POVR
LE Jour de la nativité de la vierge.
/ 8 &eptembre. ) ÉPlTRBi
yo ici te -que' éit Je Seigneur l^iea : H «o^flra un refeten de l«tifede Jwié, etittoe fleur s'élèvera de. 8» ndniB, et rcspril du SeîfMyi^, Te^pati^e^lge^a^ et aSntettiges^v l'esprit de cpneeil et de fpree, Tesprit de Bcijeiièe et de piété. ^ reposera, et 11 fera rempli de l'esprit de la crainte du Seigneur. Il ne jugera point selon que l'œil aura tù j et il né reprendra point selon qne^l'oréille aura entendu f mais il jagera les 'pauvret d«iM là luelioe', et il sert le Téagieiir équitable de ceux qui iont dokis siw Imteire, Il âoppiaia h terre p«r<U vçige.d^ia boiicè«,^ et Ufi|f^A.riflfpàs,p^r,}f ^o^S^ de ses .lèvres.. La j^»* tîce lui ceindra les jeins, et la foi les environne^ra comme une
ceinlure.
\'': . p i. II! * ' ^!;" *l. . ; • . • ' »
jEis» éf ait lé pèro' de UsniA (*) , de la race du* cpiel djBv^t «otitv le savreor dis monde. C'est de ce sauTBitr qu'il -est question daas cet< endroit de la profMtie d'Isaie^ etG^est}èi]i8i <|udJlOQ&las pires de rÉjgHie Tonb ënteeduj J&cÊlèrai enife'e «onsiles «atrte àamt.JétfÀine, qniwait'faU.dèis MîntQriÂlm tuii0B'ua(e loiifue étade ,et< avait pkssétoatesa vie à le$ traâaife.« C'est lùi<y dilrii en parianft dé Jé8Q8*Ciii4st ^' <|uiv eorlant'oeinaie unefleilr de la tifeJèDavidietétant Dé;d*u«ie Vferge pnte^a reçuâe S«int««Sspril \ neo' fHiraféè mesure comme le 'rosif
il • I m' ' H • I
(i) L'Hëbreu écrit Isar , lef Sep- noncent h peu i>réé de Ê&ême. tantes Jeué. Gea deux inotf t/e pro- , ,
•6é INSTKVCTIONS 8V& IBS É^txBBS
des saiolSy maîg dans toute sa force et sa piënitude , pour répandre cette plénitude sur tous les hommes qui sont ses memb]:e8* t Si d'un autre côté on considère tous les caractères attribués par le prophète à cette fleur sortie de la tige de Jessé , on trouve que tous conviennent parfaitement au Sàuvehr , et se retrouvent dans Jésus-Christ , modèle parfait de toutes les vertus. L^esprit du Sei* gneur , dit Isaîe , répandira sur cette fleur Tesprit de sagesse et d^inlelligence, Tesprif de science et de piété. Oir, t,out cela s^applique naturellement à Jésus-Christy Dieu et homme, à Jésus-Christ verbe divin, revêtu de la nature humaine. En effet, suivant les Ecritures (i) ce Yerbe est lui-même la sagesse «eeréée, formée dès le coinmencMient et avant tous les siècles, lequel né doit Jamais finir, et qui repose en Dieu comme dans un templ6 saint et éternel (a). C'est en Jésus-Christ qu'est Tesprit de science et de piété ; èVstliii qui ne. juge poînt à la làanière des hommes , qui rend justice au pauvre et le défend contre son oppresseur , qui venge ceux €(ui sont dom deis outrages que leur font éprourer les méckans; qm lue Timpie par la parole de la vérité, parce que par cette parole il fait mourir l'Impiété en lui , et que d'ioaipie qu'il était -il en fait un. juste pitr l'infnslen de sa grâce; point de doute donc que dans eet endroit dlsaïe te prophète n'ait eq vi^e Jésus Clmst , désœiidu de David pfinr Marie sa mère, noble lefeton elle^^Biéme de cette illustre tige.
(f) Eodi. , XXIV. 14. ^ («) Jean , I. i.
