I.K WII- ET LE Wlir SIÈCLES
biljIioi.Tii(ilies travaillaiont à inventorier les anciens écrivains de leur province on de leur ville natale : Taturi pour l'histoire littéraire de Naplcs ( I 744), Argelati pour l'histoire littéraire de Milan (1 745), Bandini pour l'histoire littéraire de Florence pendant le Quattrocento (1748), etc. Une de ces histoires littéraires locales a du prix pour l'Europe entière, celle de Mauro Sarti (7 1766) et M. Faltorini sur les membres de l'ancienne Université internationale de Bologne {Declaris arch'KjijmmiHii Bononiensh professoribus a sœculo XII ad sœculum XIV'" historia. Bononiic, 1760-71 , 2 vol. in-fol.),qui a paru digne, en 4896, d'être réimprimée par les soins de C. Malagola, un des savants les plus versés dans l'histoire de Bologne. Mais c'est peut-être à ceux qui ont alors édité avec soin des textes nouveaux qu'est allée surtout la gratitude de la postérité. Citons Lami (7 1770), tlorentin, et son recueil d'inedita sur l'histoire religieuse, l'histoire byzantine et l'histoire de Toscane : Delicke eniditonon îiive veterum àvcxoÔTcov opuseulonim collectanea (Florentiic, 1756-69, 18 vol. in-8) ; et les grands bibliothécaires : les Assemani, Bandini. Les Assemani, d'origine syrienne, préfets de la bibliothèque du Vatican à la fin du xviii'' siècle, sont connus, non seulement comme orientalistes, mais pour avoir publié un catalogue des njanuscrits du Vatican et beaucoup de documents divers tirés du dépôt qu'ils administraient et des autres dépôts de Bome. Les Catalogues des manuscrits de la Laurentienne d'Angelo-Maria Bandini (§ 555 bis), qui sont aussi des recueils de textes ^ n'ont pas c^ssé d'être consultés.
366. — EsPAGXE. — Après les grands travaux de la Benaissance, des Morales, des Zurita et des Mariana, l'historiographie espagnole entra en décadence, comme l'Espagne elle-même. La période suivante a été presque stérile : bien des sujets d'étude étaient détendus sous la
ot qui a été conlinué plus tant par Barl)cri et d'autres. — Sur la bil)liog:rapliie des IkiUaircs, voir l'étude spéciale de Dom Pitra, Analecla novissima Spicilegii Solesmeiuis, T, 564.
1. Les Catalog:ues de la Laurenlieniie par Bandini sont le type de ces Iléperloires, fort à la mode au xvui* siècle, qui contenaient, en même temps que des notices descriptives de tous les manuscrits d'une Collection, des extraits de quelques-uns d'entre eux, considérés comme inédits. Comparez les Commenlariolunt de bibliotheca cœsarea Vindobonensi libri VI II de Lambccius (Vind., 1700-82, 8 vol. in-fol.;.
surveillance de l'IiKiiiisition d'Ktat; ceux qui demeuraient permis, comme l'histoire locale, ne furent pas toujours traite's avec la probité requise. C'est le temps où l'on labriqua en Espagne le plus de ces (( fausses chroniques » du moyen âge dont il a fallu faire justice plus tard'. Mais l'érudition historique fut, sinon afiVanchie. ramenée du moins dans la bonne voie, à la fin du siècle, par Nicolas Antonio et le marcpiis de Mondéjar. Nicolas Antonio (f 1684) a doté son pays d'une Histoire littéraire nationale qui peut être comparée aux meilleurs ouvrages du même genre (Bibliotheca hispana vêtus seu Uispanoriim qui nsquam unquainve scripto aliquid cons'ignarunt notitia, complectens scriptores omnes qui ah Octaviani Augusti œvo usqite ad annum MD floruerunt. Romœ, 1696, 2 vol. in-fol.)*^. Le marquis de Mondéjar, qui fut en relations avec Baluze, a beaucoup écrit'' : il passe pour avoir été un critique habile et pour avoir exercé autour de lui une influence salutaire.
