‹ Manuel d'une mère chrétienne: ou, Nouvelles lectures chrétiennes en forme d'instructionsChapitre 20 sur 29 · DE L'ASSOMPTION DE LA SAINTE YI£RG · texte numérisé non relu

DE L'ASSOMPTION DE LA SAINTE YI£RG

( i5 août. ) ÉPÎTRE.

Apocalypse , cb. XI, v. 19, el ch. XII, v. 1.

lli If cet jours-là , le temple de Dieu îvk ouvert dm» le dd; oa y vit l'arche de son alliance, et il Be fit des édain, de graods bruits , des tonnerres, un tremblement de terre et ane gi-èle effroyable. Il parut encore nn grand prodige dans le ciel : ane femme qui était enrironnée do soleil « qui aTahUhim soM ses pieds , et snr sa tête une eeureaee de doose étoiles.

L'Église applique cet endroit de l'Apocalypse à la sainte Vierge , en le faisatit lire le jour où Ton célèbre la fête de son assomption. Marie fut en effet le véritable temple de Dieu , puisque le Verbe, ills de Dieu y prit dans son sein un corps seonblable au nôtre , et qu'il daigna faire son habitation de ce chaste sein. Elle est Tarche de son alliance et de Talliance nouvelle , bien plus parfaite que ceUe que Dieu voulut bien faire autrefois avec lespa» triarches et leur postérité, puisque, par cette alliance nouvelle , l'homme pécheur est parfaitement réconcilié à Dieu , et que le péché de notre prenaier père est racheté et effacé par les mérites de Jésu9-€hrist, fruit des entralUeft de Marie. Enfin Marie est la femme environnée du soleil , c'est-à-dire qu^elIe est comme revêtue de son fils, qui est le vrai soleil

de instice; elle asur.la tête une couronne de douze étoiles f parce qq'elle est oourQi^née d'une gloire dont rëclat efface oel«i de fo^is Les astres ; enân elle a la lim^ sous sc^ pieds ^ c*est«à-dire que, par sa f;lorîeuse assomptîon , elle .est mi^e au-dessus de toutce^q^i.estcréé^ et qpe toutes les çréa^ures,^ même les plu^^parfaiten^ lui. sont inférieures ^ dpg^îté , .^n §^vAce et çn méi^te^CQ haut '^ang ^cordé à la. sainte Vierge a toujours £a^t parjtie de la €ff.oy4M(ioe,de rÉgJiae* Toujours JAairie a été Tob- }et d'un culte particulier et d'une vénération spé« ciale ; et c'est une tradition pieuse et généralement répandue qu'elle ressuscita immédiatement après sa uMurti, et qu'elle fut e^erée au ciel en corps et en àme p!ar des aages«Nous voyons en Orient des tftaçes de cette tradition dès le septième siècle » et e#à. Occident dès le sixième; elle est d'ailleurs fondée sur la raison. Convenait -il en effet qu'un corps qui n'avait iamaîs contracté aucune souillure 9 lequel, quMd il aurait été entaché du péché origioel, œ que la croyance deTiounaculée conception, admise généralement par rÉglise 9 ne permet pas de penser, n'aurait pas manqué d'être purifié par le séjout que daigna y Caire le Verbe incâurné 5. source de toute sainteté et de toute pureté; convenait - il , dis-je , que ce corps fût livré à la corruption ? Cette raison a paru d'un tel poids à plusieurs pères de rÉglise , que quelques-uns 9 parmi lesquels oi| compte saint Épî^ha^e., ont pensé que i^ sainte Yiei^ n^était point mqrl^.; mais^.quVprès avoir terminé sa carrière mortelle , elle avait été trans-

