaillotté, elle le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie. Or il y avait en cet endroit des berge» qu£ passaient la nuit dans les champs, veillant tour à tour i la ^rde de leurs troupeaux ; et fout d'ni» coup l'ange du Selgnenr ae présenta à eux, et une lumière divine les environna; ce qui les remplit d'une extrême crainte. Alors l'ange leur dit : Ne craignez point, car je viens vous apporter une nouvelle qui sera pour tout le peuple un sujet d'une grande joie. C'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur; et la marque à laquelle vous le reconnaîtrez, c'est que vous trouverez un enfant emmaillotté , couché dans une crèche. Au même instant il se joignit à l'ange une grande troupe de l'armée céleste , louant Dieu et disant : Gloire à Dieu au plus haut des cicux , et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Dieu se sert de tous les moyens pouf* l'exécution de ses desseins 9 et les hommes ne sont entre ses mains que des inbtrumens qu*il emploie à son gré pour manifester sa puissance et parvenir aux fins

BT US KYAKGl&ES. Sg

Toulues par saas^esse. Les rois eux-mêmes , qiuaid ils croient ne travailler que pourttaix et pour Tac** compUssement de ce quUls appellent leurs grands projets, souvent bien petits et biens vains aux yeux de celui qui seul est grand j ne font dans ces occasions que concourir à ce que Dieu veut. Auguste s'était soumis la plus grande partie de l'univers* Il veut pouvoir d'un coup-d'œil conàattre tous les peuples à qui il conmiande, et en avoir un dénom« brement exact. Il donne des ordres pour que ce dénombrement se fasse en Judée 9 et son édit exige que cbaque Juif se. fasse inscrire dans le ren gistre du lieu oii il est né. Auguste ne songeai! point à Jésus, et cependant il ne fait que conooo* rir à raccomplissement d'une prophétie concernant le Sauveur. Les prophètes avaient dit qu'il devait naître à Betfaléhem(i). C'était le lieu où devait se iàire enregistrer Joseph , qui était de la tribu de Jada ; mais il n'y demeurait point. L'édit d'Au* guste l'oblige de s'y rendre lorsque Marie était à son terme. Elle y mit au monde le Sauveur, et la prophétie s'accomplit. Chose digne d'admiration assurément que ces dispositions secrètes par les-» quelles sont amenés les évéoemens qui sont dans Tordre des desseins étemels.

Marie arrive donc à Bethléhem avec Joseph ; ils ne trouvent point de place dans les hôtelleries à cause du grand nombre d'étrangers qui affluent dans la ville. Elle est obligée de se retirer dans une étable. Une humble crèche est le berceau où elle

(i) 3ficb. , ▼. s.

5(r iirsTBUGniHf» sm lb8 érfiREs

AëpMC Vnn de» dernienre jetons d«B rois de Jiida ; une humble crèche est le sanclnaive que ne dédaîg;iie pas lé ils de Dieu , le Yevbe diT» qm sefoit homme pour saorev les hommes»

Mais cet état de pauvreté oJi se trouve le Sauveur du monde en naissant n'est pas sans motif. Il en résulte deux utiles et grandes leçons : leçon d'obéissance à ceux à qui Dieu a confié Tautorité 9 et leçon d'humilité et de pauvreté pour tous tant que nous sommes.

Leçon d'obéissaiiee.:€'estpour obéira l'ordre du prince que Joseph quitte Nazareth ^ et la naissance de Jésus à Bethléhem est une 6i:rïte de cet acte de soumission. Jésus nous apprend donc, tout en naissant, qu'on doit obéir aux ordres du prince, et dèslors il |ette lesfondemens de ces principes^ de soumission aux lois sur lesquelles reposent la sûreté et la tranquillité des états, et quisé trouvent mieux établis dans l'Évangile que dans les livres dés législateurs les plus sages.

Leçon de pauvreté et d'humilité pour nous tons. Jésus natt dans une étable, au milieu d'une saison rigoureuse , dénué de tout secoura et dé toute ressource. Il n'a pour le réchauffer que l'haleine des animaux dont il partage la demeure. £n considérant ce tableau , qui de nous oserait se plaindre de sa condition ? Si nous sommes pauvres , Jésus ne Fa-t-il pas été ? Si nous scmimes riches, ne nous învite-t-il pas du moins à être pauvres de cœur, et à mépriser des richesses qu'il a dédaignées , c'està-dire à ne pas nous y attacher, à n'y mettre point

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notre bonheur, à le mettre plutôt daiuf le sage em* pioî qu'on peut eu faire» et à ne les regarder quecoiame un dépôt que Dîeaa.mi8 eiiti« nos. mains pour en aider nos frères .nécessiteux? Aimons dono la pauvreté de Jôsu» naissant ; ne mëpcîsonft pas les pauvres » puisque Jésus lui-même est nà pauvre. Si la boute et l^opprobre se trouvent quelque, part, c'est plutôt dans Torgneil d*un rîebQ que dans rhumble et ipiodeste qonteoan^eda ed^ àqni Dieu a refusé les bieos de ce monde ^ mai» qu'il en a dédommagé en lui aoc4M*dant ja veiM* r

PPUR LE JOUR DE NOJKL

▲ LA MBSSB DE l'aVBOBE.

