Ib., IV, pp
5. Société calliolique. Voir G. do Grandmaisoiij La Sociélé d'histoire confein ■ pot-aine, dans Congrès bibliograj/tiiqne tenu à Paris du 15 au 16 avril 1898, sous les auspices de la Société bibliograp/nque, II, pp. 314-21.
4. Bibliographie des travaux historiques et archéologirjues,l\,\)\). 26I-30î>.
5. Le Coinilc de ccUc Société se propose de publier, dans une (lolleclion d'ensemble, des documents conservés, soit dans les bibliothèques publiques ou privées de notre pays, soit au.x archives du Vatican, soit dans les dépôts étrangers. Celtr publication aura lieu en séries : 1" Documents ecclésiastiques : documents poiiliiicaux, nonciatures, assemblées du Clergé, universités, etc. — /- 2" Docu)neiil< administratifs : lettres, mandements et instructions des rois, ambassades, corrc;;- |)ondance administrative, registres des municipalités. — 3" Documents jud iciaires : Parlements et juridictions inférieures, officialités, inquisition, — 4» Docunwnts non catholiques. — 5" Documents privés. — Le t. P"" [Mémoires des évéques de France sur la conduite à tenir à légard des liéfonnés, 1698, p. p. .1. Lcmoine) est daté de 1903.
La ^Société de.'i anciens textes français (1875)'; la "Société pour V étude des tangues romanes (1869), la seule Société du genre dt' celles dont il est question ici (jui ait son siège en province (Montpellier); la ^Société d'histoire littéraire de la France {i^do); la ^Société de l'histoire du Théâtre (1902);
La 'Société de l'histoire de l'Art français (1872)-; la * Société des Bibiiophiles français { 1 820) ; la Société des Collectionneurs (ie.c-libris et de reliures historicjues (189Ô);
La Sabretache (1890), qui a pour objet V « étude de l'histoire militaire nationale et le développement du Musée historique de l'armée » ;
La Société française d'histoire de la Médecine (1902);
La Société française de Numismatique et dWrchéologie (1865);
Le Conseil héraldique de France ('r887);
Lii Société des études juives (1880), pour a l'étude de l'histoire il de la littérature des Juifs, particulièrement en France » ;
La Société d'études italiennes (1894); la Société des études russes (1899).
On commence à établir, en France comme ailleurs, des Sociétés .'Ur l'étude scientifique de tel ou tel personnage célèbre <( et de son t' mps ■) : Société des études rabelaisiennes ([90ù).
On doit remarquer que la plupart des grandes Sociétés qui publient des Bibliothèques de documents et de monographies ont été fondées depuis 1870.
B. — 11 existe, à Paris même, d'importantes Sociétés d'histoire locale, dont îa |)rincipale est la 'Société de Ihisloire de Paris et de r Ile-de-France (1874)"'. Il y en a dans tous les départements sans
eption : ajoutons qu'elles sont plutôt plus nombreuses et plus
!. J. Bédier, La Société fies anciens textes français, dans la Revue des
».:c Mondes, 1894, I. p. 900. Cf. G. Paris, dans Ut Journal des Savants, 1880.
J. Ii'ibtio(jraphie des travaux historiques et archéologiques, IV, pp. 19i-224.
"». ll)id., IV, pp. 248-201. — Il y en a beaucoup d'autres; plusieurs arrondissemenls de Paris ont leur Société dhistoirc locale : Société des Amis des Monuments parixiens, 1884; La Montagne Sainte-Geneviève. 189.'>; Société historique du Vb arrondissement, 1898; Société historique et archéologique du Vllh arrondissement 1899.; Société historique et archéologique du faubourg Saint-Antoine (1899); Société historique d'Auteuil et de Passy (1892);
Société d'histoire et d'archéottigie du W'IIl^ arrondissenfiif 1880) ; cic. I
y a mémo eu. à Paris, une Société du lierry de 1850 à 1807.
r.SO LES ÉTUDES HISTORIQUES AU XIX- SIÈCLE.
actives dans le Nord, l"Kst, l'Ouest et le Sud-Ouest que dans le Centre et la vallée du l\hône'.