&îeii n'était donc plus convenable , plus digne de la sagesse de TÉgUse, plus propre à exciter la piété des fidèles et leur respect envers Marie que d'ajouter aux autres fêtes qui se célèbrent déjà en son honneur la fête de sa nativité ou de sa naissance* €ar, dit saint Pierre d'Jtmiens, si TannivorsaHre des princes de la terrent, qui ne peuvent disposer que de faveurs périssables, excite en nous de vife sentie mens de joie , à quels transports ne devons-nont pas nous livrer à roccasion de la naissance de la vierge Marie! A V9C quelle ferveur ne devons- nous pas remercier le Seigneur des grandes miséricordes qu'il a exercées à son égavd» et implorer la médiation de la mère auprès de son fils I N'avons-nouft pas lieu d'espérer que nous éprouverons les effets de sa compassion et de sa bonté dans un jour om l'Église s'empresse de lui donner des marques de sa vénération ?
On ne peut guère douter que l'institution de cettie fête ne remonte aux premiers siècles de l'Église; dn en trouve les traces dans les livres liturgiques les plus anciens , et une tradition fidèle a fait passer ce culte depuis ces premiers temps jusqu'à nous. L'hommage d'adoration rendu au fîls '^le pouvait guère avoiAeu sans qu'on songeât à l'hommage d'honneur à rendre à la mère ; et Marie a toujours dû paraître une trop puissante protectrice pour qu'on ne s'adressât point à elle. Pluh sieurs ordres religieux , tels que ceux de Giteaux et de If rémontré , s'étaient dévoués particulièrement au cuHe de Marie , et récitaient journellement
Toffioe de la «àlste Vierge. Saint Beniisird avait pour elle uoe dévolion particulière. Étea-vous^ dit*il dans un des nombreux discoujrs ijpi noua sont veatés de lui, étês-vous enq^ortés par le vent dei tentations, ou ietéa sur Téoueil des tribulations t «dreasea vous à MLarîe. L*ambîUoo , Tong^ueil, Tenvie, vous livrent" ila des assauts 9 recourez à Marie; vous sentez* vous prêts à céder aux mouve* mensde la oelère, àoeuxdUmepassion dédoHbiMiée» invoqucE Marie. Marie» suivant ce père, eoa^»atik àneepaines, ànosiiQgDisBes,ànosda«^fe«s; Maiie «st une étoile propice dont la bénigne influence guérit nos maUx, liedreite nos ecreurs, aoutage nos afBiolîons.
Noua avons parlé des pcîncipalies fttesioalituées en rhoniieiu* de Marîie ; de ia Cûfi^xptian , dans laquelle. TJ^liae Thonore comme ayant été eofiçue sans péché, privilège que n*a partagé aucune oséa* ttire ; de la PurificcUiof^t dans laquelle Marie a Cuit éclater , et son humilité en se rabaîssaot au rang des femmes ordinaires, et son exactitude à remplir ks jobserv^m^es légales ; de i'AmwneiA^ tknif où Marie a montré son extrême amour pour la pureté 9 sa foi dans les paroles de Fange , aon obéissance à la volonté de#ien ; de é'Jsiomptian, dausiaqueUe TÉglise célèbre la glorification de la mère du Sauveur , enlevée au ciel par des 3inges pour aller s*y placer à c^é de son -fils ; enfin celle 4le sa bienheureuse Hftiviti*
Pour donn^er une idée complète doroe qiueiriî* gUse a prescrit pour le culte de Marie, je. ne dais
BT LES érilfGItËS. i63
pas omettre d'autres fêtes qa& TÉgiise eélèlMW ea-^ core, quoique avec moins d'éclat, telle.que La fête de la Visitation ( 1)9 en mémoire de la visite que fit Marie à sa parente Élisabetii , et dans laquelle Tenfant de celle-ci, encore renfermé dans ses entrailles, tressaillit à rapproche du fruit béni des entrailles de Marie , et lui rendit par ce mouvement le premier hommage. Telle est enoore la fête 4e la Ftèsema* tion (a), en mémoire de Fofffande que firent dd Marie ses pieux parons en la présentant au Temple, comme Tordonnait la loi de Moïse. Telle est enfin laiiftte de la Comfia«<i<mde lasaiate YiM^(3) eu des aiitgoisse» qu'elle souffrit pendant la passion de son fils, angoissesqu*avâitpréditesàHarie le vieillard Siméon , lorsqu'il lui dît que son cœur serait percé comme d'une épée, douleur plus aiguë que que ne fut jamais aucune douleur, et que saint Bernard met au-^dessus de tout ee qu*0nt jamais pu souffrir tous les martyrs. v^
L'Institution de tant de fêtes en l'honneur de la seule Marie prouve en quelle haute vénération elle est dans l'ÉgUse^et doit être pour nous un avertissement d'av^r recours à elle dans nos nécessités , et un motif de confiance pour le succès des prières que nous lui adresserons.
