LE XXIV DIMANCHE APRÈS U PENTECOTE
ÉPITRE
Saint Paul aux Colossiens^ ch, I, v, 9,
Mis firères) nous ne oeisoBi point de pfîer pour vous , et de demander 4 Ditn qu'il ?èu8 rempliise de la oonnaitsance de S9 volonté » en vout éotmtLnt toute la sagesse et toute riatelli* gence spirituelle « afin que tous tous conduisiez d'une m«« nière digne de Dieu , ticbant de lui plaire en toutes choseï , portant des fruits de toutes «ortes de bonnes œuvres , et crois« sant en la connaissance de Dieu ; que vouseoyes tous rempli»
ET LES ivÀHGILBS. l^y
de force par la puissance de sa gloire , poar avoir en toutes rencontres une patience et une douceur persérërante) «ccam« pagoée de joie » rendant grâces à Dieu le père , qui , en qov« éclairant de la lumière , nous a rendus digne» d'avoir pari au sort et â riiéritage des sahits > et qui nous a arrachés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son fih bien-aimë, par lequel nous avons été rachetés , et BOUS avons reçu le pardon de nos péebéa.
L^APÔT&B demande à Pieu trois ofaoses pour les Colossiens ; savoir^ i* la sagesse et rintelligence pour eonnattre et faire sa volonté ; s* la grAoe de lui plaire en toutes ^oses ; y celle de porter des fruits de toutes sortes de bonnes œuvres. Ce que FÂpôtre demandait pour révise de Ccrfosses * nous en avons besoin , et nous devons le demander pour nous-mêmes. Demandons d'abord Knteili* genoe; mais celle dont il s'agît loi ive consiste pas seulement dans les lumières de la raison humaine. CeSte raison n'est point un guide assez assm^ dans les affaires du salut ; elle suffit sans doute pour nous faire distinguer le biçn du mal , pour nous diriger dans les affidres temporelles , pour nous faire même senfeM* son insuffisance et la né« eessilé de recourir à des lumières plus sûres en ce qui concerne nos devoirs envers Dieu et notre sort futur ; pour nous élever }iisqu*à Dieu par la connaissance de ses œuvres , et nous conduire insensiblement à la connaissance de la rév^ation ^ seule source où nous puissions puiser des notions
O Colofiseï ëUit nne vUl£ de la dans h» fers» A Hiwaae, quand il grande Pbrygie. Saint Paul ^Uit écrivit aux habiUas de celte ville
i4() inSTBUGTioirs sub les ipfTBEi
véritables des desseins de Dieu à l*égard du genre humain 9 et de ses desseins sur nous. L'intelligence dont parle TApôtre et que nous devons demander à Dieu 5 est plus que cela ; c'est une lumière sur*» naturelle, un don de Dieu dans Tordre de sa grâce, quMl nous importe infiniment d'obtenir , parce qu'il nous fait connaître la volonté de Dieu , k laquelle il faut nous soumettre , et qui , dans toutes les circonstances de la vie, doit être la règle de nos actions.
Avec le don de Tint^lligence , demandons aussi l'esprit de sagesse, parce que cet e^rit nous fera aimer les devoirs que l'intelligence nous aura fait connaître, et que, par ce moyen, nous pour^ roDS nous conduire d'une manière digne de Dieu; mais, quelque précieux que soient ces dons, ils n^opèrent rien sans la grâce, c'est-à-dire sans un secours particulier qui nous vient d'en-haut. Per* Mmne n'a jamais possédé la sagesse dans un plus haut degré que Salomon , et Dieu la lui avait donnée dans toute sa plénitude : néanmoins, trop confiant dans ses propres fiorces , trop peu en garde contre ses sens , ^vé de ce secours surnaturel , il donna dans les égaremens les plus répréhen-* sibles , dans le culte des faux dieux et l'idolâtrie ; et le plus sage des honunes tomba dans des evcès à peine concevables de la part des plus insensés. C*est aiusi que Pieu abandonne à leur faiblesse ceux qui l'oublient ; mais il tend k ceux qui ont recours à lui une main secourable ; il daigne seconder leurs efforts ; il suffit qu'ils désirent de
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faire le bien pour qa'il le leur fasse aimer , pour qu^îl le leur fasse pratiquer, pour qu^il les transforme, de pécheurs qu'ils étaient, éd justes agréables à ses yeux , pour qu'il leur fasse porter des fruits de toutes sortes de bonnes œuvres : c'est alors que, remplie de force, Fàme chrétienne ne voit plus que Dieu , qu'elle devient indifférente à tout ce qui n'est pas lui , et supporte tous les évenemens de la vie avec résignation et soumission ; c'est alors que, douée du don de patience, elle se )Oue des obstacles qui s'opposent à son salut , et fait taire tous les désirs qui lui sont étrangers; et comme de l'impatience , qui aigrit le caractère et met l'àme dans l'agitation > résultent les peines, les afflictions , les douleurs sans soulagement , de même de la patience chrétienne naît la douceur de mœurs, qui , à son tour, produit le repos et la joie. On ne s'irrite plus du mal , parce qu^on est persuadé qu'on ne souffre que parce que Dieu le veut , et que, Dieu ne pouvant voulair que ce qui est bon , nos souffrances ont une cause qu'il nous faut leepecter , et ne sont un mal qu'autant que nous négligeons de les tourner à notre avantage. C'est ainsi qu'aux dons spirituels sont attachés » comme par une chaîne admirable 5 les véritable* biens temporels , et que se trouvent vériBées ces paroles de l'àpôtre saint Jacques, c que tous biens excellens et tous dons parfaits viennent d'en-haut, et descendent du père des lumières, qui ne reçoit ni changement ni ombre par aucune révolution >(■)•
(1) Jacfjnes , 1. 1 >
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ÉVAKGILE.