La littérature historique de l'Espagne à la fin du xvii'^ et pendant tout le xviii^ siècle est abondante^; et, au dire des hommes compétents, beaucoup d'œuvrcs en ont peu vieilli, ce qui tient autant, du reste, à ce qu'on n'a guère travaillé, depuis, à les remplacer, qu'à leur valeur intrinsèque. Ce sont surtout des recueils de textes, his-
1. Voir Go loy y Alciîntara, Historia cvilicade los falsos Cronicones (Madrid, 1868, in-8). — M. Monéndoz y Pclayo [La Ciencia cspaùola, I, 1887, p. 51), préoccupé d'établir que Ihisloriograpliie espogrolc n'a jamais été stérile, parle de « lôs forjadorcs de falsos cronicones, que demuestrau el grande, si bien descaminado, entusiasmo con que se proseguian las indagaciones bistoricas.... »
2. Suite postbume de la Blhlintheca hispana nova (cf. ci-dessus, p. 90). — La meilleure édition de la liihllothcca velus est celle que nous avons indiquée au § 155.
5. Voir l'Introduction de Mayans y Siscar aux Obras cronolôgicas de D. (ias~ par Ibafiez de Segovia, marqués de Mondéjar (Valencia, 1744).
4. Nomenclature de ce qui a paru en Espagne dans le domaine des sciences liistori(jues sous Cbarles 111, de 1758 à 1788, dans Y Historia gênerai de Espaiîa, ileinado de Carlos lll [par I). Manuel Danvila y Collado), t. YI (Madrid, s. d.), p. 41.3-34. — Nomenclature des auteurs qui ont écrit sur « la pliilosopbie de l'bistoire, la critique bistorique, la cbronologie, l'arcbéologie et la géograpbic de l'Espagne, l'épigrapbie, la innnismaliqnc et la paléogra|)lne )>, par M. Menéndez y Pelayo, dans La Ciencia espanola, III [1889), p. 529-45. — Mais tout cela ne lient pas lieu dune bistoirc des éludes bistoriques en Espagne sous l'ancien régime, qui n'existe pas.
toires provinciales ou histoires de monastères, dont les pièces justificatives font aujourd'hui le principal intérêt*. On doit remarquer que l'érudition espagnole du xviii'' siècle n'a pas réussi à produire un Recueil d'Iiistoriens nationaux du moyen âge : 1' « Academia Valenciana », fondée par Mayans en 1742, se proposa, il est vrai, de former une (( Coleccion de historiadores de las cosas de Espana », qui aurait annulé enfin ranlitjue Corpus commencé par le 1*. André Scliott, achevé })ar Pistorius : Hispaniœ illitsfralœ seu rerum urhiiimque Uupanice, Lusitcmke, JEthiopue et Indice scriptorea varii (Francofurti, 1605-8, 4 vol. in-fol.); mais le P. Schott et Pistorius, ([U()i({uo en ruines, sont, encore aujourd'hui, seuls sur le marché*. En revanche l'Espagne doit au cardinal d'Aguirre (7 1699) un Recueil national de Conciles et au Fr. Henrique Florez (7 1775), professeur de théologie à l'Université d'Alcalà, un ouvrage qui fait pendant au Gallia Christiana des Bénédictins de France. La Collect'io maxima Concîliorum Hispaniœ d'Aguirre, où les pièces fausses ne sont pas rares, est maintenant périmée ; mais La Espana Sagrada, 6 teatro geogrdfico-histôrico de la lylesin de Espana de Florez, continuée, à partir du t. XXX (1775), par le P. Manuel Risco, puis par d'autres, est restée un instrument de travail "\
E' « Academia de la Ilistoria » fut créée par Philippe Y, en 1758, à Madrid. Cf. ci-dessous, p. 477.