Vvik., L'Mmngilâ d$ te jtmr u^ U même fmô eelmi de !• fêié dô la Conception : e'est ia ^iniaiegié du Ckriei. On ran* voie poitr i'mstruetion d eeUtfiêe,
(0 Le 1 jttillet. (3) Lé vendredi do U semaine clé
(»; Le 31 noir«aibre. la |xM»io««
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P^Ua LE JOUR DE SAIJNT MATTHIEU.
^ (ai septembre. )
ÉPITBE.
apocalypse f eb. IV, r. 19.
Ja vît on trôoe dressé dans le ciel « et quelqa'an assis sur ce trÔAC. Celui qui était assis paraissait semblable à une pierre de jaspe et de sardoine , et il y avait autour de ce trône un arc-enciel, qui paraissait semblable à une émeraude. Autour du même trône , il y avait vingt-quatre autels « sur lesquels étaient vingt-quatre vidllards qui étaient vêtus de robes blanches ^ et avaient sur leurs têtes des coasonnes d'or, il sorlnlt du trône des éclairs » des tonnerres et des voix, et il 7 avait sept lampes ardentes devant le trône, qui sont les sept esprits de Dieu. Âu-devant du trône , il 7 avait une mer transparente comme le'veire, et semblable ii du cristal, et devant le trône et à l'entour il 7 avait quatre animaux pleins d'7euz devant et derrière. Le premier animal était semblable à on lion ; le second était semblable i un veau ; le troisième avait le visage comme un bomme , et le quatrième était semblable à un aigle qui foie. Gbccun de ces animaux avait six ailes; ils étaient pleins d'yeux au-dçhorset au-dedans, et ils disaient inceuamment }our et nuit : Saint, saint, saint, est le Seigneur Dieu tout- puissant, qui était, qui est, et qui sera. Et lorsque ces animaux rendaient gloire , bonneur et action de grâces i celui qui est assis dans le trône, qui fit dans les siècles des siècles , les vingt-quatre vieillards se prosternaient devant celui qui est assis sur le trône , et ils adoraient celui qui vit dans les siècles des siècles.
Le mot apocalypse signifie révélation f et ce nom est donné spécialement ^u récit que fait saint Jean révaogéliste de la vidon qu'il eut dans File de
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Pathmos , où il avait été relégué par Domilieb. Dieu ne nous a pas donné de comprendre tout ce qu*il lui a plu de révéler à ses prophètes 9 et vrai« semblablement eux-mêmes, écrivant sous l'inspiration divine , n'entendirent pas tout ce qu'ils ont laissé par écrit. Mais la sagesse de Dieu n*en paraît pas moins dan s ces ouvrages , dont le sens obscur se développe à proportion de ce qu'il plaît à Dieu d*en laisser apercevoir , quand notre utilité ou le bien de TËglise l'exige. £n attendant que le dévoloppement ait lieu, l'Église a toujours permis qu'on donnât des différens chapitres de ces livres de pieuses interprétations qui pussent contribuer à l'édification des fidèles.
On peut donc dire que dansée chapitre de l'apocalypse saint Jean décrit , autant qu'il est donné À une plume humaine de le 'faire , la majesté de Dieu. C'est le ciel qui est son temple, et qui lui sert de demeure. Là est dressé un trône sur lequel il s'assied. Il y brille de rayons qui jettent un éclat éternel. Autour du trône sont d'autres trônes sur lesquels sont assis des vieillards vêtus de robes blanches , signes de pureté , et portant sur leurs têtes des couronnes d'or. Des éclairs, des tonnerres, des voix retentissantes sortent du trône; devant, brûlent jsept lampes, et ces lampes sont sept esprits. Elles sont animées, ce sont les sept esprits de Dieu. L'Église nous apprend que ces sept esprits sont, l'esprit de sagesse, l'esprit d'intelligence, l'esprit de conseil , l'esprit de force > l'esprit de science , TesprU 4e crainte de Dieu, et l'esprit de piétéi lesquels 3. 19.
