‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 116 sur 186 · L. Liard, o. c, II, p · texte numérisé non relu

L. Liard, o. c, II, p

2. L'organisât ion de 1 École des chartes, qui est un insliUil où tout est combiné en vue d'une préparation technique à «les recherches délinies. a été louée, en connaissance de cause, par M. v. Sickel Uibtiothèqiie de l'Ecole des c/iartes, 1890. I'. 87\ et, comme nous le verrons plus loin, imitée à l'étranger.

d'Athènes. Ce dernier établissement date de 184G. 11 eut ravantag!' d'olïrir à des hommes très distingués, anciens élèves de l'Ecole normale supérieure, l'occasion, qui leur aurait peut-être man(|ué comme à tant d'autres, d'entrer en contact direct avec les documents et de prendre goût à l'investigation. Dès l'origine de l'École d'Athènes, il s'y })roduisit, à coté d' « un courant de littérature et d'ostentation », un autre d' « érudition tenace et laborieuse ))'.

Ce que M. Guizot avait voulu faire au commencement du règne de Louis-Philippe pour l'organisation des Sociétés savantes, M. Duruy l'entreprit, dès la un du Second Em})ire, pour la régénération scientifique de l'Enseignement supérieur. Mais il ne songea pas à transformer ce qui existait : Collège de France, Facultés, Ecoles ; il approuvait, en effet, l'idée presque universellement acceptée de son temps d'une distinction fondamentale entre l'enseignement et la recherche, entre les établissements oîi la science se fait et ceux oîi elle s'enseigne. En conséquence, il conserva les Facultés à l'ancienne manière, en leur assignant seulement un but nouveau : « Mettre l'auditeur en possession des méthodes... » ; mais, pour encourager les recherches, il créa, en I8G8, une institution nouvelle, V c École pratique des Hautes Etudes », à la Sorbonne, dont une des Sections porte le nom de Section historique et philologique. « Pouvait en faire partie quiconque avait un nom dans la science et voulait former des

savants Nul programme; nul grade à l'entrée; mais une liberté

entière pour les maîtres et les élèves ))^.

La seconde période de l'histoire de l'Enseignement supérieur en France au xix^ siècle, commence avec la Troisième Hépublicjue. Avec un zèle et une générosité qui leur fait le plus grand honneur, les gouvernements successifs de la Troisième Républi(jue ont cherché à favoriser en France une renaissance scientifique par l'enseignement supérieur en s'inspirant de l'exemple des pays étrangers, notamment de l'Allemagne. Un des hommes qui ont le plus contri-

1. G. Radot, L'histoire cl l'œuvre de l'Ecole française d'Athènes (Paris, 1901, in-8), p. 130. — G. Radel a donné là la bibliographie des ouvrages composés par les Athéniens de la première période qui s'engagèrent dans la voie inaugurée par MM. Beulc et lleuzcv.

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