94^ nrsnvenoHft site us £pItus

irMacnDt Blk n'épargne aucune peine 9 elle ne prend aucun repos fusqu*à ce qu'elle soll sûre que tien ne manquera ft la réception qu'elle veut faire à Jémift. Tant de âotils et le motff louable de celle qui les prenait semblaient bien mériter que Jésus en sût gré à Marthe. Pendant qu'elle était si occupée 9 elle aperçoit Marie sa sœur aux pieds de lésus. Celle-ci » tout entière à l'amour de son divin maître et à son propre Intérêt spirituel , à la douceur de l'entretien du Sauveur et à la considération des grandes vértés qui en faisaient l'objet^ écoutait avec attention les paroles qui sortaient de cette bouche divine. C'était en effet la parole de vie» Mardie bavarda une reptéseniatkMi. Elle estf faire remarquer à Jésus que sa scrar lui laisse tout l'embarras , et que toute la peine retombe sur elle , tandis que Marie a tout Tavaotàgç. Aux yeux de la raison » la remarque de Marthe était fondée* Il n'eu est pas de mtoaè auk yeHlt dé la foi , et Jésus en jugea autrement. C'est l'ardeur de la charité, c'était U ioif de la parole de Dieu qui retenaient Mad^lalne »ttt pieds dâ AaUvwir. Elle y restait comme invf neiMMnent attAohéepar les étroits liens de 6ert6 aUdMifi AttM< lélus répo»d : • Marthe , Marthe 9 Vous vous empressez et vous vous trûnbleat dans le Mn de beaucoup de choses ; ce- *penâa»t une woH têt nécessaire ; Marie l'a thoMe ttt elle |m lui sera point ètée. . . « • Quelle 0st done celle rfiose, seule néeessafre , et si nécessaire > si tndilipeDaable , KfMle doive l'emporter fHètiie «tir des éoin* aOssi louables que ceuJt qm

prenait Uarthe? c'est le soin dç plaire à Dieiij c*eiA raffaîre du salut. Qu'iaiporteiit .çn effet tous les soins de ce inonde, coinpar.és à cette grande aÇalre ? l^jt à4|ucM nqus servira- 1- il, lorsque nous irons rendre compte à. Dieu, d'avoir amené à une fin heureuse les entreprises qui^ aux yeux des hommes^ paraissent les plus importantes, si nous nous présentons à lui, vides, de charité et de bonnes œuvres? C'est Futile )eçon que Jésus a voulu nous donner dans sa réponse A Marthe*

On «e tromperait néanmoins si l'on en concluait qu'on doit abandonner tous les devoirs de la société et de la vie dopiestique pour se livrer uniquement à la prière et à la méditation, c II faut être sage avec sobriété, > dit l'Apôtre : (i) Dieu nous a faits pour vivre en société, pour nous aider mutuellement, il veut qu'il y ait des empires, et que l'homme développe ses facultés pour que les empires fleurissent. U a voulu qu'il y eût des familles, et que ceux qui en sont les chefs pourvussent aux besoins et à l'établissement de ceux qui naissent d'eux. U a condamné rbomme au travail (a) : chacun a ses occupations marquées par son état et sa <îondition. Le| soins temporels sont dans les vues et les desseins de la Providence. On obéit à Dieu en s'y livrant : travailler c'est prier, quand le travail aaquel on «e livre est dans Tordrç des devoirs , tp par travad il faut entendM tout ce que nous si^n*mes obligés de faire , ou pour nous , oa pour ks autres. Toute occupation utile à laquelle on se

nsnrcnois sca us iphiss

liTie en Tue de Dieo est an culte qu'on loi rend. Une mère qm né^ligerail ou tes enfans ou les affaires de sa maison pour aller à révise ou vaquer uniqucmenl à des exercices spirituels parlicnlien ferait mal , parce qne chacun doit remplir les obligations de son état. Le sens de la réponse du Sauveur à Marthe est donc qu*il ne &ut pas négliger son salut et lui préBrer d^autres soins dont on n*est point tenu. Serrons Dieu , ne servons que lui seul. Croyons que Taffaire du salut est la première affaire ; mais croyons aussi que nous ne travaiUons véritablement à notre salut que quand, en remplissant tous nos devoirs religieux , nous remplissons aussi ceux de la condition dans laquelle Dieu nous a mis.

POTR

LE JOUR DE SAINT BARTHELEMI, apôtre.

( a4 août. ) ÉPITRE.

Actes des apôtres, ch. V, v. 17.