Uint Matthieu , ch. XUV , y. i5.
En ce tempt-U, Jésut dh i ces disciples ; Quand tous Temz ^ve' l'abomioation de la dësolatioB qui a été préMKÎe par le prophète Daoiel sera dans le lieu saint « que celui qui lit « entende bien ce qu'il lit. Alors que ceux qui seront dans la ludëe s'enfuient sur les montagnes. Que celui qui sera en haut do toit n'en descende pas pour emporter quelque chose de sa maison. Et que celui qui sera dans le champ ne retourne pcNat pour prendre set vètemens. Mais malheur aux fettimes qai seront grosses ou noorrîees en ce temps-là ! Pries Diea que f otre fuite n'arrive point dans l*hÎTer, ni au |our du sabbat : car l'affliction de ce temps-là sera si extrême » qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde , et qu'il n'j en aura jamais. Et si ces jours n'araient étë abrégés 9 nvl homme n'aurait été sauTë ; mais ils seront abrégés e a filTenr des élus. Alors si quelqu'un tous dit : Ln Gmvr est ici» ou il est là» ne le croyes point : car il s'ëlèvera de faux christs et de faux prophètes qui feront de grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu'à séduire même 9 s'il était possible» les élus. J'ai voutu tous en avertir auparavant, ft donc on TOUS dH : Le Toici dans le désert» ne sortez point pMsr y Met, Si on vau$ dit : Le Toici dans le lieu le plus retiré de la maison , ne le croyez point : car» comme un éclair qui sort de l'orient paraît iawtd'vn touf jusqu'à l'occident» ttnsi sera l'avènement do fils de l'homme. Partout où le corps tnoHsc trouTera, les aigles s'y assembleront. Aussitôt après ces jours d'affliction » le soleil s'obscurcira , et la lune ne donnera plus sa lumière; les étoiles tomberont du ciel, et les pubsances des cieux seroot ébranlées. Mais alors le signe du fils de l'homme paraîtra dans le ciel» et tous )es peuples de la t terte s'abandonneront aux pleurs et aux gémissemens , et ils
jt verront le fils de l'homme qui viendra sur les nuées du ciel avec
I une grande puissance et une grande majesté. Et il enverra ses
^ anges » qui feront entendre la voix éclatante de leurs trom-
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pettes, «t qui rassembleront tes élot dei quatre cobu ëa monde , depuù une extrémits du ciel jnsqn'ii l'anlie. ApfRC* nez ceci par uoe comparaiion prise du fi^er. Quand ict branches sont déjà tendres» et qu'il pontse tes feuîUcs, vous jugez que Tété est proche. De même, lorsque tous Tcrrex toutes ces choses , sachez que te fiis de Vé&mme est près , et fu'il est k la porte. Je tous dis, en vérité, que cette génératjoo ne finira point que toutes ces choses ne so*ent accomplies. Le ciel et la terre passeront, mais met paroles ne pasaeront poiat.
Le Sauveur donnait à ses apôtres ses derniers avertissemens; îi leur avoit annoncé des afflictiims, des traverses , des persécutions ; il crut devoir ensuite les entretenir de la punition des JoiCi , de la ruine de Jérusalem , des abominations qui en accompagneraient le siège , et de la désolation des derniers temps , c*est-à-dire de la fin du monde et du jugement dernier, dont ce qui se passa dans le désastre et la destruction de la ville sainte était la figure et Hmage. UÉglise met chaque année sous les yeux des fidèles ce tableau effrayant f qui leur offre plus d'un sujet d*instruction.
Premier sujet d'instruction. Dans Taccomplissèment de la prédiction du Sauveur sur Jérusalem , et dans tout ce qui s'en est suivi nous trouvons une des preuves les plus complètes de la vérité de la religion. Nous voyous , comme l'avait prédit le prophète, les sacrifices abolis (i)» le temple profané , la ville sainte renversée , la nation juive dispersée et frappée d'un anathème qui dure encore; en un mot, une vengeance toujours
(i) Daaiel, IX. 26. ai.