966 INSTRUGTlOnS ftUA USS BPÎTBES
1 sotti les sept dons du Saint-Esprit, attachés au sacre-
' ment de conftmiationy afin que par lui, quand nous
le recevons di^ement 5 nous «o^^ms éclaires et fortlfiés dans la foi.
L'évangeMste nous montre ensuite autour du trône quatre animaux pleins d'y-eux devant et derrière, okacun pourvu de six ailes. Ëzéehiel dans sa vision avait aussi vu ces quatre animaux (i) , et la description qu'il en fait est exactement semblable à celle de saint Jean. Les saints pères ont vu dans ces quatre animaux la ^ure des quatre évangiles. Leur grande quantité d*yeux marque la lumière que les Evangiles ont répandu par toute la terre , et les six ailes dont chacun de ces animaux est pourvu peuvent signifierla rapidité avec laquelle le christianisme s^est propagé. Chacun de ces animaux est devenu le symbole de Tuu des évaugélistes (*).
L'induction «pae no»s devons tirer de cette épttre, c'est : i"* que rien n'égale la grandeur et la majesté de Dieu, et que tout ce que nous connaissons de plus magnifique sur la terre n^st rien en comparaison de cotte gloire d0nt l'Apôtre dit que TœH n'a point vu , ni l'oreille entendu , ni l'esprit compris, ce que Dieu a préparée ceux qu'il aime (a), que néanmoins elle ne doit pas mioins être l'objet de nos méditations que de nos désirs; a'quedevant
(1) E<échicl, I. 5 et suiv. l'essor quil prend dés son début en
(*) On a attribué « «aint Matthieu sMlançant , pour ainsi dire , jusque
celui qui a comme la figure d'un dans le sein de la Divinité , pour 7
-bomme ; à 'feint. Marc ,• le lion i k conleaai^er Tët^BeUe généralicn
saint Luc^ le veau ou le bœtàf / et du Verbe.
^ saint Jean, l'aigli», & cause de (a) I. ép/âux Çorinth, , II. 9.
BT US évAKCILES. 2(iy
la majesté de Dieu nous ne sommes que poussière et <fae néant, et que, oonstammeat pénétrés 4e ce sentiment, nous devons nous humilier, devant lui , reoon Battre notre extrême et eontinueUe dépendance de sa volonté , et nous désigner à ses desseins sur nous, quels qu'ils {missent être; S'^que si , à raison de la faiblesse de notre nature el du malfaeureux penehant qui nous porte vers les choses terrestres et nous y tient comme attachés ^ nous ne pouvons, à Texempledes saints, neus tenir dansisn étateoniinuel d'adoration, nous devons au moins, autant qu'il est en nous, ne négliger aueune occasion de rendre à Dieu le culte et le tribut d'hommages que nous lui devons en qualité de ses créatures. « •
ÉVANGIÙ.
Saint Matthieu, th. IX, ▼. 9.
J^H ce temps-là, Jésus vit en passant un homme qui était
assis au bureau des impôts , nommé Matthieu , auquel il dit:
Suivte-moi. £t Im aussitôt se leva et le suîvir. Et Jésus étant
à table dans la maison de cet Jbomme, il 7 vint beaucoup de
pyublicaios et de gens de mauvaise vie , qui s'y mirent avec
Jésus et ses disciples. Ce que voyant les pharisiens , ils dirent
à ses disciples : Pourquoi votre maître mange - t - il avec de«
publicains et des gens de mauvaise vie? Jésus , les ayant eu-
tendus , leur Ait : Ce ne sont pas les saios , mais les malades
qiû oot besoin de médecin. G'e«t pourquoi , allée et appiieaez
ce que veui dire cette parole : J'aime. mieux U miséricorde
que le sacrifice. Car ce sont les pécheurs et non pas les justes
que je suis venu appeler à la pénitence.