Jbiif cet ioort - là , le grand - prêtre et touf ceux qui étaient aomme lui de la secte des saduceens furent remplis de colère ; et ayant fait prendre les apôtres, ils les mirent dans la prison publique : mab l'ange du Seigneur ou? rit durant la nnit les portes de la prison ( et les en ayant tirés, il leur dit : AUea dans le Temple» et prôchea au peuple toutes les paroles de cette doctrine de la vie. Ce qu'ayant entendu, ils entrèrent au Temple dès le point du jour , et se mirent à prêcher. Cependant le grand-pretre et cenx qui étaient avec lui, étant venus.

£T LES ÉVÀNGlLEg. ^ ^kl^S

aMcmblêr^Dt le conseil, et tous les sénateurs du peuplo

d'Israël envoyèrent à la prison , afin qu'oi^amenftt les apôtres*

Les oflBciers y étant venus et ne les ayant point trouvés , s'en

retournèrent fa^e leur rapport ; Nous 'avons , direht-ils,' trouvé

la prison bien fbriaèe ^ l«a ga^es devunl les portes ; maia «

l'ayant ouverte 9 nous n'avons trouvé personne dedans. Le.ca*

pitaîne des.gardes du .Temple et les princes des prêtres , ayant

ouï ces paroles, se trouvèrent en grande peine touchant ces

liqinmes jt ne sachant ce que deviendrait cette affiiire. Mais

quelqu'un vipt leur dire au même temps : Volli ces gens que

TOUS avMs^is en prison qui sont dans le temple ^ tt qui en-

•eignent le peuple* Aussitôt le cipîtaine des garde8;du l^mple

partit avec ies officier», et les emmena sans violence » car ils

craignaient d'être lapidés par le peuple. Quand ils les eurent

amenés, ils les présentèrent au conseil, et le grand-prêlre

leur parla en ces termes : Ne vous avions-odùs pas eipressé»

ment défendu d'enseigner en ce nom-là T Cependant vous aves

rempli Jérusalem de vo^re doctrine, et vous vonles npus char->

gcr du sang de cet homme. Pierre et les apôtres lui répondi*

rent : Il faut plutôt obéir à Dieu qu'aux hommes.

Quel était donc le sujet qui avait excité la colère du graud*prétre et de tous ceux qui, comme lui, étaient attachés i la secte des saducéens? L'auteur des Actes nous rapprend quelques versets plu^ h^ut. Le nombre de ceux qui embrassaient la doctrine de Jésus s^augmentait chaqiie jour. On amenait aux apôtres, ou Ton apportait couchés sur leurs lits des msilades, et ils recouvraient la santé. Il 8u£Qsait même, lorsque Pierre passait, q^e son ond)re tombât sur quelques-uns d'eux pour qu'ils fussent guéris. Tout cela déplaisait au grand|-prétre et à ses partisans. Tels sont les méch^ns; nonseulement ils ne font pas le bien p mais,lls ne veu-

^46 mSTEVCRdHS 8VE LÉS ApiTEKS

lent pas même gue les autres' le fassent. Il semble gue le bonheur d'autrui les blesse.

Quelle résolution prennent alors ees Juifs endorois? Us ordcmnenl qu'on saîràfie les apôtres 5 et ils les font enfermer dans la prison publiqae ; mais c'est en vain qu'on s'oppone aux desseins de Dieu: il sait bien retirer ses serviteurs des mains de leurs persécuteurs quand il jufe cela nécessaire , aeit à sa gloire^ mmI à ses vues tofi|aar9 lostes et s^ges. ai quelquefois il donne awx nrtchans, pouvoir sur les bons 9 comme PÉcriture nous apprend qu'il est arrivé ali saint homme Job , c'est pour purifier leur vertu et la faire éclater davantage en leur domiaiit oeeaiioii de mériter. N'aeousoas donc ni la Provldene^ ni la Justice de Dieu quand nous voyons les méchans persécuter les bons, et les premiers prospérer , tandis que lès autres sont courbés sous le poids du malheur et de l'adversité. Le temps de la fustice vient , et Dieu sait bien dédomnoager les siens de leurs soufihinces. Souvent celte justice a lieu dès cette vie *, mais ne l'eAt-^lle pas , il «n est uûo autre ou Bidu fait rigoureusement sa part à chacun.

