‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 123 sur 186 · Journal des Savants. 1888, p. l · texte numérisé non relu

Journal des Savants. 1888, p. l

'J. Ihiil.

r)2 LES ÉTUDES IIISTOIIIQUES AU XIX" SIÈCLE.

travaux accomplis en vue du Corpus ont rendue possible. La « Commission fur die romische Prosopographie » a publié, en 1897, les tomes I (Klel)s) et II (Dessau) de ce Recueil; le tome IV et dernier est sous presse. L'Introduction au tome P"" de la « Prosopographie » est intéressante en ce qu'elle fait connaître les intentions de l'Académie. L'Académie n'estime pas qu'elle ait rempli tout son devoir en engrangeant des moissons de textes dans ses Recueils tels que le C. I. L. ; elle estime qu'il lui appartient aussi de montrer comment il faut en tirer parti : « Id jam nobis videmur adseculi esse, ut post messem in horreis conditam manus admoveri possent ad messorum opéras secutorias.... Ei desiderio quamquam aliquatenus provisum est indicibus, quos singulis Corporum nostrorum partibus addi jussimus', ne sic quidem eo perventum est, quo perveniri et potest et

débet Ad linem eum pervenietur cura virorum doctorum qui sunt

eruntque, non Academiœ nostrœ. Sed adjuvari posse studia lia3c judicavimus specimine ejus generis aliquo proposito, et sele'gimus qua) jam prodit notitiam hominum notabilium qui vixerunt ab imperatore Augusto ad imperatorem Diocletianum. » La Prosopographie de l'Empire romain pendant les trois premiers siècles de notre ère a été dressée ici, non seulement d'après les données fournies par le C. I. L., mais d'après celles que fournissent les auteurs, les documents numismatiques et les papyrus. — Après la Prosopographie, l'Académie compte publier, d'après la même méthode, un Index rei militaru Imperïi liomani.

11 existe encore deux autres Commissions pour des travaux qui intéressent exclusivement l'antiquité romaine : la « Eronto-Commission )) pour la publication des œuvres de M. Cornélius Eronto; et la (( Commission iïïr die Herausgabe des Tlieodosianus Codex ». — La Savigny-Stiftung, placée sous l'autorité de l'Académie, a, en outre, commencé la publication d'un Vocahulariinn jurisprudentiœ Romance-.

1. Bonne description des Indices du (.. I. L. dans l'opuscule cilé de p. Wallzing.

2. On doit à la Savigny-Sliflunf,'- des publications d'un autre ordre, comme les Gesetze der Angelsachsen (F, Liebcrmann), les Acta Nationis Germanie:» Univ. liononicnsis, et la célèbre revue d'iiistoire du droit (romain et germanique),

Antiquités guixqlk et romaine. — L'Académie de lîerlin a, depuis loiîiitemps, l'anibilion de donner à la science, en pendant à snii C. (. G. et à son G. I. L., un grand Corpus rmmmorum ^rré(oroniain. IVnir commencer, elle accorda, en IS88, à M. Indiool-HIumer (Winterthurj une certaine somme pour la jjublication d'une description générale des monnaies de la Grèce se()lentrionale. L(> t. I*"', préparé par P). Pick, est intitulé : Die anliken Miuizen Nonl- (h'iecliejilmuls. 1. Die antiken Munzen von Dacien und Moeai^n (1899)'. Depuis, des négociations ont été engagées pour provoquer la coopération au lutur Corpus nummorum d'autres Gompagnies savantes telles que l'Académie de Vienne (ci-dessous, p. -458) et rA>sociation internationale des Aca'démies (§ -498).

Moyen a(;e et temps modernes. — En dehors de sa parlici[)ation au\ travaux de la Société des Monumenta Germaniœ historica, l'Académie de Berlin contribue positivement aux études relatives .à l'histoire nationale par trois entreprises importantes. — G'était un |)rojet fort ancien de la Gompagnie de procurer un Wôrterbuch (1er deutsc/ieii Ileclilssprac/ie, qui n'avait jamais pu être sérieuscnK'ut considéré, faute de fonds, lorsque la Fondation AVentzel (1 r)00 000 m., 1894) a permis de le réaliser. La « Gommission » instituée à cet effet en 1890 n'a pas encore terminé les recherches préparatoires. — Il a été (juestion plus haut de la « Gommission fin* die politische Gorrespondcnz l'riedrichs des Grossen » (1874), qui puldie : 1'^ la Gorrespundance politique de Frédéric 11 ('25 vol., jus(|u*à 1705); 2" les Preussiscfte Sfaatsschriftea nus (1er llegierungszeit Kônig Friedrichs II (3 vol.). — L'entreprise des Acta Bui'ussica, qui intéresse aussi l'histoire administrative et économique de Prusse, surtout au xvin" siècle, est intimement liée à la précédente : la première série est consacrée à l'histoire administrative; la 2^ à celle de l'industrie de la soie; la 3'' à celle du commerce des grains, et commence par un exposé général de la politique relative à ce commerce dans les divers États euro[)éens

Zril.tr/irift drr Sarifjny-Slipuiifj fur lirchlsf/rsrhirhte (lt.|iuis 1880). En 1001, une subvention a été accordée sur la Eondalion Savijrnv aux Ilrs. Borcliliiig cl J. (iicrkc pour réviser les mss. des Deutsche Roclitsbficlier du niovcn âge. 1. Cf. Journal des Savants, 1899, p. 414.

du xiii^ au xvm*^ siècle ' . — Les Forschunyen zur brandenburgiscJien rind prcusaischen Geschichte, auparavant [)nbliés par le Ministère (les Cultes, sont, depuis 1S1)8, l'organe périodique des Commissions académi(jiies dont l'histoire de Prusse est le domaine.