1. Les Antiqiïedades de Espana do Don Francisco do Bcrganza (3Iadrid. 1719- 21, '2 voL in-fol.) sont dans ce cas. — Listo des hisloires provinciales et des histoires monastiques du wn" et du xvui* siècles dans le Répertoire précité (p. 142; do M. Munoz y Romero.
2. Voir la préface de Mayans à son édition de Mondojar (ci-dessus, p. 532. note 3), et les matériaux réunis par le marquis de Valdellores, qui sont à la Bibliothèque de l'Académie de l'Histoire, à Madrid. — Le libraire Antonio de Sancha a publié à Madrid, à partir de 1779, une belle Collection de chroniques médiévales en langue vulgaire (« Coleccion de las crônicas y memorias de los reyes de Castilla », 7 vol. in-i); la monographie du marcpiis de Mondéjar sur Alfonse VIII le Noble [Mémo rias hislôticas de la vida y acciones del rey I). Alonso cl yoblc, 1783/ a pris place, par exception, dans cette Collection do textes originaux.
3. V Espana Sagrada se compose de 51 vol. in-i, parus de 1747 à 1886; table des 48 premiers volumes dans El Bibliogvafo espaùol, 1859. La célèbre Coronica gênerai de la Orden de San Beni/o, par Fr. Antonio de Yepes, peut être considérée comme un Iragment considérable d'un « Monasticum hispanicum » qui n'existe pas.
367. — Autres pays. — L'histoire nationale et locale de la plupart des Etats européens de second ordre fut l'objet, au xvii^ et au xvin^^ siècles, de recherches analogues à celles qui s'accomplissaient en France, en Allemagne, en Angleterre, en Italie et en Espagne. Partout, on s'évertua à faire l'histoire littéraire des e'crivains du pays (J. F. Foppens, Bihlintlieca belyica. seu vlrorian in Belgio vita scriptisque illustrium Catalogus... Bruxelles, 1759, 2 vol. in-4 ; D. Barhosa Machado, Bibliol/ieca Lusitana historien, critica et chronologica. Lisboa, 1741-59, 4 vol. in-fol.); — à publier le recueil des anciens chroni(pieurs du pays (Scriptores rerurn bohemicarum. PragcT, 1785-1829, 5 vol. in-8; J. G. Schwandtner, Scriptores rerum hungaricarum. Vindobona% 1746, 5 vol. in-fol.; Mitzler de Kolof, Historiariim Poloniœ et magni dncatiis Litliuanice scriptorum Collectio. Yarsaviae, 1761-76, 5 vol. in-fol.); — à re'unir des matériaux pour l'histoire des églises du pays (H. F. van Heussen, Historia episcopatuum Fœderati Belgii... Antwerpire, 1755, 2 vol. in-fol.'; E. Benzelius, Moniimenta historien vetern Ecclesiœ Sueo-Gothicœ . UpsaLnc, 1704-19, 6 vol. in-4) ; — et à imprimer des (( Analecta » tirés des collections de manuscrits du pays. — Nous ne pouvons que renvoyer, pour toutes ces j)ublications, aux travaux des érudits (|ui en ont dressé la nomenclature ou qui les ont étudiées et jugées^.
368. — Quelques mots sur les études orientales sont nécessaires pour achever l'esquisse d'une histoire très générale des études historiques en Europe jusqu'à la fin de l'avant-dernier siècle^.
1. Autres Iravaux tlo van Heussen dans H. Pirennc, BihliograpJiic de F/iistoire de Iiel(jique, n° 851.
'2. Nomonclalurc j^éiiérale dans la Gesc/iic/ile der Inslorischen Forschmig iind Kiin.sl de L. ^Vac•llIer (§517). — Nomenclatures particulières pour la Belgique (Lahaye, Francottc et De Potter, Bibliographie de Vldsloire de la Belgique. Uii^c, 1886, p. 50-8G); la Bohème (Zibrt, § 177); la Hongrie (Szinnyei, § 59), le Portugal (J. S. Rib(;iro, Ilisloria dos estabelecimetitos scienti ficos , liiierarios e arlislicos de Portugal nos successivos rciuados do Moiiarchia, 1. I et 11 (Lisl)oa. 1871-72); la 'Pologne (L. Finkel, § 205); la Suède (G. G. AVarmlioltz, § 11)8).