Coinbién les hommes sont vains ^ef insenéës dans leurs projets ! Le grand-prêtre, en faisant empri-* sonner les apôtres, croyait arrêter left progrès 'de l'Évangile, et voilà que pendant la nckit un ange vient délivrer tous ceux qu'il avait fait' niettre en prison. '

A peine est-il jour que lui et les sénateurs s'as* irenîblent pour délibérer sur les moyens d'enri^ê-

cher qu9 le9 opdtres ne cootîoueol d'inilriiire U peuple ,. et sur la punitiou qD*U £apt lewr Uffiig^f" Mais quel esl rétonoeineBt dq grai^-p|^tr« iopKM4 on Tient Pavertir qu'on a troqvé I4 prisoa filmée i les gardefi âu:^ portes > mais queles pri«piiptef9 n'y sont plus. L'iétonnemept redouble encore lorsque. Ton vient dire qu^ ce3 aiém^ hommes 4pqI opi est en peine sont dans 1^ Temple « entomnés d*uB^ multitude de peuple auquel^ ilB prêchent M parola du Christ, et qui lea écoi)t^ avec attention» Un tel prodige eAt suffi pour ^clai^r de9 bommee

de bonne foi , ou qui n'eusseitt pas été aveuglés par leurs passions. Il n'en est pas ainsi de ces juges iniques. Ils sont confiMidns, mais ils ne sont pas convertis. Au lieu de se rendre i des preuves aussi évidentes d^une. mission diyine, ilsfonl^ venir te9 apdtres , ils leur rappellent 1^ défenae qpii'ib lew oot faite de prêcher au nom de Jésus* Us leur M'-* prochent que, dans leurs prédféattous , ils lés <3lar-* gent du sang de ce juste , c*e3t-à-dire qu'ils lea accusent d'avoir fait mourir ..J^^uj' innocent; Uff leur iofiputent.de remplir Jérusalem de leur deo^ Irine. Enfin ils leur réîtèceni la défense qu^îltleuf avaient déjà faite : mais lat réptoiise des apbtres est simple et péremptoîi'e. Il faut , disent - ils ^ obéir plutôt à Dieu qu'aux hommes. C'est la même ré" ponse que Pierre et Jean avaientdéjà faite. Cependant les apôtres sont renvoyés; mais auparavant ils sont battus de verges, ils se réjouissent d'avoir été tEQuvésdignesde souffrir pour leur maltm.: Concluons de tout. cet exposé , i'* qu'on nefieut

a48 iH8nv<moii« soi les iplnss

écouter ses passions sans courir le danger de détenir injuste, et par conséquent qu*un de nos premiers devoirs et de nos plus importans intérêts est d*apprendre à les maîtriser; à* que les menaces des méchans , nf même leurs mauvais traitemens ne doivent aucunement nous détourner du service de Dieu; 3* que, Télévation du rang donnant plus de pouvoir et plus de moyens de se satisfaire à ceux à qui Dieu a accordé cet avantage. Us doivent veiller sur eux-mêmes avec plus de soin , pour ne point en abuser et ne pas commettre dUnîusiice.

ÉVABGILE.

Saint lue, ch. VI, ▼. la.

JùH ce temps -U, Jésus s'en étant allé sur une montagne pour prier, il y passa toute la nuit à prier Dieu. Et quand il Ibt jonr^ il appela ses disciples, et en choisit douxe d'entre cas qn'il nomma apôtres : Simon , à qui H donna le nom de Piem^ et André son frère, Jacques et Jean, Philippe et Barthélemi, Matthieu et Thomas, Jacques, fils d'AIphée, et Simj^, appelé <o ZUé^ Judas, frère de Jacques, et Judas Iscariote, qui fut celui qui le trahit. II descendit ensuite avec edx, et s'arrêta dans la plaine, étant accompagné de la troupe do ses dbcîplesy et d'une grande multitude de peuple de toute la Judée > de Jérusalem, et du -pays maritime de Tyr et de Sidon, qui étaient venus pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies , parmi lesquels il j en avait aussi qui étaient possédés de l'esprit impur, et ils étaient guéris. Bt tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu^ sortait de lai une vertu qui les guérissait tous.