Historiquement, on peut distinguer plusieurs groupes dans la liste des Sociétés historiques et archéologiques de [)rovinee. — 11 en est qui continuent d'anciennes « Académies » du xviT' ou du xvui*^ siècle, comme V Académie de Marseille, Wicadémiede Dijon., V^ Académie de Besançon, V* Académie d'Arras, ï Académie delpliinale de Grenoble, V Académie de Stanislas à Nancy, la Société d émulât ion de IWin, etc. — Puis viennent quelcjues fondations du temps de la Révolution et de rfc]mpire : * Société académùjue de CAuhe (1798) à Troyes, Académie dWix (1807), * Société Jibre de VEure (1798) à Kvreux, la * Société littéraire, historique et archéologique de Lyon (1807), la Société d'émulation de Candn-ai (1804), etc. — Les fondations contemporaines de la Restauration et du Gouvernement de Juillet sont très nombreuses : la Société des Antiquaires de Normandie, précitée, en est le ty])e; plusieurs Sociétés se son! formées, par la suite, à l'image de celle-ci, en hii empruntant jusqu'à son nom : Société des Antiquaires de la Morinie (1855) ;• Saint-Omer, Société des Antiquaires de C Ouest (1855) à Poitiers,
* Société des Antiquaires de Picardie (1856) à Amiens, Société des Antiquaires du Centre (18()7) à liourges. Citons encore les « Sociétés archéologifpies », du type de la "Société archéologique de Montpellier (1855), de la Société arcJiéologique de Rambouillet (1856), de la Société historique et archéologique de Langres (1856), et de la * Société archéologique de Touraine (1840) :
* Société arcJiéologique de Sens (1844), * Société archéologique dUle-et'Vilaine (1844) ; * Société archéologique et historique de la Charente (1844), * Société d'histoire et d' archéologie de Chalon-sur- Saône (1844); * Société archéologique et historique du Limousin (1845), " Société archéologique de Soissons (1846), 'Société historique et archéologique de l'Orléanais (1848), ' Société d'archéologie lorraine (1848). A (|uoi il faut ajouter encore d'autres Sociétés très actives, comme V* Académie nationale de Reims (1841), la Société éduenne (1856) et la * Société des sciences historiqnes de
1. Sur la répnrlilion p^(''();rraj)l)iquc des Soî'iclés savantes en l'iamc, voir quchni! ^ (•(»iisi(j;'rali()iis daiH le iiiilletin dr la Soririr d'/iisloirr firtrlrnic, n' i.
l' Vomie (1847). — Pondant le Second Em[)ire, le mouvement se iMlenlit un [)eu; mais les Sociétés ({ui lurent alors créées se sont |tlacées nettement au premier rang : au lieu de disperser leurs efforts et leurs ressources, elles les ont systématiquement employés à former de très belles Collections de documents relatifs à l'histoire régionale. Telles sont \d' Société des Archires historiques de la Gironde (1858), avec ses filiales * Soc iV/er/es Archives /listoriques du Poitou (1871); ' Société des Archives historiques de la Saintonge et de IWuniSy { 1874)'!; la 'Société de l'histoire de Normandie (1869), qui a fait jtour l'histoire de cette jirovince ce que la Société de l'histoire de France fait pour l'histoire de France; et la "Société historique de Gascogne, qui est née la même année du Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch (1859)'. — Il est juste de mentionner aussi la ' Société niveimaise des lettres , sciences et flr/s(1851) et 'La Diana, Soc'iété historique et archéologique du Forez (1862)^
La France paraît aujourd'hui saturée de Sociétés savantes locales. Il n'en naît plus guère qu'à Paris. En province, les dernières en date sont des Comités diocésains d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse, établis, sur le modèle de celui de Piourges (1866), à Valence (1880), Dijon (188!2), etc.^
Les publications de toutes ces Sociétés, dont aucune bibliothèque ne possède l'ensemble au complet^, forment plusieurs milliers de volumes. Il suffit de parcourir le Répertoire si commode de M. de Lasteyrie pour se convaincre ({u*il s'y trouve du fatras en abondance, mais aussi des choses très précieuses. La matière n'a pas manqué à
1. Voir A. Dreuils, Ln Société des arcltives historiques de la Gascogne, dans la licvue des questions /listoriques, avril 189G.
ti. Et los « Sociétés de l)iijlio|)liil('s », dont la première a été celle des Bibliojdiiles normands (1865): Société des Bibliophites de Guyenne (186G); Société des lii/flio/f/iiles du fiéarn (1870 . Voir, sur la Société des bibliophiles lyonnais et SCS publications, le Bulletin du bibliophile, 1900, p. 553.
5. La Biblioqrapliie des travaux /listoriques et arc/iéologiques rournit dès à présent la liste complète des publications de toutes les Sociétés nommées dans ce parag:raphe B, à l'exception des Sociétés dont le siège est dans un département compris, suivant l'ordre alplial>éfir(ue, entre la Seine-et-Oise et l'Yonne.