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subsistante 9 qui semble poursuivre les restes de ce peuple , et punir jusque dans sa dernière postérité le déielde dont il s*est rendu coupable.
Second fcint dHtistruction. De la punition des Juifs et de la destruction de Jérusalem Jésus passe àPannonçe du jugement dernier, aux Rig^ncs qui doivent le précéder, à la profonde terreur dont il frappera toutes les créatures. Le soleil sera obscurci , la lune sans lumière ; les étoiles se détacheront de leur orbe, le ciel sera ébranlé , et toute la nature dans le boiileversement et la confusion ; au milieu des pleurs et des gémissemens qu'excitera cette catastrophe inouïe , la croix resplendissante paraîtra au milieu des airs pour accuser ceux qui Pauront méconnue ; le fils de Phomme descendra sur une nuée ; ses anges assembleront les nations des quatre coins du monde ; tout Tanivers sera dans la consternation et Tépouvante. Ceci n*est point une fiction , c'est une vérité terrible , et qui ne peut être trop méditée.
Troisième point d'instruction» Jésus nous prémunit contre le danger des fausses doctrines par lesquelles il n'est que trop ordinaire de se laisser séduire. On appelle fausses doctrines toutes celles qui s^écartent de la vérité et de la voie du salut. Tout ce qui est contraire à la foi , tout ce qui est contraire à la croyance chrétienne, tout ce qui est contraire à la morale de Jésus -Christ est une fausse doctrine. Ainsi les maximes du monde , le faux point d'honneur qui conseille la vengeance et fait regarder comme honteux de supporter et
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de pardonner les injures ; les opinions qui atta"chent à ropulence» au crédit, au pouvoir un prix réservé à la vertu; celles qui dépriment Fhumilité f la pauvreté 9 et les rangent au nombre des choses abjectes et viles , sont de fausses doctrines qu'il faut détester 9 dont au moins il faut se garantir. Le chrétien , pour se nlettre à Tabri de ce danger^a un moyen facile. Qu'il étudie l'Evangile^ qu'il écoute ses pasteurs , qu'il se soumette en tout aux décisions de l'Eglise : celui qui croit ce que l'Eglise croit , qui pratique ce que l'Eglise enseigne , ne peut errer , parce qu'elle-même n'est point sujette à l'erreur.
Quatrième point d'instruction. Néeessité de la vigilance chrétienne. Quoique l'époque du juge^ ment dernier soit incertaine, et qu'elle puisse être fort éloignée , nous ne devons pas moins être sur nos gardes. U est sûr qu'un four nous serons fur^ gés ; il n'est pas moins sûr qu'avant le jugement dernier nous en aurons un autre à subir, dont nous ne savons pas l'heure , et qui est peut-être^ beaucoup plus prochain que noiB ne croyons^ En attendant^ nous vivons dans la sécurité^ nous* remettons chaque jour à penser à notre salttt ; et savons-nous donc si Dieu nous en laissera le temps^ si une mort inattendue ne nous surprendra pointer si la maladie, en supposant que Bieu nous ré-» serve à cette épreuve , nous laissera la Hberté d'5? bien penser P^t Goname un voleur vient pendant la nuit 3 dit saint Pierre ( 1) > de même le jour du Sei-
Mi n. «p. d« Mini I^itnrc , UL lo^
i54 ntiBUCnovs sim lis iriTEis
fpaeur viendra tout d*iin coup nous sarprendre. > Imprudens que nous sommes ! nous prodiguons nos soins aux affaires de ce monde , et nous ne songeons point à celles de réternité !
5'tl X • fim de XXIV dtmmntltsi apris U PenMiU ( cê fu'tndSquê im UêU 4ê$ Têmfê ), mtan, ofrèê U XXIF* éimumehe, an reprend «fnop ^, dmn ia mime tamU, loni rteU» mprie i'Éfnph4miet dont Vardre euivani :
Si Gemmée m XXV dinumehee après U PeniseôUj aprêe U XXIV* on, m VipUre et i'èvansUe du VI* dimmnehe mpréê i'Êpiphiente,
S'a y a XXVI dimeneHeSg on reprend iet épiiree eiiee ivangUeê du V* et du VI:
S'Uffena XXVII» ie$ épUret et tes évmngikê du IV* ^ V* et VI:
Enfin, s'Uyemn XXVIII, Ue èpU^ et 4es mmngiles du III*, IV*, V* a VI*.
Dan* te reenain, eette reprite m Heu immédiatement après U XXIII* dimanche: et i'ipitre et t'évansUe du XXIV* ee Usent le dimanche qui précède imenidiatement ÇAvent,
BT LBB ivANGILES. l55