ÉPITRB.

Jlloi tiès-ciier fib , lorvque la bonté ^e Dieu • notre sanvctir, et Km amour pour les b^wneai a p«ra dant ie mÊndùy il «ou» a tauvés , non à cause dea œuvre» de justîct que nous.euiaioQS faitea , mais à cause de sa miséricorde , par l'eau de la renaissaDce^ et par le renouvellement du Saint-Esprit, qu'il a répandu sur nous avec une riche eflVision , par Jésus -Ghrisf notre Sauveur; afio qu'étant juslSfiès par sa grâee , nous devinssions' liéritiers d^la ,vi« èl^eriiQUai toloa TeipénHiee qua noua en avons.

Il n'y a pas un- mot dans cette épHre qui ne mérite d*être pesé , et qui ne soit pour nous une source d'instruction. LMpètre nous apprend d'abord que, si jamais la bonlédelMen envers les hommes s*estmanifestée dans toute sa richesse et avec surabondât!-» ce, c'est dax^lemystèirederincarnation. Dieu avait

3d iNSTEucnoirs sva les iflTEES

beaucoup fait pour Thomme en le tirant du néant» en lui donnant une àme raisonnable 3 en l'établis" tant pour ainsi dire le mattre de tout Tunivers^ créé pour lui ; maii il a fait beaueoup plus encore par rinearpation. L'homme avait péché , il était déchu de son innocence ^ il ne pouvait recouvrer ses prérogatives qu'en satisfiaiisanl» à la justice divine qu'il avait offensée, et cette satisfaction était au-dessus de son pouvoir , parce que f la majesté de Dieu étant infinie > il fallait que la satisfaction y fût proportionnée* Il n'y avait donc qu'un Dieu qui pût offrir une réparation qui ne fut point audessous de l'offense, et le mystère de l'Incarnation opère ce grand acte de satisfaction , sans lequel le genre humain était irrévocablement perdu. La deuxième personne de la sainte Trinité se dévoue, le Verbe se fait chair et victime de propitiatîon , le genre humain est sauvé. Dans la création, Di^x n'avait donné à l'homme que des choses qu'il avait faites. Dans l'Incarnation , Dieu se donne luimême; et non-seulement il se donne pourj^ictime une fois dans le sacrifice de la croix en la personne de Jésus- Christ , mais ce même Jésus-Christ S'immole tous les jours dans le sacrifice de la messe , et nous donne par ce moyen des marques continuelles et salutaires du grand amour qui l'a porté à nous sauver.

L'Apôtre nous prévient ensuite que, si nous sommes sauvés, ce n'est pas à cause des œuvres de justice que nous aurions faites , ou que nous pourrions faire; et par là il nous apprend, querfaonmie

It IIS EYAKeiLES. SS

ne peut rien par lui-même dans les choses du salot j que tout y est gratuit et dû à la miséricorde de Dieu ; non qu*il s'ensuive de là que nous puis« sions nous dispenser d*y coopérer par de bonnes œa?res selon notre pouvoir , mais parce que ces bonnes œuvres n'ai#iient aucun mérite par rapport à la vie éternelle , si elles étaient séparées des mérites de notre Seigneur Jésus-Christ , qui seuls peuvent leur donner de la valeur. Il résulte de cette doctrine que nous ne devons îamai» perdre le sentiment de notre faiblesse, de notre indignité, et du besoin que nous avons de recourir sans cesse à Dieu pour qu'il nous aide de sa grâce , sans laquelle nous ne pouvons rien.

Enfin nous trouvons établi clairement dans cette épttre un des principaux dogmes de la doctrine chrétienne;- savoir, Tabsolue nécessité du baptême. L'Apôtre y dit expressément que, si nous sommes sauvés, non-seulement c'est à cause de la bonté infinie de Dieu , mais encore que c'est par la renaissance de l'eau , d'où résulte le renouvellement du Saint-Esprit , c'est-à-dire de la grâce, et que cette eau régénératrice qui en répand sur nous l'efiusion avec abondance, opère notre justi' fication , et nous fait devenir héritiers de la vie étemelle, laquelle est le terme de notre espérance.

On peut réduire à quelques mots ce qu'il y ^ d'essentiel dans cette instruction.

L'homme a péché.

Par le péché il a encouru la mort éterneUe* ..

54 lNSTRCGTlO»g SVa LE8 ÉpÎTAES

Il M pouvait y échapper sans une réparation.