5. J. Darmestcter, U orientalisme en France, dans Essais orientaux (Paris, 1885); et Th. Benfey, Geschichte der Sprachwissenschaft und orientalisclien Philologie in Deutschland (Miinchen, 1809), p. 205-512.
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Au siècle de Louis XIV, le cercle des études orientales était encore restreint à la vieille encyclopédie sémitique (hébreu, syriaque, arabe), et à quchjues langues vivyntes (turc, persan, chinois, etc.) qu'on apprenait jtour les pratiquer et qui n'étaient nuère connues que des droiiuians et des missionnaires. Les orientalistes typiques de ce premier âge sont Thomas Hyde, d'Herbelot et Galland, très savants hommes, <|ui savaient beaucoup d'idiomes, mais nullement philologues, et tort inexpérimentés en criticjue. Le chef-d'œuvre de Thomas Hyde (7 1705), c'est sa Veterum Persorum religionis historia (Oxford, 1700), « tableau systématique de la religion des anciens Perses et des Mèdes, dressé en combinant les données des classiques gréco-latins avec celles des historiens musulmans et quelques textes persans modernes d. D'Herbelot (7 16î>0) essaya de condenser tout ce que l'on savait de son tem])s sur l'Orient dans sa Bibliothèque orientale ou Dictionnaire universel contenant généralement tout ce qui regarde la connaissance des peuples de iOrient... (Paris, 1697, in-fol.), qui fut publiée par les soins de son collaborateur A. Gnlland (7 1715), le traducteur des (( Mille et une Nuits )•. — Seul, le terrain sémitique était alors cultivé depuis assez longtemps et par assez de gens de tous les pays et de toutes les confessions, juifs, protestants et catholiques, pour que l'apparition d'un grand criticjue n'y fût pas improbable. Ce grand critique, également versé dans l'ancienne littérature hébraïque et dans celle du Tahuud, a été Richard Simon, (jui, comme nous l'avons vu, demeura un isolé et n'eut point de successeurs immédiats.
Au xviii'^ siècle, les études sémitiques conservèrent leur primauté traditionnelle, notamment avec l'école hollandaise d'Albert Schul- Icns (7 1750), le véritable précurseur des philologues de nos jours. Mais des mondes nouveaux furent révélés à la curiosité scientilique, la Perse ancienne, l'Inde ancienne, la Chine ancienne. — De la Perse ancienne, Thomas Hyde lui-même n'avait su que ce qu'en conte Hérodote et ce qu'en savaient les musulmans, c'est-à-dire très peu de chose: il lui avait man(iué la connaissance des livres sacrés de la religion de Zoroastre et de la langue dans laquelle ces livres sont rédigés. Or Aniiuetil-Duperron raj)porta à Paris, en mars 1762, (( cent (jualre-vingts manuscrits zends, pehlvis, persans et sanscrits »
qu'il avait recueillis pendant un séjour de j)lusieurs années à Surate, où il s'était mis à l'école des Parsis, pour s'initier à la langue et aux traditions de ces derniers sectateurs de Zoroastre. 11 publia, dix ans après, sa traduction du Zend-Avesla (Paris, 1771), qui fut d'abord considéré connme un ouvrage apocrypbe. C'est avec l'aide du glos saire pehlvi d'Anquetil que Silvestre de Sacy déchiiïra, en 1795, les inscriptions des rois Sassanides. Telles sont les origines de la philologie iranienne*. — Quant à l'Inde ancienne, les contemporains de Bayle et de Voltaire en étaient encore à peu près réduits à ce que leur en pouvaient apprendre Strabon, Pline et les historiens d'Alexandre. « On ferait une bibliotlièque des livres publiés sur l'Inde avant 1 789 : relations de voyages, mémoires et lettres de missionnaires, pièces diplomatiques, récits