Happelons enfin la participation de l'Académie aux travaux de la « lAither Commission » (pour la publication des Œuvres de Luther), depuis 1885; son édition d'Ihn-Saad; et son édition des Œuvres de K:)nt, comniencée en 1895.

On a laissé de côté, dans l'énumération qui précède, les entreprises scientifiques que l'Académie de Berlin poursuit en commun avec d'autres corps savants (§ 401), et, naturellement, toutes celles que r Académie a encouragées ou récompensées par des subventions sans en prendre directement la responsabilité ^ On trouvera la liste de ces dernières, jusqu'en 1900, dans le livre de M. Harnack. — Quant aux .irticles publiés dans les Mémoires et les Comptes rendus de l'Acadéiuie depuis sa fondation, 0. Kohnke en a dressé une table {Gesammtregister uber die in den Schriften der Akademie von ! 700-1 899 erschienenen ivissenschaftlichen Abhandlungen und Festreden)y qui forme le tome 111 (1900) dudit ouvrage.

397. — L'Académie des Sciences de Vienne ne date que du milieu (lu XIX'- siècle"'. En 1846, plusieurs savants viennois se groupèrent en une Société académi(|ue divisée en deux classes : Matliématiques et Sciences naturelles. Histoire^ et Philologie. Cette Société fut érigée en Académie impériale le 14 mai 1847.

Les premiers volumes des Silzungsberichte et des Denkschriften de la Classe historico-philologique de l'Académie de Vienne (135 et

1. Dernier étaf des travaux dans les Si/ziaigshrrichfc. 100."). p. 99.

"i. I*ar exemple la Colleclion des Denkmalcr der deulschcn Kulturgeschichtc. I, Deutsclie Pvivalbriefe des Millelallers (p. p. G. Slcinliausen, « mil Unleihliitzung der k. preuss. Akademie der Wisscnscliartcn »). CI'. Zeitsckrift fur '(uUurgefichichfc, V, p|). 459-50.

5. A. 11 liber, Geschichle der Grilndung iind der \Y irksaniheit der h. A fiademie der Wissensehaftoi (Wien, 1897).

4. I/C baron liiigcl, un des l'ondaleurs, fit observer que le Gouvernement s'offusquerait probablement du mot Geschichle (Histoire). Ce mot suspect l'ut remplacé par l'expression a Kecherclies historiques » [Geschichlsforschiwg).

AUKMAGNE. ALTUICHE ET SUIÎ>SE. 4%^

i't volumes, respectivement, en cinquante :ms), gardent la trace de lardeur extraordinaire des premiers membres de la Compagnie. IM-ojets de publications sans nombre. On peut consulter aussi, dq)uis l^<51, ÏAImanac/i de l'Académie, qui contient sa cbr-^nique annuelle et des comptes rendus officiels sur ses travaux. — Dans les j)iemiers temps, la Compagnie attacha une extrême importance à proposer et à distribuer des o prix )> ; mais elle se convainquit bientôt que ses ressources seraient mieux employe'es à subventionner des recherches, soit de ses propres membres, soit d'autres érudits, et, en conséquence, elle a supprimé tous les « prix » dont la perpétuité n'était pas imposée par des Fondat4ons spéciales'.

Dès le 24 novembre 1847, Chmel proj)osa à la Classe historicopbilologique la préparation d'une « Bibliotheca austriaca ;), d'une « Bibliotheca manuscriptorum », d'une Collection de Fontes rerum (i n air iac arum et d'un Atlas historique. Mais on résolut d'abord de bcn tenir à l'avant-dernière de ces entreprises. Il lut décidé, en décembre, que les Fonles (jusqu'à la mort de Maximilien I'"", en principe) seraient divisées en deux Sections : Scriptores, Diplomataria et ActUy et en cinq groupes (Au^triacarum, Bohemicarum, Ihinfjarîcainm, Polonicarum, llalicarum). En l'ait il n'a été public'' (ju'un seul grou[)e, en deux Sections. Cinquante ans plus tard, la Collection des Fontes rerum mislriacarum, publiée par l' « llistorische Commission o de l'Académie de Vienne, se composait de >< vol. (in-8) de Scriptores et de 40 vol. (in-8) de Diplomataria et Actdy qui contiennent surtout des documents du moyen âge rclatils à des monastères autrichiens, mais où l'on a fait entrer aussi des recueils de lettres et de papiers d'État, quelques-uns postérieurs à ht mort de Maximilien V^, comme les Relations des ambassadeurs vénitiens en Allemagne pendant les trois derniers siècles (le fonds (\v^ Dispiicci (il Gerniania aux Archives de Venise), les pièces diploniati(|ues pour l'histoire du Congrès de Soissons de 1729 à MT)"! (t. xxxii et xxxviii) et les sources de l'histoire de l'Autriche pendant la llévolution française [Quellen zur Gescliichte iler I*olitilc OEslerreichs ivdhrend (1er franzôsischen Revolutions-Kriege, 1795-97)^.

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