11 ne pouvait pas lui-même l'offrir suffisante.

La seconde personne de la sainte Trinité a bien voulu suppléer à oetle insufitsance en se faisant homme, et en satisfeisant pour lés hommes.

On ne peut avoir part à cette satisfaction que par le baptême eu une naissance nouvelle.

Nous ne pouvons rien que par la grâce. Nos iMnines actions ne sont méritoires que par elle.

Tous eès points de doctrine doivent être retenus , parce qu'ils sont ks fondemens de la doctrine catholique.

ÉVANGILE

Saint i.HÇ, cb. II, v. i5.

ithn tt temjpi-Ià , U» bergen se dirent Tun à fairttc : Passons >ii*qtt'à BéthiéiieBi» etTojons ce qoî est arrivé ^ et ce que le Seigneur nous a fait connaître. S'étant donc bâtés d'y aller, ils trou?èrent Marie et Joseph , et Tenfant couché dans une crèche; et l'ayant vu, ils reconnurent la rerité de ce qui leur avait été dit touchant cet enfant; et tous ceaz qui l'entendirent «dmiràrent ce qui leur avait été rapporte par les bevgeis. Or» Marie conservait toutes ces choses en dU-^nême , les repassant dans son cœur ; et les bergers s'en retournèrent , glorifiant et louant Dieu de toutes les choses qu'ils avaient entendues et vues , selon qu'il leur avait été dit.

' Dans la dernière instruction nous avons considéré Jésus naissant dans une étable. Nous l'y avons vu pauvre , dénué de toutes les commodités de la vie 9 privé des choses les plus nécessaires. €e n'est pas sans doute qu'il n'eût pu , s'il eût voulu 9 s'entourer de tout réclat de la richesse et de la puissance. La personce de cet €fnlant si faible n'en

ET IiES ivÀXGIU». S5

était pas moins le $U de DiftUy #t celui (pii, au moment de la eréation 3 avait draé le ciel d'astres brillans et Têtu l2^ terre d'une si riche parure ; celui qui lui &it produire chaque aimée de si maf;m6(iue8 trésors , pouvait sans doute signaler son entriée dans le monde par u»édat auquel ne poufr* raient atteindre les plus puissans monarques. S'il est né pauvre y c'est donc parce qu'il Ta voulu ; et il l'a voulu pour nous apprendre à ne point trop estimer les riokesses^ qui ordinairement neue corrompent , et à leur préférer la vertu.

Non-seulement il a voulu naître pauvre , mais ce sont encore les pauvres auxquels les premiers il a accordé l'avantage de le connaître. Ce n'est point àdes rois, eo n'est point aux grands du mondée que Fange annonce d'ahinrd ta naissance de Jésus ; c'est à de sîmplea bergets occupés à garder leurs troupeaux que cette nouvelle est apportée, et ils sont les premiers qui sont appelés à rendre leurs hommages à l'Homme-Dîeu. On ne peut ouvrir l'Évangile sans être Trappe de la préférence que Jésus donne aux pauvres^ et des faveurs qu'il leur accorde. Qu'on ne se Confie donc point d'être riche , mais plutôt qu'on cherche 9 par la manière dont on use et par l'emploi qu'on fait de la richesse, à se faire pardonner un avantage qui n'est d'aucune utilité pour le salut. '

Remarquons l'empressement des bergers à répondre à rinvitatldi de l'ange ,. et que ce soit pour nous le modèle de celui qve nous devons mettre à répondre soit aux inspirations intérieures qui nous

56 IHSTEUCTlOlfS BOA LES iptlBES

portent vers Dieu, soit aux soins et au zèle que noiettent à notre instruction ceux qui en ont la charge. Les bergers se hâtent , dit TApôtre , de se rendre près de Jésus; ils reconnaissent la vérité de ce que Fange leur a appris, et ils publient cette noterveiUe. Ils s'en retournent en gloriiiani le Seigneur. Hâton»-nous à leur exemple. Nous sommes invités comme eux à rendre nos hommages à Jésus. Si ce n'est pas dans la crèche 9 c'est sur nos autels. Chaque îour les paroles sacramentelles le reproduisent dans le sacrifice de la messe. Si nous ne l'y voyons point enfant, nous pouvons, par les yeux de la foi, l'y voir victime, et victime pour nous. Rendons-y honunage à la vérité de sa présence, et professons hautement ce que l'Eglise professe et enseigne à cet égard. A l'exemple de Marie , conservons dans notre cœur toutes ces choses^ et rappelons-les souvent à notre mémoire, c'est-àdire méditons fréquenmient et sur la naissance du Sauveur, et sur sa passion. Pénétrons-nous de ces mystères; reconnaissons -y l'extrême amour de Dieu à notre égard , et rendons-lui de continuelles actions de grâces de tant de bienfaits.

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