d'aventures et de guerre, descriptions du pays, jusqu'à des annales et des livres d'histoire composés soit par des Européens, soit par des indigènes. Mais, de cette masse, si l'on écarte ce qui est document contemporain, tout le reste, à peu d'exceptions près, ne présente qu'une abondance stérile. L'intelligence même du présent y est souvent faussée, parce qu'il y manque celle du passé, et ce passé restait impéne'trable, parce que la clé qui, seule, pouvait l'ouvrir, la connaissance de l'ancienne langue, faisait défaut-. » Mais la conquête de l'Inde eut pour conséquence l'initiation au sanscrit de plusieurs savants anglais : William Jones, Wilkins, Colebrooke, etc. William Jones, le premier président de la célèbre Société asiatique de Calcutta (fondée le j 5 janvier 1784), fit paraître en 1789 une traduction de Çakimtaîà, a drame indien », qui excita en Europe une admiration aussi vive que peu éclairée. Les premières traductions, venues de Calcutta, mirent tout d'un coup l'Inde à la mode : « Quand parurent successivement la Bhngavadyîtâ de Wilkins (1785), le premier Européen peut-être qui ait vraiment su le sanscrit, la ÇakuntalA (1789) et le « Code des lois de Manu » (1794- 1796) de Jones lui-même, on eut comme le sentiment de tenir enfin r (( ouvre-toi. Sésame », qui ferait pénétrer dans un vieux monde
1. J. Darmoslctcr, Essais orientaux, p. 6-25. Cf. E. Kuhn, Gcschiditc dcr iranisclicn Philologie, au t. l*' du Grundriss der iranischen P/iilologic (on préparation .
'2. A. Bartli. dans le Journal des Savants, 1900, p. 117.
LE XVI p ET LE XVIII'' SIECLES. 07,1
enchaiité, ])leiii de mystères et de révélations sur les premiers
temps L'indianisme était fondé *)). Toutefois c'est au xix<^ siècle
seulement que l'indianisme est devenu une des grandes disciplines de l'orientalisme européen et prit la forme scientifique : An(juetil- Duperron publiait encore, en 1801, sa traduction des Upanishad.s, non d'après l'original, mais d'après une version persane. — L'histoire ancienne de la Chine a été ouverte au xviii'' siècle par deux missionnaires français, le P. Prémare (7 vers \17}o), grammairien, et le P. Gaubil (7 1759\ le traducteur du Chou-King, « deux noms qui mériteraient de trouver place dans la liste des créateurs, si les préoccupations étrangères et souvent étranges qui se mêlaient à leurs travaux scientifiques n'en avaient voilé la valeur véritable au public comme à eux-mêmes ))-.
De grandes civilisations antiques sont restées, d'ailleurs, fermées d'un triple sceau pour tous les Européens du xviii*^ siècle sans exception. La pierre de Rosette n'a été découverte qu'en août 1791), et, quoique le P. Kircher (7 ifiSO), jésuite autrichien, eut déjà prétendu lire les inscriptions des obélisques de Rome, on était si peu au courant des choses de l'Egypte ancienne ({ue M. de Guignes (-j- 1795), membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, sinologue, expli(|uait les hiéroglyphes par le chinois. Ninive et Babylone avaient dis[)aru tout entières suivant la parole du Prophète. Des ambassadeurs et des voyageurs avaient déposé à la Bibliothèque du roi, à Paris, et dans d'autres bibliothèques d'Europe, des manuscrits mongols, thibétains, piilis, etc. ; mais ils passaient pour indéchiffrables, et personne n'y touchait.
I. A. IJailli, /. 6-., j). 119. Cr. E. Kulin, Geschichlc dcr indo-arischm Philologie uiul Allerl/nnnshioidr, au t. I""^ du Gnindriss der indo-arischen P/tiloloqir und AUerthuvmhunde, en préparation.
'2. J. Darmcsletcr, Essais orientaux, p. 100.