4. Les Colleclioiis de la Bibliotliéque nationale et de la Bibliothèque de la Sorbunne passent [lour élrc moins incomplètes que les autres.
raulcur (l'un récent discours « Sur ce que les Sociétés des départements ont fait depuis un demi-siècle pour l'Histoire nationale, particulièrement pour la mise au jour et en œuvre des pièces originales, correspondances })oliti(|ues, dépêches diplomati([ues, etc., conservées dans les bibliothè(iues des villes ou les archives locales. » ^
383. — Dans l'historique de la participation des établissemenls d'enseignement supérieur, en France, à la production scienti(i(|u:^ (Sciences historiipies et philologiijues), il faut distinguer deux périodes : jusque vers la fin du Second l']m|)ire, et depuis.
Pendant la première période, les nombreux établissements d'enseignement supérieur (jue divers régimes avaient légués à la France (« Collège de France » de l'Ancien Régime, « Ecoles » spéciales v\ {( Facultés » de la Révolution et de l'Fmpire) n'ont pas contribué, par des publications qui leur fussent propres, au progrès des Sciences historiques et philologiques. Ce n'étaient pas non plus, à l'exception de l'Ecole des chartes, des lieux d'aj)prentissage pour les futurs érudils. On n'y apprenait pas à travailler. Leur |)rincipale fonction était d'initier un public mélangé — le « grand public » — aux résultats de la science (Collège de France, Facultés) ou de perfeclionner la culture générale et professionnelle de (|uel(|ues jeunes gens choisis (Ecole normale supérieure). Bref, les établissements d'enseignement supérieur étaient des mécanismes combinés, non |)our la recherche et la découverte, mais pour la dillusion, sinon pour la vulgarisation des connaissances. Tout a été dit sur les inconvénients, comme sur les avantages, de cette conception, qui n'est fausse (pie parce qu'elle est incomplète^. H va, du reste, de soi que, en dé[)it du système en vigueur, les hommes éiuinents qui ont occupé des chaires d'enseignement supérieur, en France, pendant les soixante premières années du xix*^ siècle, n'ont pas laissé de produire individuellement des œuvres remarquables : « Que détalent, (|ue d'espril,
I. M. Danuonaull <le Puchosse, dans VAniiudire-Bullelin de la Sociélé (ht l'/iisloirr de France, 1898, )) 95 et siiiv.
"l. L. lÀiu'd, L'Enseignement fiupéneiir en France, 1789-1895 (Paris, 1888-9i,» •2 vol.). Cf. nos Questions d'histoire et d'enseignement (Paris, 1902).
(jiic d'efforts, parfois que de science, jîaspillés avec cette parole qui dans les cours publics' charme un instant l'auditeur et se dissipe. Heureux (juand les leçons se condensent en queltp e livre remarquable connue V Histoire de la civilisation en France de M. Guizot. .•I Paris, comme la Cité anti(jue de Fustel de Coulantes à Strasb(»urf][, comme les Empereurs romains de M. Zeller à Aix, comme les Moralistes sous l'Empire romain de M. Martha à Douai. ' » M. Victor Le Clerc, doyen de la Faculté des lettres de Paris de 185^ à l!SOo, a exécuté, comme membre de l'Académie des Inscriptions (l Belles-Lettres et rédacteur de Vllistoire littérairey des « travaux de bénédictin ».
De fortes individualités scientifiques se sont toujours développées dans n'importe quelles conditions ; mais il ne s'ensuit nullement que les conditions extérieures soient indillérentes : on aurait fait alors en France plus de recherches originales qu'on n'en fit si une conception plus large de la raison d'être et des lins de l'enseignement supérieur avait dt'jà j)révalu. La preuve, c'est que l'École des chartes, fondée en 18'2I, « pour ranimer un genre d'études indispensable à la gloire de la France et fournir à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres tous les moyens nécessaires à l'avancement des travaux conflés à ses soins », réussit, quoi(jue son recrutement iùt for( inférieur à celui de l'Fcole normale, à maintenir les éludes spéciales qui étaient l'objet de son activité — l'histoire du moyen âge, particulièrement en France, — à un niveau très honorable, tandis que toutes les autres branches de l'érudition historique et philologi(jue périclitaient. L'Ecole des chartes, organisée comme un atelier pour les apprentis-médiévistes, a fourni pendant cinquante ans des ouvriers (jui ont travaillé utilement de leur métier, tandis que, dans d'autres domaines, on piétinait sur place-. Avant 18TU, l'École bistoricpie l'rançaise était surtout, à cause de l'École des chartes, représentée par des médié- ^istes. Elle l'était aussi [)ar des hellénistes, à cause de l'Ecole