Jisus, sur. le point de faire le choix de ceux qui doivent <^tre les collaborateurs de sa mission , se

retire à Técart pour prier, el passe la nuit dans cette pieuse occupation. Il nous trace par son exemple ce que nous avons à faire dans presque toutes les circonstances de la^ vie ^ ou du moins dans les plus importantes. Formons-nous quelque entreprise , est - il nécessaire de prendre une résolution , s<mimes-nous embarrassés de quelque doute 9 et surtout sommes-nous circonvenus par quelque tentation, prenons Jé^sus pour modèle. Retirons-nous à Técart, prions avec ferveur y et demandons à Dieu de novK éclairer; s'il est le Dieu de bonté infinie , il est aussi le Dieu de bon conseil. » il ne nous refusera pas; i^uivons ses inspirations, et soyons alors assurés que nos démarches ne seront point imprudentes.

Jésus - Christ prie seul , ^1 se retire pour prien Retirons-nous aussi pour prier , et prions souvent seuls. La prière solitaire, et quand Tàm^ dégagée de tout ce qui l'entoure , est pour.aîosi. 4ire seule avec Dieu , a quelque chose de solennel et de plus recueilli. ^oui;quo,i des saints se^ ^ont-ils retirés dans d^s déserts, h çen'est parce qu'on y e^t plu^ à Tabri des distractions, et qu'on peut s'^ occuper de Dieu sans que rien en détourne? Si nos devoirs, si nos affaires ne nous pennettènt pas de les imiter entièrement ,dérobons du moins,à nos occupations quelques momens que nous puissions donner à Dieu seul.

La prière avec les autres néanmoins a aussi ses avantages. Jésus a dit : Lorsque deux ou trois seront assemblés en mon nom, je serai au

^5o iigTiiicnoKS sk'K tfes iÉptiBcs

d*eiix ( i). Cette asM>cialiôn' de prières forme'comme une sainte Tîolencé faite aU 'cîerpotir en obtenir ce qu*on hii demande.

Saint Ambrôise remarque, et nous Tâtons aussi fait remarquer souvent',' que , dans le chbix de ses apôtres , Jésus n^avait çu égard ni à !a naissance, ni aux richesses , ùi du savoir. Il choisit, dit ce père , â^^ bomities da^s le commun du^euple, de paiivreb gens occupés flfu métier de la pèche, ou dek publicains, c*éi$t-à-dîr^ des hommes qui étaient chargés 'dé fêter les deniers pubiîj;s , profession 'peu esCimée , méprisée même chek les Juifs; et ce choix, continue le même saint Ambrôise , avait un puissant motif: si les coopératcurs de Jésus avaient été ou des hommes puissans , ou dès hommes riches, oii des gens instruits et savans, on aurait attribué à leur crédlit , à leurs richesses , à leur savoir ,' en un mot , à dés moyens humains la propa-^ gation del^vangile; aulieuquele choix d^hom mies grossiers , sans autorité , ^ans considération , sans fortuné et sans lettres ))Our line entreprise atissi m^veilleusé,' laisse brillef dans* tout $t>n \éclat la ^puissance divine , et fait apercevoir le doigt de Dicti dans réxécution d^une œuvre si snpérfeutts ^xùt faihles instrumens employés ))iour la conduire à sa fin.

Mais,, dans le nomhrê àe ées hoïxiihte^ choiMs, comment se trouv^-t-il un -pérsônhàge indigne , yun traître. Judas, en un mot, dont J^i^us sans doute connaissâôl et' le liatund avai^ , et té cœur perfide, elles autres thaû vaines d?éi>6liiHo^s^.^Toul

(i)MaUb., XVIII. ao. ' ' ' "

€st exemple dans la conduite de Jésus ^ tout 8*y trouve dirigé poixr notre instruction. Il a bien voulu ^ dit encore saint Ambroisfet être abandonné par celui qu'il daignait appeler son ami , afin que, quand nous serions abandonnés par ceux sur Tamitié desquels nous croyions pouvoir compter, nous eussions sa douceur pour modèle. U a 8<mfferl d'être ^trahi, afin que» si nous le sommes» nous supportions comme lui la trahison avec modéra-'tion ; il a permis que dans une société sainte il se tltiuvât un méchant et un ingrat, afin que nous ne regrettions poinflb bien que nous avons fait, quand il n'est pas payé de reconnaissance. Et quel droit aurionA<*>nous de souffrir ftvec impatience ce que aotre Sauveur a bien voulu souffrir? {*)

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