ilÉsus avait appelé Pierre et André , qui lavaient leurs filets dans la mer, et atissit6t ils avaient tout
a68 iKSTAvcnoNs sur les épItbbs
quitté potAr suivre le Sauveur (i). Jésus se promène sur les bords du lacdeGénésareth; il aperçoit au bureau des impdts un publicaia nommé Lévi 9 chargé de les percevoir. U l'appelle , eomme il l'avait fait à régardde Pierre et d'André. Lévi, depuis appelé Ma^ thieuy quitte son bureau , et s'attache au Sauveur. D'où vientdonc cette vertu qui ne permet point qu'on résiste à Jésus ? Cette vertu est la grâce ^ laquelle, pour me servir de la comparaison de saint Jérôme, semblable à l'aimant qui attire le fer , ou à l'ambre auquel vont s'attacher les paillettes qu'on en approchç, exerce sur lésâmes une puissante influence, et sait les gagner4)ar des moyens secrets et sijrs, sans gén^er leur liberté.
Matthieu était d'une profession «èdieuse aux Juifs. Ils regardaient les publicains comme des hommes entachés de tous les vices, et surtout de celui de l'avarice, à cause des rigueurs qu'ils exerçaient dans la levée des impôts. Mais Jésus , dans le choix de ses apôtres , regardait bien moins à ce qu'ils avaient été avant leur vocation qu'à ce qu'ils seraient ensuite , quand la grâce aurait opéré en eux. D'ailleurs , comme il le dit lui-même , ce n'était pas les justes qu'il était venu appeler, mais les pécheurss et ce n'était pas un des moin* dres prodiges opérés par Jésus que ces pécheurs devenus tout à coup des disciples zélés , et d'ardens prédicateurs de la doctrine de leur maître. . Quant aux reproches que faisaient à Jésus les pharisiens de fréquenter les publicains et des gens
(1) Matlb.ylV. >8. so/
de mauvaise vie , et môme de manger avec eux, il suffît de faire attention aux circonstances pour se convaincre qu*il n*est point fondé, et qu*iln*y avait que de la mauvaise foi dans cette imputation. Ces publicalns viennent trouver Jésus : U les accueille; mais il ne les accueille que parce qu'ils cessent d'être pécheurs , et qu'ils viennent à lui pénétrés d'un vif repentir. C'est ainsi qu'il reçoit la pécheresse pénitente (i); c'est ainsi encore que, touché de la foi de Zachée et du désir ardent qu'avait de le voir ce prince des publicains^ 11 lui dit de se hâter de descendre de l'arbre où il était monté (2), parce qu'il vouUCit aller loger chez lui. Ainsi Jésus ne fréquente les pécheurs que pour faire qu'ils ne le soient plus ; en un mot , que pour en faire des justes.
Évitons la société des méchans> parce qu^elle est dangereuse 5 et qu'on se pervertit avec des hommes pervers (3) ; mais si parmi ceux-ci U en était qu'on eût l'espoir de ramener au bien, non -seulement ne les évitons point , mais recherchons-les , et souvenons-nous de ce mot du Sauveur, que Dieu préfère la miséricorde au sacrifice , c'est-à-dire , la charité à tout autre bonne œuvre, quelle qu'elle soit. Une âme qui s'égarait , ramenée à l'honnêteté , à la vertu, {'ajouterai à la religion et à Dieu, quelle noble et belle conquête (*) !
(1) Jean, Vm. II. que Jëstu l'appela, comme il ^UiC
(9) Lnc . XIX. 5. occupé k son bureau, et qu'inconti-
(3) Psaumes', XVll. 97. uent et sans hésiter, il suivit le
(*) Nous avons dit que saint Mat- Sauveur , et s'attacha k lui. Eusèbe
thieu, avant sa vocation , s'appelait et saint Épiphane nous apprennent
Lévi} qu'il était publicain , c'est^* qu'après lasoens ion, saint Matthieu
lUre préposé k la levée des impjôts ; prêcha dans la Judée et autrts pr«<
aro iKSTRVcnoro sue le s EPtiaEs